En quelques « clics », les derniers détails pour le contrat sont réglés, et je quitte la maison en taxi avec notre valise pour rejoindre Gaëtan à son bureau. Probablement la dernière fois que cela se passe comme ça, je n’ose pas encore y croire ! Arrivés à l’aéroport, une surprise nous attend : l’avion a plus d’une heure de retard. Nous nous traînons littéralement dans les boutiques à la recherche de passe-temps, prenons un verre dans un bar, traînons encore dans le hall, avant de nous poser à l’embarquement. L’avion qui s’approche de la porte est si petit qu’il nous semble impossible que toute cette troupe en attente puisse y entrer. Mais enfin, nous y voilà… et c’est parti pour plus de deux heures de vol. L’arrivée à l’aéroport est facile et efficace, nous sommes rapidement dans un taxi, mais c’est loin du centre-ville. A l’hôtel, c’est la surprise, il s’agit d’un boutique-hôtel en fait. Wow, la classe ! Ca brille de partout, la déco est incroyablement originale et l’accueil est très agréable. Dans la chambre, une lumière bleue tamisée donne une ambiance très relaxante, et les meubles sont à l’image de ceux de l’entrée, bienvenue à Bangkok mais il est bien tard!
Petit-déjeuner au bord de la piscine ensoleillée, puis départ à pied sur l’une des artères principales : Sumkum Vit. Nous sommes à la recherche du fameux tailleur que David nous a recommandé. Mission difficile, mais nous y parvenons et choisissons chacun de nombreux tissus. On nous avait aussi beaucoup parlé de la maison de Jim Thompson, un entrepreneur américain qui avait fondé un business dans les tissus, et qui participait à de nombreuses œuvres caritatives. Sa petite propriété composée de plusieurs maisons typiques au milieu d’un jardin et au bord de la rivière, est une véritable caverne d’Ali Baba. Les meubles sont superbes, les nombreuses pièces de porcelaine et toutes les sculptures aussi. Le couvert est mis pour quatre, quel accueil ! Nous y déjeunons tout en savourant de délicieux jus de fruit. Dehors, un conducteur de tuc-tuc aborde Gaëtan et le prévient que le palais royal est fermé dès 15h30. « Ah, merci pour le truc, mon ami, mais pour ce qui est de vos services nous avions prévu un autre moyen de transport ». En effet, des « Taxi-bateaux » font la navette jusque vers la « Golden Mountain », par contre pour les attraper c’est un peu compliqué. En effet, l’un d’eux nous a filé entre les doigts : avant même qu’il ait réellement amarré, il était déjà parti. Et nous sommes restés comme deux imbéciles à le regarder s’éloigner. Donc pour le prochain, c’est sûr, on se précipitera dessus, mais attention aux éclaboussures ;-) … et au toit qui se baisse, lors des passages sous les ponts très bas !!! Arrivés près du monument à la démocratie, nous visitons un temple puis nous nous enfonçons dans les rues à la recherche du fleuve. Nous errons bien longtemps, et la fatigue se fait ressentir, le long des rues piétonnes marchandes avec leurs cafés très fréquentés. Enfin, nous arrivons vers les embarcadères. Petite promenade d’abord le long des quais, puis embarquement sur un bateau qui fait la navette entre une rive et l’autre…. Et oui, car nous sommes du mauvais côté, mais ça nous ne le savions pas, surprise donc ! Le bateau suivant nous débarque pile à côté de l’Hôtel Oriental, où nous avions prévu de prendre le thé… qui sera finalement un agréable apéro avec vue sur le fleuve. Retour en taxi, non sans peine, puisque notre chauffeur fait d’abord semblant de ne pas connaître l’endroit, puis de ne pas vouloir mettre le compteur. Après une petite sieste, nous dînons au rythme de la salsa dans notre hôtel.
