lundi 4 août 2008
Ho Chi Minh City (Saigon)
Donc samedi 17 au petit matin, nous nous retrouvons les yeux à peine écarquillés au budget Terminal de Singapour pour embarquer à Saigon. C’est un peu moins loin qu’Hanoi heureusement. Nous partons avec quelques a priori car nombreux sont ceux qui ont de loin préféré Hanoi. Mais Gaëtan nous a concocté un bon petit programme et je ne peux que lui faire une confiance aveugle après toutes ces découvertes extraordinaires. Il est juste un peu plus de 7h quand notre guide nous accueille. D’après lui ça ne sert à rien de tenter l’hôtel car la chambre ne sera pas prête et que de toutes manières c’est dans la mauvaise direction. Le programme commence donc immédiatement, c’est parti avec notre chauffeur en direction des tunnels de Cu Chi. Nous faisons un peu connaissance pendant le trajet. Quand nous arrivons, il n’y a encore personne, ce qui est bien plus agréable pour se mettre « dans le bain ». On nous montre d’abord un film de propagande sur la Guerre du Vietnam ainsi qu’une maquette explicative sur ces tunnels qui ont été creusés sur plus de 250km. Ils ne faisaient pas que s’y cacher. C’est incroyable comme ils étaient bien organisés : il y avait des pièces à 3, 6 et 10 mètres sous terre. Certaines servaient de salles de réunion, d’autres pour regrouper les armes, et il y en avait encore pour la cuisine et pour dormir. Un petit tunnel menait jusqu’à la rivière et sert d’échappatoire, mais pour cela il faut passer sous l’eau. La fumée était diminuée à l’aide de passage par plusieurs chambres afin de ne pas remonter droit vers le ciel et signaler la présence à l’ennemi. Le parc est conçu un peu comme un parc d’attractions, dans lequel on nous explique la fabrication de quelques spécialités vietnamiennes, les tissus, la fabrication de flip-flops avec d’anciens pneus de voitures ou camions… et on peut même s’engouffrer quelques mètres sous terre dans l’un de ces tunnels. C’est petit, étroit, sombre et humide. Il faut savoir qu’on a élargit ces tunnels pour que nous touristes occidentaux puissions y entrer. Je suis un guide dans l’un d’entre eux. Dedans il fait une chaleur étouffante, il illumine le chemin à l’aide d’une torche électrique qu’il balance sans cesse vers l’avant puis l’arrière. Une ambiance un peu morbide à vrai dire. Mais je me sens surtout un peu mal à l’aise à l’idée de « jouer les héros ». Tout au long de la visite, nous croisons un groupe d’espagnols avec leur guide local avec un accent andalou à s’y méprendre. Départ à présent pour le site de Tay Ninh, qui si j’ai bien compris, regroupe un temple de la religion Cao Dai et plusieurs monuments de toutes ses religions constituantes. Nous sommes juste à temps pour l’une des cinq prières religieuses de la journée. Les hommes et femmes ont des habits typiques spéciaux pour l’occasion. Chacun sa place selon son rang. Nous nous trouvons sur une balustrade avec des tas d’autres touristes à les observer. C’est un peu gênant à vrai dire que de les observer ainsi. Nous n’attendrons pas la fin pour partir nous restaurer dans le village avoisinant. Comme un peu partout en Asie, quand on se laisse conduire par nos guides, il nous emmène dans un restaurant typique pour touristes, où chauffeur et guide mangent dans une autre salle grâce au prix de notre repas. Des deux côtés deux couples méfiants ne touchent guère à leur nourriture. Nous nous en moquons gentiment car nous sommes maintenant habitués et ne craignons plus rien… ou presque ! Sur le retour vers Saigon, il est dur de lutter contre le sommeil pour regarder le paysage qui défile, mais nous sombrons tous les deux. Peu avant l’entrée de la ville, nous nous réveillons et profitons ainsi des quartiers extérieurs. Ca a l’air bien grand en comparaison avec Hanoi. Nous approchons du centre historique, le guide nous donne quelques repères avant de nous déposer à l’hôtel Majestic, un des bastions de la ville. On se retrouve dans un autre temps avec des majordomes aux gants blancs, un téléphone à l’ancienne dans la chambre et surtout les notes de vielles chansons françaises qui sortent de la radio allumée. Pas question de s’endormir, c’est tout de suite parti pour une petite ballade à la recherche d’un restaurant pour ce soir, et du marché. « The Temple » a l’air très bien, nous réservons une table pour quatre, puisque que Suzi et Marcel sont là eux-aussi. Nous devons être un peu lassés de ces marchés à touristes, nous n’avons vraiment plus la patience de nous faire harceler par les vendeurs et de regarder des souvenirs que nous retrouvons finalement un peu partout. Vite, vite fuyons ! Avant de les retrouver, nous profitons finalement quand même d’une petite sieste… Gaëtan avait proposé de prendre l’apéro sur le toit de l’hôtel, c’est ce que nous faisons avant ce très bon dîner. Malgré le coussin un peu dur, nous ne tardons pas à nous endormir, il ne nous reste que peu d’heures avant de retrouver notre guide le lendemain.
Au buffet du petit déjeuner, dimanche matin, je trouve tout un plat d’artichauts… miam miam, moi qui d’habitude ne prends pas de salé le matin, mais là c’est trop tentant ! Le guide et le chauffeur viennent nous prendre à 9h et c’est parti pour Cai Be, dans le Delta du Mekong. La route est un peu longue, nous faisons une halte à mi-chemin, dans un restau-boutique touristique à mi-chemin. Puis nous arrivons à un petit embarcadère, et grimpons sur l’une de ces barques typiques motorisées. L’eau ne donne franchement pas envie de chavirer, et le bruit du moteur va de paire avec la pollution qu’il dégage… Nous croisons des tas de barques qui sont en fait des habitations en même temps que des boutiques et entrepôts. Chacune est spécialisée et une fine branche verticale arbore le produit en vente. D’autres naviguent en transportant du gravier, du sable… et sont tellement lourdes que leurs rebords et presque au niveau de l’eau. Notre capitaine nous dépose avec le guide sur la terre ferme, et là nous entrons dans deux boutiques qui fabriquent et vendent des produits artisanaux. Nous assistons et participons notamment à la fabrication de galettes de riz, de bombons à la pâte de noix de coco, aux biscuits de noix et aux popcorns de riz. C’est très amusant, mais ma galette de riz est complètement ratée. A chaque endroit nous avons droit à une dégustation gratuite avant de choisir ce que nous allons ramener. Ensuite nous réembarquons et filons sur un petit canal, direction une maison du XVIIIème, plus précisément chez Kiet Tuan Tran. Le ciel commence à se couvrir, nous nous regardons d’un air un peu inquiet, mais faisons encore confiance à notre guide. La maison est magnifique, les meubles anciens en bois travaillé aussi. Il règne une odeur et une ambiance d’un autre temps, comme si les siècles n’avaient jamais atteint cet endroit magique. Cela me rappelle un petit palais dans les environs de St-Petersburg que j’avais visité avec mes parents. Nous nous promenons dans le jardin où poussent de magnifiques fruits exotiques, et profitons d’une délicieuse dégustation ensuite. Au moment de continuer notre route, il commence à pleuviner, et là j’aurais peut-être mieux fait d’écouter Gaëtan. Nous nous enfonçons de plus en plus dans ce canal, et au fur et à mesure la pluie se fait plus intense… jusqu’au moment où un terrible orage éclate. Alors que guide et conducteur semblent confiants, nous demandons de rebrousser chemin. Tant pis pour le déjeuner dans l’autre maison, nous préférons revenir à celle d’avant, en attendant que la tempête passe. Le déjeuner est délicieux: petits rouleaux, poisson-chat (un des meilleurs que nous n’ayons jamais goûtés), légumes, riz et fruits pour le dessert. Effectivement le temps s’améliore et il ne pleuvine qu’un tout petit peu quand nous repartons vers la voiture. Ouf ! De retour à Saigon, nous visitons l’Eglise catholique du temps de l’occupation française ainsi que la Poste, qui se trouve dans un bâtiment ancien. Après une petite sieste et une visite de la boutique en face de l’hôtel, nous avions réservé un traitement et massage du visage qui s’avèrent absolument nuls. De quoi vous mettre de la meilleure humeur qui soit pour le dîner. Nous partons à la recherche d’un restau, mais il a fermé, entrons dans un autre mais il ne nous convient pas… et terminons dans un troisième non loin de l’hôtel. C’est un peu raté, mais pour cela nous avions très bien mangé la veille. Bref, une bonne nuit de sommeil pour se reposer des émotions de la journée, le lendemain sera certainement plus calme.
Dimanche matin, nous nous levons à l’aube… moi, notamment motivée par les artichauts, que je ne retrouverai pas. Mais, pour cela, la vue depuis la terrasse est spécialement belle ce matin-là. Le programme de notre guide ne nous convient pas, il faut quand même se méfier car il tente de nous faire visiter que les endroits gratuits. Alors que le Palais de la Réunification et le Musée de la Guerre valent certainement le détour. Nous commençons par le premier, rien n’a bougé depuis quelques décennies c’est le goût et la décoration de l’époque, alors que ce palais est toujours utilisé pour certaines manifestations et accueils de personnalités étrangères. Le Musée de la Guerre était en reconstruction, une partie de l’exposition se trouvait dans les jardins. Plusieurs classes d’élèves faisaient la visite, quelques militaires se trouvaient là également. Ce que nous voyons est surtout constitué de photos, et même s’il faut avoir un regard quelque peu critique par rapport à la propagande, on ne peut s’empêcher d’être bouleversé par ces images marquantes. Nous regrettons tous les deux de ne pas avoir d’avantage étudié l’histoire de ce pays à l’école. Comme il nous reste encore du temps, nous demandons au guide de nous emmener encore dans un temple puis sur un marché, où nous trouvons un petit cadeau pour le garçon qu’Yves et Aldina viennent d’avoir. Puis comme à Hanoi, nous nous faisons déposer trois heures à l’avance à l’aéroport. Nous traînons un peu dans les magasins, et dépensons nos derniers dôngs en friandises à ramener à la maison. Le soir nous dégustons quelques bons sushis devant un film. Rash, notre voisin indien, nous appelle, mais nous n’avons aucune envie de pointer le nez dehors, ce sera pour une autre fois.
Au buffet du petit déjeuner, dimanche matin, je trouve tout un plat d’artichauts… miam miam, moi qui d’habitude ne prends pas de salé le matin, mais là c’est trop tentant ! Le guide et le chauffeur viennent nous prendre à 9h et c’est parti pour Cai Be, dans le Delta du Mekong. La route est un peu longue, nous faisons une halte à mi-chemin, dans un restau-boutique touristique à mi-chemin. Puis nous arrivons à un petit embarcadère, et grimpons sur l’une de ces barques typiques motorisées. L’eau ne donne franchement pas envie de chavirer, et le bruit du moteur va de paire avec la pollution qu’il dégage… Nous croisons des tas de barques qui sont en fait des habitations en même temps que des boutiques et entrepôts. Chacune est spécialisée et une fine branche verticale arbore le produit en vente. D’autres naviguent en transportant du gravier, du sable… et sont tellement lourdes que leurs rebords et presque au niveau de l’eau. Notre capitaine nous dépose avec le guide sur la terre ferme, et là nous entrons dans deux boutiques qui fabriquent et vendent des produits artisanaux. Nous assistons et participons notamment à la fabrication de galettes de riz, de bombons à la pâte de noix de coco, aux biscuits de noix et aux popcorns de riz. C’est très amusant, mais ma galette de riz est complètement ratée. A chaque endroit nous avons droit à une dégustation gratuite avant de choisir ce que nous allons ramener. Ensuite nous réembarquons et filons sur un petit canal, direction une maison du XVIIIème, plus précisément chez Kiet Tuan Tran. Le ciel commence à se couvrir, nous nous regardons d’un air un peu inquiet, mais faisons encore confiance à notre guide. La maison est magnifique, les meubles anciens en bois travaillé aussi. Il règne une odeur et une ambiance d’un autre temps, comme si les siècles n’avaient jamais atteint cet endroit magique. Cela me rappelle un petit palais dans les environs de St-Petersburg que j’avais visité avec mes parents. Nous nous promenons dans le jardin où poussent de magnifiques fruits exotiques, et profitons d’une délicieuse dégustation ensuite. Au moment de continuer notre route, il commence à pleuviner, et là j’aurais peut-être mieux fait d’écouter Gaëtan. Nous nous enfonçons de plus en plus dans ce canal, et au fur et à mesure la pluie se fait plus intense… jusqu’au moment où un terrible orage éclate. Alors que guide et conducteur semblent confiants, nous demandons de rebrousser chemin. Tant pis pour le déjeuner dans l’autre maison, nous préférons revenir à celle d’avant, en attendant que la tempête passe. Le déjeuner est délicieux: petits rouleaux, poisson-chat (un des meilleurs que nous n’ayons jamais goûtés), légumes, riz et fruits pour le dessert. Effectivement le temps s’améliore et il ne pleuvine qu’un tout petit peu quand nous repartons vers la voiture. Ouf ! De retour à Saigon, nous visitons l’Eglise catholique du temps de l’occupation française ainsi que la Poste, qui se trouve dans un bâtiment ancien. Après une petite sieste et une visite de la boutique en face de l’hôtel, nous avions réservé un traitement et massage du visage qui s’avèrent absolument nuls. De quoi vous mettre de la meilleure humeur qui soit pour le dîner. Nous partons à la recherche d’un restau, mais il a fermé, entrons dans un autre mais il ne nous convient pas… et terminons dans un troisième non loin de l’hôtel. C’est un peu raté, mais pour cela nous avions très bien mangé la veille. Bref, une bonne nuit de sommeil pour se reposer des émotions de la journée, le lendemain sera certainement plus calme.
Dimanche matin, nous nous levons à l’aube… moi, notamment motivée par les artichauts, que je ne retrouverai pas. Mais, pour cela, la vue depuis la terrasse est spécialement belle ce matin-là. Le programme de notre guide ne nous convient pas, il faut quand même se méfier car il tente de nous faire visiter que les endroits gratuits. Alors que le Palais de la Réunification et le Musée de la Guerre valent certainement le détour. Nous commençons par le premier, rien n’a bougé depuis quelques décennies c’est le goût et la décoration de l’époque, alors que ce palais est toujours utilisé pour certaines manifestations et accueils de personnalités étrangères. Le Musée de la Guerre était en reconstruction, une partie de l’exposition se trouvait dans les jardins. Plusieurs classes d’élèves faisaient la visite, quelques militaires se trouvaient là également. Ce que nous voyons est surtout constitué de photos, et même s’il faut avoir un regard quelque peu critique par rapport à la propagande, on ne peut s’empêcher d’être bouleversé par ces images marquantes. Nous regrettons tous les deux de ne pas avoir d’avantage étudié l’histoire de ce pays à l’école. Comme il nous reste encore du temps, nous demandons au guide de nous emmener encore dans un temple puis sur un marché, où nous trouvons un petit cadeau pour le garçon qu’Yves et Aldina viennent d’avoir. Puis comme à Hanoi, nous nous faisons déposer trois heures à l’avance à l’aéroport. Nous traînons un peu dans les magasins, et dépensons nos derniers dôngs en friandises à ramener à la maison. Le soir nous dégustons quelques bons sushis devant un film. Rash, notre voisin indien, nous appelle, mais nous n’avons aucune envie de pointer le nez dehors, ce sera pour une autre fois.
lundi 16 juin 2008
Le voyage à Hong Kong
Le 9, nous partons à l’aube pour Hong Kong. Le vol est long, trois heures et demie. Heureusement nous ne sommes que deux sur notre rangée, j’en profite pour faire un petit « snapp ». L’aéroport est immense et très moderne. Comme à Londres, un train express vous emmène au centre en un temps éclair. Jusque là tout se passe très bien. Sauf qu’à l’arrivée, plus grand monde ne parle anglais. Heureusement c’est bien indiqué, et nous trouvons la queue pour les taxis aisément. Notre hôtel, « Lan Kwai Fong », se trouve dans Hong Kong Central, un peu en retrait sur la colline, vers le quartier des antiquaires. C’est une immense tour et nos chambres se trouvent aux 24ème et 28ème étages respectivement. Quelle vue, mais surtout quel vertige ! Peu après, nous voici partis à la découverte de cette ville aux mille contrastes. Non seulement des bâtiments des plus luxueux en côtoient d’autres qui menacent de s’écrouler, mais l’on trouve aussi des chaînes américaines de fast-food à côté de petits « buis-buis » locaux qui ne payent pas de mine, et au niveau des gens il y a des différences frappantes (culture, niveau de vie...). Ici les enseignes sont presque toutes en cantonais, mis à part le nom des rues. Nous avons faim, et finissons par entrer dans un restaurant typique : le « Luk Yu Tea House ». Il y a peu de touristes, mais par contre nous, assurément, on en a bien l’air. Les prix n’étant pas tous indiqués sur la carte, nous mangeons très bien (dim sum, riz sauté, poulet à la sauce aigre-douce), mais nous sommes sûrement fait avoir. Nous continuons ensuite notre balade en direction d’une église anglicane, avant de prendre le funiculaire pour « The Peak ». Ca ne vaut la peine d’y monter que quand il fait vraiment beau, ce qui n’est pas si souvent le cas. C’est pour cela que les anglais doivent s’y plaire. Ici il pleuvine souvent comme à Londres ! Donc nous voici dans ce petit funiculaire suisse, un peu vieillot, ce qui ne rassure pas forcément des masses, surtout que certaines pentes sont terriblement raides. Mais, enfin, nous voici au sommet, et quelle vue les amis ! Non seulement on voit très bien Hong Kong Central mais aussi Kowloon, qui est l’île d’en face. Les touristes sont nombreux, vite quelques photos, puis nous essayons de trouver un coin plus calme. Il fait chaud et humide ici, les bouteilles d’eau sont les bienvenues, les glaces à l’italienne aussi. Pour redescendre, c’est une autre paire de manches. Comme le funiculaire ne tourne pas et pour des questions de sécurité évidentes, personne ne se retrouve dans le sens de la marche du train. La grand-maman n’entend pas se laisser faire et se rapproche du conducteur en se tournant vers l’avant comme elle peut. C’est vrai que c’est impressionnant quand on regarde vers le haut et que la voiture démarre, on a l’impression de se faire aspirer par le gouffre. Hong Kong est aussi une ville qui possède une quantité incroyable de passages pour piétons surélevés. C'est-à-dire au dessus du niveau de la route. C’est très agréable, d’autant plus qu’ils sont couverts et vous protègent ainsi de la pluie… et du soleil. Nous traversons un petit parc puis atterrissons à l’hôtel Mandarin Oriental. L’ambiance est plutôt froide, nous déguerpissons rapidement. Juste à côtés se trouvent les centres commerciaux les plus luxueux, dont un de Giorgio Armani. Je ne savais pas que la marque s’était notamment mise aux fleurs… Et justement dans un passage entre deux de ces centres, des couronnes de fleurs extraordinaires de cette marque ornent chaque côté de la barrière. A la recherche d’un petit café pour les quatre heures, nous tombons sur « chez Robuchon » et dégustons des pâtisseries plus fines les unes que les autres. C’est là aussi que nous entamons la grand-maman et moi une sélection des toilettes les plus luxueuses de Hong Kong. Pour arriver, c’est un peu le labyrinthe, il faut traverser tout le restaurant à l’étage supérieur, mais le déplacement en vaut la peine : le savon, l’eau et la porte sont automatiques. Le tout est très moderne et bien parfumé. En sortant, Gaëtan reçoit l’appel de l’un de ses collègues. Andreas nous propose de venir boire un verre près du Credit Suisse. Nous le suivons dans un Pub après qu’il ait montré les bureaux à Gaëtan. La question est de savoir si nous aurions préféré Hong Kong ou Singapour. C’est difficile à dire, cette ville est complètement « bluffante »… Probablement nous aurions préféré la vie ici, mais nous aurions beaucoup moins voyagé. On dirait que c’est beaucoup plus dynamique, mais surtout que les occidentaux sont bien moins de passage comme à Singapour. Le pub se trouve à côté du Four Seasons, dans un autre gigantesque centre commercial. Il n’arrête pas de nous venter sa ville et de descendre la nôtre… nous l’écoutons. Aurait-il raison ? Avant l’apéro, nous avions prévu de nous reposer un peu avant de sortir dîner, mais après l’alcool, le constat est clair : soit nous y allons directement, soit nous serons tous incapables de ressortir. C’est donc parti pour le quartier de Soho. Ici les maisons sont à taille plus humaine, et il y a des tas de petites boutiques, restos et bars. Les gens vivent dans la rue, un peu comme en Espagne. C’est vraiment chouette ici ! Nous tombons sur un petit vietnamien (Le Pho Lemon) qui ne paye pas trop de mine, mais qui est plein. Bon signe… et effectivement c’est délicieux ! Le retour vers l’hôtel est un peu dur avec ces pentes, mais la grand-maman garde le sourire en permanence, je crois que nous n’avons pas intérêt à nous plaindre !
Réveil un peu plus tôt que l’alarme, et nous partons changer un peu d’argent pour la journée et rechercher désespérément un endroit pour prendre le petit-déjeuner… De retour à l’hôtel nous embarquons ces dames et continuons à rechercher quelque chose à nous mettre sous la dent. C’est un peu mission impossible ici, à moins d’aller dans un fast food américain. Nous prenons d’abord chacun un petit pain dans une boulangerie locale ; ce afin de parvenir à grimper les collines. C’est pire qu’à Lausanne, ici ! La journée démarre avec le Temple de Man Mo, puis par un marché permanent de petites babioles artisanales et par l’ancien Western Market. Ensuite nous parcourons les quais à la recherche du Star Ferry qui permet de traverser sur Kowloon. Mais ce sera plutôt pour demain. Tandis qu’il commence à pleuviner, nous montons dans l’un de ces trams qui traversent Hong Kong Central et nous emmène à Time Square dans Causeway Bay. Nous avions repéré un restaurant sur le guide, mais la queue des ascenseurs est tellement longue, que nous nous décidons finalement pour un Food Court en bas du même centre commercial. Difficile de trouver une table ici, et surtout cela prend du temps jusqu’à ce que tout le monde revienne avec une assiette ; mais nous y voici tout de même. Dehors il ne pleut plus, et nous nous promenons un peu dans le quartier. Il y a un marché non loin, d’où nous ramènerons chacune un petit quelque chose. Puis retour en tram et nous prenons pour la première fois le plus long escalator du monde. En fait c’est un tapis roulant plutôt : le matin il descend pour les gens qui se rendent au travail, et le soir il les ramène chez eux. Après une bonne sieste à l’hôtel, nous voilà partis à la recherche d’un restaurant, à nouveau dans Soho. Nous retombons sur un vietnamien, un peu plus fin celui-là. Les personnes présentes se remémoreront les trente-six mille va-et-vient pour choisir enfin notre table. Mais cela valait vraiment la peine, et comme souvent dans les restaurants asiatiques, ici on partage les plats ; ce qui permet de goûter un peu à tout. La soirée se termine par une petite virée dans un bar sympathique… si si, tous les quatre !
Pour un petit-déjeuner local, c’est toujours « non merci ». Nous testons cette fois le « Starbucks » avant de nous promener jusqu’au Jardin Botanique et au Musée du thé. Pour parvenir au Grand Hyatt, nous traversons plusieurs parcs où des jeunes-filles au pair des Philippines se retrouvent par dizaine. On est dimanche aujourd’hui, et en plus de leur pose hebdomadaire, c’est aussi la fête des mères. La maman de Gaëtan nous invite justement dans ce restaurant recommandé par mon grand chef : « Il faut absolument que vous goûtiez au chariot de Dim Sum là-bas ! » Bon, ce n’était pas précisément un chariot, mais c’est vrai que les plats que nous avons goûtés étaient meilleurs et plus fins que partout ailleurs. Ensuite nous embarquons dans le Star Ferry pour l’île d’en face. La traversée est rapide et offre une vue extraordinaire sur la City. Petit passage obligé à l’hôtel « Peninsula », dans lequel nous ne prendrons malheureusement pas les quatre heures au vu de la queue. A la place, ce sera en chemin dans un Coffee Bean. La marche est longue jusqu’au night market, et au fur et à mesure que nous nous avançons dans cette île, les quartiers deviennent de plus en plus chinois. C’est vrai que c’est moins gai ici… Ce marché n’est pas vraiment exceptionnel, ni celui de Jade qui est en train de fermer. Pour le retour, le courage nous manque pour rentrer à pied et nous nous engouffrons dans un taxi, qui nous ramène au port. Là, nous traversons dans l’autre sens, et la ville brille maintenant de tous ses feux. Andreas nous avait montré un toit avec des bars face à la mer. C’est là que nous nous dirigeons, pour tomber finalement sur un bar soit disant espagnol. Dans le même centre commercial, le « IFC », nous trouvons… un troisième vietnamien pour le dîner. Promis, nous ne faisons pas exprès !! Au centre ils ont une immense table d’hôtes avec de l’eau et des poissons autour. La décoration est très moderne. C’est dommage qu’ils n’utilisent pas un peu ce style à Genève !
Lundi 12 déjà, dernier jour par ici. Après un rapide petit-déjeuner chez Delifrance, c’est la matinée shopping : merci Gaëtan ! Nous faisons quelques boutiques dans la rue principale, puis un petit marché et déjeunons enfin au Yung Kee, qui est le meilleur restaurant de canard laqués d’Hong Kong. Difficile de comprendre ce qu’il y a sur la carte, nous nous sommes trompés de demi-canard, mais il n’était pas mauvais du tout. Comme j’ai ensuite rendez-vous avec Cissy, nous nous dirigeons ensuite vers les bureaux d’Antiquorum non loin. Gaëtan et sa famille attendent gentiment dans un café. Et c’est parti pour moi. Je me réjouis beaucoup de rencontrer pour la première fois cette ex-collègue, mais n’avais pas prévu le côté émotif. Quand l’ascenseur s’ouvre et que je vois l’enseigne sur la porte, c’est tout d’un coup un tas de flash-backs qui reviennent. Une larme me monte un peu à l’œil – « vite, ressaisis-toi, pas une minute à perdre ». Le temps passe vite avec elle. Nous parlons un peu du passé, mais surtout de ce que cette boîte est devenue, et de ce que nous savons sur chacun. C’est bien triste tout ça… Bon, il est l’heure… à bientôt à Singapour peut-être, et sinon par mail ! Aujourd’hui, il fait à nouveau beau et chaud, mais il est déjà presque l’heure de rentrer. Un petit tour dans le quartier des antiquaires, puis un verre au « Press Café », qui possède une chambre froide avec des fromages extraordinaires. Et c’est parti pour l’hôtel, la gare et enfin l’aéroport. Le retour est long, nous sommes tous un peu à bout à force d’avoir tant marché… mais personne ne s’est plaint.
Mardi soir, je suis perdue dans mes pensées et en route pour le bureau de Gaëtan, où nous avons tous rendez-vous ; quand soudain je repère deux têtes connues un peu perdues. « Ohé, stop… ce n’est pas du tout par là ». En ces quatre jours d’absence, ils ont eu le temps de détruire le pont qui me permettait avant de traverser entre Suntec et One Raffles Link. Ils ont en effet finit par ouvrir la prolongation du passage souterrain City Link. Nous retrouvons Gaëtan et c’est parti pour le restaurant « Graze », sur Rochester. L’endroit est superbe, dans une de ces maisons « black and white », avec plusieurs ambiances subtilement séparées les unes des autres. Ainsi l’endroit peut être à moitié vide, mais ne pas en donner l’impression du tout. Les plats sont très bons, et nous sommes sur le point de partir quand la serveuse nous annonce qu’en l’honneur de la fête des mères nous allons recevoir un plateau dégustation de tous les desserts de la maison. On a un peu de mal à finir, mais c’est tellement bon !
Encore une journée de visites pour ces dames : Sentosa puis Chinatown le Mercredi. Mais il faut prévoir le temps de se changer car ce soir nous avons encore une petite surprise pour l’anniversaire de Gaëtan. J’avais désespérément recherché un concert de jazz/ saxophone. Et puis j’étais tombée sur quelque chose d’encore mieux : « Paris- Berlin 1928 » au Raffles Hotel. Nous passons une très belle soirée au son de jazz, swing et tangos… en présence des Ambassadeurs d’Allemagne et de France. Petit détail auquel on aurait pu s’attendre, leurs excellences ont une Mercedes et… une Citroën respectivement. Probablement la seule voiture française qui roule à Singapour ! De retour à la maison, on se met à préparer un plat de pâtes. Entre la fatigue et tout le tralala, c’est un peu la bagarre entre nous deux cette soirée là. Mais tout fini qui fini bien…
Jeudi, c’est la dernière journée pour la famille : piscine et promenade dans Little India. De mon côté c’est mon premier déjeuner avec Mariaxuan… une vague connaissance de Genève. Avec un peu le même vécu, et donc pas besoin de faire de longues présentations, c’est fantastique ! Le soir nous découvrons tous les quatre le « New Asia Bar » qui se trouve au 72ème étage du Swisshôtel. Une vue imprenable de toute la ville s’offre à nous, on voit même jusqu’en Malaisie. Mais pas tout le monde est très à l’aise ici en haut. Enfin pour le dîner, la grand-maman nous invite dans une pizzeria au Chijmes, et c’est ainsi que nous passons notre dernière soirée.
Vendredi, c’est malheureusement déjà les adieux non sans émotion. Heureusement que nous partons le lendemain au Vietnam, ça occupe les esprits. Nous déjeunons ensembles, faisons un peu de change et le soir empaquetons à nouveau une valise. A vrai dire nous sommes un peu fatigués et aurions rêvé d’un week-end tranquille à la maison… Mais, comme nous le verrons par la suite, le voyage en valait, lui aussi, vraiment le détour !
Réveil un peu plus tôt que l’alarme, et nous partons changer un peu d’argent pour la journée et rechercher désespérément un endroit pour prendre le petit-déjeuner… De retour à l’hôtel nous embarquons ces dames et continuons à rechercher quelque chose à nous mettre sous la dent. C’est un peu mission impossible ici, à moins d’aller dans un fast food américain. Nous prenons d’abord chacun un petit pain dans une boulangerie locale ; ce afin de parvenir à grimper les collines. C’est pire qu’à Lausanne, ici ! La journée démarre avec le Temple de Man Mo, puis par un marché permanent de petites babioles artisanales et par l’ancien Western Market. Ensuite nous parcourons les quais à la recherche du Star Ferry qui permet de traverser sur Kowloon. Mais ce sera plutôt pour demain. Tandis qu’il commence à pleuviner, nous montons dans l’un de ces trams qui traversent Hong Kong Central et nous emmène à Time Square dans Causeway Bay. Nous avions repéré un restaurant sur le guide, mais la queue des ascenseurs est tellement longue, que nous nous décidons finalement pour un Food Court en bas du même centre commercial. Difficile de trouver une table ici, et surtout cela prend du temps jusqu’à ce que tout le monde revienne avec une assiette ; mais nous y voici tout de même. Dehors il ne pleut plus, et nous nous promenons un peu dans le quartier. Il y a un marché non loin, d’où nous ramènerons chacune un petit quelque chose. Puis retour en tram et nous prenons pour la première fois le plus long escalator du monde. En fait c’est un tapis roulant plutôt : le matin il descend pour les gens qui se rendent au travail, et le soir il les ramène chez eux. Après une bonne sieste à l’hôtel, nous voilà partis à la recherche d’un restaurant, à nouveau dans Soho. Nous retombons sur un vietnamien, un peu plus fin celui-là. Les personnes présentes se remémoreront les trente-six mille va-et-vient pour choisir enfin notre table. Mais cela valait vraiment la peine, et comme souvent dans les restaurants asiatiques, ici on partage les plats ; ce qui permet de goûter un peu à tout. La soirée se termine par une petite virée dans un bar sympathique… si si, tous les quatre !
Pour un petit-déjeuner local, c’est toujours « non merci ». Nous testons cette fois le « Starbucks » avant de nous promener jusqu’au Jardin Botanique et au Musée du thé. Pour parvenir au Grand Hyatt, nous traversons plusieurs parcs où des jeunes-filles au pair des Philippines se retrouvent par dizaine. On est dimanche aujourd’hui, et en plus de leur pose hebdomadaire, c’est aussi la fête des mères. La maman de Gaëtan nous invite justement dans ce restaurant recommandé par mon grand chef : « Il faut absolument que vous goûtiez au chariot de Dim Sum là-bas ! » Bon, ce n’était pas précisément un chariot, mais c’est vrai que les plats que nous avons goûtés étaient meilleurs et plus fins que partout ailleurs. Ensuite nous embarquons dans le Star Ferry pour l’île d’en face. La traversée est rapide et offre une vue extraordinaire sur la City. Petit passage obligé à l’hôtel « Peninsula », dans lequel nous ne prendrons malheureusement pas les quatre heures au vu de la queue. A la place, ce sera en chemin dans un Coffee Bean. La marche est longue jusqu’au night market, et au fur et à mesure que nous nous avançons dans cette île, les quartiers deviennent de plus en plus chinois. C’est vrai que c’est moins gai ici… Ce marché n’est pas vraiment exceptionnel, ni celui de Jade qui est en train de fermer. Pour le retour, le courage nous manque pour rentrer à pied et nous nous engouffrons dans un taxi, qui nous ramène au port. Là, nous traversons dans l’autre sens, et la ville brille maintenant de tous ses feux. Andreas nous avait montré un toit avec des bars face à la mer. C’est là que nous nous dirigeons, pour tomber finalement sur un bar soit disant espagnol. Dans le même centre commercial, le « IFC », nous trouvons… un troisième vietnamien pour le dîner. Promis, nous ne faisons pas exprès !! Au centre ils ont une immense table d’hôtes avec de l’eau et des poissons autour. La décoration est très moderne. C’est dommage qu’ils n’utilisent pas un peu ce style à Genève !
Lundi 12 déjà, dernier jour par ici. Après un rapide petit-déjeuner chez Delifrance, c’est la matinée shopping : merci Gaëtan ! Nous faisons quelques boutiques dans la rue principale, puis un petit marché et déjeunons enfin au Yung Kee, qui est le meilleur restaurant de canard laqués d’Hong Kong. Difficile de comprendre ce qu’il y a sur la carte, nous nous sommes trompés de demi-canard, mais il n’était pas mauvais du tout. Comme j’ai ensuite rendez-vous avec Cissy, nous nous dirigeons ensuite vers les bureaux d’Antiquorum non loin. Gaëtan et sa famille attendent gentiment dans un café. Et c’est parti pour moi. Je me réjouis beaucoup de rencontrer pour la première fois cette ex-collègue, mais n’avais pas prévu le côté émotif. Quand l’ascenseur s’ouvre et que je vois l’enseigne sur la porte, c’est tout d’un coup un tas de flash-backs qui reviennent. Une larme me monte un peu à l’œil – « vite, ressaisis-toi, pas une minute à perdre ». Le temps passe vite avec elle. Nous parlons un peu du passé, mais surtout de ce que cette boîte est devenue, et de ce que nous savons sur chacun. C’est bien triste tout ça… Bon, il est l’heure… à bientôt à Singapour peut-être, et sinon par mail ! Aujourd’hui, il fait à nouveau beau et chaud, mais il est déjà presque l’heure de rentrer. Un petit tour dans le quartier des antiquaires, puis un verre au « Press Café », qui possède une chambre froide avec des fromages extraordinaires. Et c’est parti pour l’hôtel, la gare et enfin l’aéroport. Le retour est long, nous sommes tous un peu à bout à force d’avoir tant marché… mais personne ne s’est plaint.
Mardi soir, je suis perdue dans mes pensées et en route pour le bureau de Gaëtan, où nous avons tous rendez-vous ; quand soudain je repère deux têtes connues un peu perdues. « Ohé, stop… ce n’est pas du tout par là ». En ces quatre jours d’absence, ils ont eu le temps de détruire le pont qui me permettait avant de traverser entre Suntec et One Raffles Link. Ils ont en effet finit par ouvrir la prolongation du passage souterrain City Link. Nous retrouvons Gaëtan et c’est parti pour le restaurant « Graze », sur Rochester. L’endroit est superbe, dans une de ces maisons « black and white », avec plusieurs ambiances subtilement séparées les unes des autres. Ainsi l’endroit peut être à moitié vide, mais ne pas en donner l’impression du tout. Les plats sont très bons, et nous sommes sur le point de partir quand la serveuse nous annonce qu’en l’honneur de la fête des mères nous allons recevoir un plateau dégustation de tous les desserts de la maison. On a un peu de mal à finir, mais c’est tellement bon !
Encore une journée de visites pour ces dames : Sentosa puis Chinatown le Mercredi. Mais il faut prévoir le temps de se changer car ce soir nous avons encore une petite surprise pour l’anniversaire de Gaëtan. J’avais désespérément recherché un concert de jazz/ saxophone. Et puis j’étais tombée sur quelque chose d’encore mieux : « Paris- Berlin 1928 » au Raffles Hotel. Nous passons une très belle soirée au son de jazz, swing et tangos… en présence des Ambassadeurs d’Allemagne et de France. Petit détail auquel on aurait pu s’attendre, leurs excellences ont une Mercedes et… une Citroën respectivement. Probablement la seule voiture française qui roule à Singapour ! De retour à la maison, on se met à préparer un plat de pâtes. Entre la fatigue et tout le tralala, c’est un peu la bagarre entre nous deux cette soirée là. Mais tout fini qui fini bien…
Jeudi, c’est la dernière journée pour la famille : piscine et promenade dans Little India. De mon côté c’est mon premier déjeuner avec Mariaxuan… une vague connaissance de Genève. Avec un peu le même vécu, et donc pas besoin de faire de longues présentations, c’est fantastique ! Le soir nous découvrons tous les quatre le « New Asia Bar » qui se trouve au 72ème étage du Swisshôtel. Une vue imprenable de toute la ville s’offre à nous, on voit même jusqu’en Malaisie. Mais pas tout le monde est très à l’aise ici en haut. Enfin pour le dîner, la grand-maman nous invite dans une pizzeria au Chijmes, et c’est ainsi que nous passons notre dernière soirée.
Vendredi, c’est malheureusement déjà les adieux non sans émotion. Heureusement que nous partons le lendemain au Vietnam, ça occupe les esprits. Nous déjeunons ensembles, faisons un peu de change et le soir empaquetons à nouveau une valise. A vrai dire nous sommes un peu fatigués et aurions rêvé d’un week-end tranquille à la maison… Mais, comme nous le verrons par la suite, le voyage en valait, lui aussi, vraiment le détour !
Arrivée de la maman et grand-maman de Gaëtan pour son anniversaire
On est enfin le 6 mai, c’est l’anniversaire de Gaëtan… mais c’est aussi le jour où sa maman et sa grand-maman arrivent !!! Pour une fois, je me dis qu’il pourrait bien prendre un petit-déjeuner et prépare deux bonnes tartines de cette délicieuse crème à tartiner Ovomaltine, le tout surmonté d’une bougie… de celles qui ne s’éteignent pas. J’ai l’impression qu’il est tout content que sa famille arrive, mais d’un autre côté il ressent spécialement aujourd’hui à quel point le reste de sa famille et ses amis lui manquent ici. « Tu te rends compte, déjà 29 ans… »
A la réception, je fais vite un petit check. « On vous a bien expliqué pour ce soir, pour Rahim ? – « Oui, oui Miss Moser, et d’ailleurs nous avons un gâteau pour Mr. Hauri, pouvons-nous le déposer dans votre appartement ? » Wow, c’est tellement gentil de leur part ! Je doute fort que d’autres clients aient reçu le même traitement. « Euh, en fait ça tombe très bien, car je comptais en acheter un pour ce soir. Serait-ce possible de ne le mettre dans l’appartement que vers 20h ? On n’y sera pas, et ça lui fera la surprise en rentrant. Je suis sûre que ça lui fera vachement plaisir. Merci, merci ! »
Le matin depuis le bureau je recherche sur internet si l’avion a du retard, car dans ce cas je devrais décaler tout le programme… ouf, tout est bon, arrivée prévue à l’heure. Gaëtan est d’ailleurs étonné que je sois si bien renseignée - pour une fois ! Nous déjeunons au Pho Bo 24, le vietnamien qu’on aime bien. Et là, c’est un peu la déprime… Voyons, est-ce que la révélation sur le détail du personnel de l’immeuble lui redonnera le moral ? « Eh dis donc, tu as la chance d’avoir ta famille pour ton anniv, tu devrais être tellement heureux… - C’est vrai, tu as raison » Mais je n’ai pas l’impression d’avoir pu changer grand-chose. C’est très frustrant, et je suis à deux doigts de tout révéler. « Bon, je vous retrouve à 17h30 à l’appartement, prévoyez d’être prêts pour 18h, ok ? » Justement, Rahim m’envoi un message à ce moment-là, pour savoir si sa femme peut l’accompagner. « Bon, ok, mais à condition qu’elle chante joyeux anniversaire ;-) » J’en profite pour le décaler un peu, et en fait de même avec le reste du programme.
17h tapantes, je m’engouffre dans un taxi en route pour la maison. J’ai le cœur qui bat fort, je suis tellement impatiente mais en même temps j’ai bien peur que quelque chose ne marche pas. Là, je les retrouve tous les trois, Gaëtan est allé les chercher à l’aéroport. Ca fait tout bizarre de les voir les deux ici. Gaëtan a retrouvé son sourire, ouf ! « Eh bien, pas une minute à perdre, soyez prêts dans quarante minutes s’il-vous plaît ». Dolly s’approche discrètement pour quémander quelques renseignements… « Nous allons d’abord prendre un petit verre de champagne au salon. Mais pour le reste: non, non, les surprises c’est pour tout le monde !!! » Pendant que je prépare l’apéro, Gaëtan n’arrête pas de tourner autour de moi. Ceci n’aurait pas été un problème, si Rahim ne m’avait pas bombardée de sms. « Qui est-ce ? – Euh, non rien, Maud et sinon je vérifie des confirmations pour ce soir – ah bon… » Zut, pourvu qu’il ne se doute de rien… Ce sacré Rahim n’arrête pas : « Je suis près du Heeren », puis « Je suis à la réception en face du Restaurant Padang » Oups, non, il s’est trompé… vite une réponse. « et non, Gaëtan, on ne guigne pas sur mon téléphone !!! ». « Je suis dans votre lobby maintenant ». Mais il est stupide ou quoi ? Je lui ai donné le pas à pas détaillé, il est censé s’adresser à la réception maintenant et surtout arrêter avec ses sms. Je file dans la chambre des bagages et appelle discrètement la réception. « Oui Miss Moser, nous le prenons en charge, pas de soucis, je vais le faire monter avec le gardien ». Pendant ce temps, comme si de rien, on s’installe au salon et le champagne coule dans les verres. C’est le moment pour déballer les cadeaux. Un livre de Stephan King, un DVD, et ohh chouette un CD de jazz saxophone… euh, que dis-je zut de zut, ce n’est vraiment pas le moment de mettre de la musique !!! « tac tac tac », c’est de nouveau le portable. Tous les regards sont rivés sur moi, un peu étonnés. « Je suis sur votre étage, je me prépare ». Bon, je vais le mettre en silence, histoire d’être un peu plus discrète. Nouvelle mission : ce CD ne peut en aucun cas atterrir dans la chaîne… pour cela, j’essaye de maintenir tout le temps la conversation. Le téléphone clignote « Ready ? » Ready reçoit-il en retour. Une minute, puis deux, et trois… rien. Mais qu’est-ce qu’il fabrique, faut-il que je l’appelle ? Il n’a pas compris que c’est une surprise ?? « YOU CAN START ! » Et soudain le visage du « Geburtstagskind » s’illumine. Tout le monde s’étonne au son du Happy Birthday joué au saxophone. Par contre, ils ne comprennent pas tout de suite d’où vient cette mélodie. Gaëtan regarde d’abord la chaîne, s’étonne d’avoir encore le CD entre les mains, se tourne vers la porte, puis nos regards se croisent. A ce moment, il vient de saisir et a l’air ému, bingo. « J’ouvre la porte ? – Ben oui, tu ne vas pas le laisser dehors ! » Rahim termine sa chanson, puis passe la porte avec sa femme. Gaëtan vient de lui parler en français par mégarde, les émotions sûrement. On les installe, il joue encore un morceau, puis à ma surprise (car je n’avais pas osé le leur demander ni à l’un ni à l’autre), il propose à Gaëtan d’essayer. Il lui a en effet amené une anche. Ca n’a pas l’aire facile, il se dit que je vais enfin le voir jouer… Et c’est très réussi! Après quoi, nous bavardons un peu et le couple s’en va. Bon, la suite… on s’engouffre dans un taxi et c’est parti pour le Waterfront. Là bas il y a le restaurant Indochine et l’Asian Civilisation Museum… mais aussi un petit embarcadère. Et nous avons un bateau entier pour nous tous seuls. Du coup on n’a pas besoin de mettre le programme explicatif, c’est Gaëtan qui joue le guide. La demi-heure passe vite, c’est maintenant le moment de filer au restaurant « The Cellar Door », qui est un australien. Ils nous on réservé la petite table ronde du coin, c’est parfait. En rentrant à l’appartement, situation comique, nous ne trouvons pas le gâteau, en fait bien emballé et dans le frigo. Le problème aussi c’est que là il n’y a pas une mais 29 bougies qui ne s’éteignent pas, ce qui nous vaut quelques petites frayeurs. Fin de la plus longue journée sur le blog !
Mercredi, nos deux touristes s’en vont se promener sur Orchard Road avant de nous rejoindre pour déjeuner au Sushi de l’Esplanade. Première rencontre avec des baguettes, et cela ne se passe pas trop mal ! Ensuite elles partent au Jardin Botanique puis à la piscine, et le soir Gaëtan les emmène au Night Safari, ce qui me permet de rester un peu plus tard au bureau.
Jeudi, je déjeune avec Martina, qui est la copine d’un collègue de Gaëtan. Elle est autrichienne, très drôle et gentille. J’aime bien faire découvrir le Vietnamien, c’est là que je l’emmène. Ca fait un moment que je ne la voyais pas d’ailleurs. Le soir, les trois m’attendent au Loof, pour un Singapore Sling avec vue sur le Raffles Hotel. Nous dînons ensuite du poisson à la maison, et goûtons au vin vietnamien ramené d’Hanoï. Pas mauvais du tout celui-là d’ailleurs.
A la réception, je fais vite un petit check. « On vous a bien expliqué pour ce soir, pour Rahim ? – « Oui, oui Miss Moser, et d’ailleurs nous avons un gâteau pour Mr. Hauri, pouvons-nous le déposer dans votre appartement ? » Wow, c’est tellement gentil de leur part ! Je doute fort que d’autres clients aient reçu le même traitement. « Euh, en fait ça tombe très bien, car je comptais en acheter un pour ce soir. Serait-ce possible de ne le mettre dans l’appartement que vers 20h ? On n’y sera pas, et ça lui fera la surprise en rentrant. Je suis sûre que ça lui fera vachement plaisir. Merci, merci ! »
Le matin depuis le bureau je recherche sur internet si l’avion a du retard, car dans ce cas je devrais décaler tout le programme… ouf, tout est bon, arrivée prévue à l’heure. Gaëtan est d’ailleurs étonné que je sois si bien renseignée - pour une fois ! Nous déjeunons au Pho Bo 24, le vietnamien qu’on aime bien. Et là, c’est un peu la déprime… Voyons, est-ce que la révélation sur le détail du personnel de l’immeuble lui redonnera le moral ? « Eh dis donc, tu as la chance d’avoir ta famille pour ton anniv, tu devrais être tellement heureux… - C’est vrai, tu as raison » Mais je n’ai pas l’impression d’avoir pu changer grand-chose. C’est très frustrant, et je suis à deux doigts de tout révéler. « Bon, je vous retrouve à 17h30 à l’appartement, prévoyez d’être prêts pour 18h, ok ? » Justement, Rahim m’envoi un message à ce moment-là, pour savoir si sa femme peut l’accompagner. « Bon, ok, mais à condition qu’elle chante joyeux anniversaire ;-) » J’en profite pour le décaler un peu, et en fait de même avec le reste du programme.
17h tapantes, je m’engouffre dans un taxi en route pour la maison. J’ai le cœur qui bat fort, je suis tellement impatiente mais en même temps j’ai bien peur que quelque chose ne marche pas. Là, je les retrouve tous les trois, Gaëtan est allé les chercher à l’aéroport. Ca fait tout bizarre de les voir les deux ici. Gaëtan a retrouvé son sourire, ouf ! « Eh bien, pas une minute à perdre, soyez prêts dans quarante minutes s’il-vous plaît ». Dolly s’approche discrètement pour quémander quelques renseignements… « Nous allons d’abord prendre un petit verre de champagne au salon. Mais pour le reste: non, non, les surprises c’est pour tout le monde !!! » Pendant que je prépare l’apéro, Gaëtan n’arrête pas de tourner autour de moi. Ceci n’aurait pas été un problème, si Rahim ne m’avait pas bombardée de sms. « Qui est-ce ? – Euh, non rien, Maud et sinon je vérifie des confirmations pour ce soir – ah bon… » Zut, pourvu qu’il ne se doute de rien… Ce sacré Rahim n’arrête pas : « Je suis près du Heeren », puis « Je suis à la réception en face du Restaurant Padang » Oups, non, il s’est trompé… vite une réponse. « et non, Gaëtan, on ne guigne pas sur mon téléphone !!! ». « Je suis dans votre lobby maintenant ». Mais il est stupide ou quoi ? Je lui ai donné le pas à pas détaillé, il est censé s’adresser à la réception maintenant et surtout arrêter avec ses sms. Je file dans la chambre des bagages et appelle discrètement la réception. « Oui Miss Moser, nous le prenons en charge, pas de soucis, je vais le faire monter avec le gardien ». Pendant ce temps, comme si de rien, on s’installe au salon et le champagne coule dans les verres. C’est le moment pour déballer les cadeaux. Un livre de Stephan King, un DVD, et ohh chouette un CD de jazz saxophone… euh, que dis-je zut de zut, ce n’est vraiment pas le moment de mettre de la musique !!! « tac tac tac », c’est de nouveau le portable. Tous les regards sont rivés sur moi, un peu étonnés. « Je suis sur votre étage, je me prépare ». Bon, je vais le mettre en silence, histoire d’être un peu plus discrète. Nouvelle mission : ce CD ne peut en aucun cas atterrir dans la chaîne… pour cela, j’essaye de maintenir tout le temps la conversation. Le téléphone clignote « Ready ? » Ready reçoit-il en retour. Une minute, puis deux, et trois… rien. Mais qu’est-ce qu’il fabrique, faut-il que je l’appelle ? Il n’a pas compris que c’est une surprise ?? « YOU CAN START ! » Et soudain le visage du « Geburtstagskind » s’illumine. Tout le monde s’étonne au son du Happy Birthday joué au saxophone. Par contre, ils ne comprennent pas tout de suite d’où vient cette mélodie. Gaëtan regarde d’abord la chaîne, s’étonne d’avoir encore le CD entre les mains, se tourne vers la porte, puis nos regards se croisent. A ce moment, il vient de saisir et a l’air ému, bingo. « J’ouvre la porte ? – Ben oui, tu ne vas pas le laisser dehors ! » Rahim termine sa chanson, puis passe la porte avec sa femme. Gaëtan vient de lui parler en français par mégarde, les émotions sûrement. On les installe, il joue encore un morceau, puis à ma surprise (car je n’avais pas osé le leur demander ni à l’un ni à l’autre), il propose à Gaëtan d’essayer. Il lui a en effet amené une anche. Ca n’a pas l’aire facile, il se dit que je vais enfin le voir jouer… Et c’est très réussi! Après quoi, nous bavardons un peu et le couple s’en va. Bon, la suite… on s’engouffre dans un taxi et c’est parti pour le Waterfront. Là bas il y a le restaurant Indochine et l’Asian Civilisation Museum… mais aussi un petit embarcadère. Et nous avons un bateau entier pour nous tous seuls. Du coup on n’a pas besoin de mettre le programme explicatif, c’est Gaëtan qui joue le guide. La demi-heure passe vite, c’est maintenant le moment de filer au restaurant « The Cellar Door », qui est un australien. Ils nous on réservé la petite table ronde du coin, c’est parfait. En rentrant à l’appartement, situation comique, nous ne trouvons pas le gâteau, en fait bien emballé et dans le frigo. Le problème aussi c’est que là il n’y a pas une mais 29 bougies qui ne s’éteignent pas, ce qui nous vaut quelques petites frayeurs. Fin de la plus longue journée sur le blog !
Mercredi, nos deux touristes s’en vont se promener sur Orchard Road avant de nous rejoindre pour déjeuner au Sushi de l’Esplanade. Première rencontre avec des baguettes, et cela ne se passe pas trop mal ! Ensuite elles partent au Jardin Botanique puis à la piscine, et le soir Gaëtan les emmène au Night Safari, ce qui me permet de rester un peu plus tard au bureau.
Jeudi, je déjeune avec Martina, qui est la copine d’un collègue de Gaëtan. Elle est autrichienne, très drôle et gentille. J’aime bien faire découvrir le Vietnamien, c’est là que je l’emmène. Ca fait un moment que je ne la voyais pas d’ailleurs. Le soir, les trois m’attendent au Loof, pour un Singapore Sling avec vue sur le Raffles Hotel. Nous dînons ensuite du poisson à la maison, et goûtons au vin vietnamien ramené d’Hanoï. Pas mauvais du tout celui-là d’ailleurs.
samedi 31 mai 2008
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