Le lendemain matin, à nouveau après un copieux petit-déjeuner, nous partons en taxi vers le Grand Palais. Mêmes soucis quant au compteur, et puis le chauffeur prend un itinéraire qui nous semble bizarre à première vue… Nous y parvenons enfin, et la visite se fait en pleine chaleur. Cela brille de partout par ici, il y a même un réplique en miniature du Temple d’Angkor Wat, que de beaux souvenirs ! Comme la sœur du Roi est décédée il y a peu, de nombreux thaïlandais viennent lui rendre un dernier hommage. Ici les couleurs du deuil sont le noir et le blanc. A pied nous nous rendons encore tout près, au Wat Pho, où se trouve le plus grand Bouddha allongé du monde, entièrement recouvert de feuilles d’or, et effectivement impressionnant. A la sortie, nous repérons un tuc-tuc, mais avant même que nous puissions lui donner notre destination, un passant avec ses deux garçons nous aborde pour nous proposer de nous aider à marchander. En fait il nous a recommandé deux endroits à « visiter », sans que nous le sachions vraiment, puisque notre chauffeur nous amène d’abord à l’un « le Buddha de la chance », puis chez un tailleur chez lequel il veut absolument que nous entrions. En fait, les gens reçoivent des commissions pour emmener des clients… mais nous ne sommes pas si décidés à en devenir les victimes. Sur un ton très gentil, Gaëtan propose d’augmenter le prix légèrement, à condition qu’il nous emmène tout de suite chez notre tailleur. Mais rien à faire, alors ni une ni deux, nous descendons et sautons dans un taxi. Tant pis… Le taxi en met un temps, car les embouteillages sont extrêmement denses ici, la circulation ne marche pas vraiment aux feux, mais plutôt à celui qui passera le premier. Devant la boutique nous croisons David justement… tiens tiens… ;-) rendez-vous demain soir à l’aéroport ! Les premiers essayages derrière nous, nous avons quand même faim, puisqu’il est près de 15h ! Direction un restau thaïlandais recommandé par David, mais celui- ci est malheureusement fermé… tant pis, essayons le Banyan Tree, il paraît que le Vertigo est magnifique… oui, seulement quand il est ouvert, lui aussi, grrrr !!! Nous prenons un petit en-cas sur place, et décidons de revenir ce soir. Petit passage chez Jim Thompson, car j’ai reçu une commande de tissu pour ma tante, puis promenade en ville dans un centre commercial des plus modernes (il a ouvert il y a seulement deux ans), et enfin réessayage des costumes et chemises. Mmmh, encore quelques retouches à faire s’il-vous-plaît ! Cette fois, le couturier est là avec sa fille qui nous regarde, médusée. Nous rentrons nous changer, puis repartons vers le restau thaïlandais – excellent – et pour une nouvelle tentative au Vertigo. Ce que vous ne saviez pas, c’est que le Vertigo se trouve au dernier étage d’une immense tour de forme rectangulaire très allongée, qu’il s’agit du 61ème étage et que le bar se trouve en plein air. Quelles émotions en atteignant la balustrade. La ville toute illuminée s’étend à perte de vue, on voit même le fleuve avec ses nombreuses embarcations… et quel « vertigo », c’est le cas de le dire ! En haut, nous ne sommes de loin pas les seuls. Depuis notre table, nous avons non seulement une vue imprenable sur le centre, mais également sur toutes les arrivées et départs des convives. Très intéressant. Notre barman s’incline majestueusement pour nous souhaiter la bienvenue et nous présenter la carte des boissons. Wow, la classe ! Nos cocktails alcoolisés se laissent boire tous seuls et la soirée passe vite. Retour au Dream Hôtel, les yeux pleins d’étoiles…
Dimanche matin, tout en petit-déjeunant, nous rédigeons quelques cartes postales… qu’il fait bon au soleil, dur dur de lever l’ancre ! Nous prenons la « skylane », un train moderne qui roule au dessus de la ville. Comme excursion, nous avons choisi d’aller voir le plus grand marché en plein air d’Asie. Il est si grand qu’un week-end ne suffirait pas pour tout explorer, et ce n’est pas en compagnie d’un homme qu’on pourra en voir ne serait-ce qu’un quart. Il y a foule ici et le soleil tape, c’est vrai que c’est fatiguant, mais on y trouve de tout et à des prix ridicules. Nous ramenons quelques babioles, et repartons vers le centre, car nous avons à nouveau rendez-vous avec le tailleur. Quelques derniers essayages, pour Gaëtan c’est tout bon, mais j’ai encore quelques ajustements à faire. « Promis, vous serez livrés à l’hôtel avant votre départ ». Bon, bon, ok… Déjeuner en face, puis retour à l’hôtel, où nous nous apprêtons à plier bagage… seulement Gaëtan reçoit un sms disant que l’avion a plus de deux heures de retards. « Ils commencent à nous gonfler !!! » - « Attends, heureusement qu’ils nous avertissent, on va s’installer tranquillement à la piscine »… dont on n’a pas vraiment profité jusque là. Ni une, ni deux, nous voilà installés sur deux chaises longues pour une petite sieste. Au moment de partir, oh surprise, un éléphant passe sur la route avec son maître perché entre ses deux oreilles. Quel spectacle inattendu en plein milieu de la ville… vite une dernière photo ! Le gars de l’hôtel fixe le prix par avance avec le chauffeur de taxi, et une fois de plus nous nous faisons attraper, notamment puisqu’il était censé passer par des raccourcis payants qui nous auraient fait gagner pas mal de temps. Mais bon, tant pis, cette fois on n’insistera pas. Sur place nous retrouvons David pour un hamburger, et j’ai ensuite juste le temps de faire un peu de lèche-vitrine – quelle envie, je vous recommande vivement les boutiques – avant d’embarquer. Le voyage du retour est long, nous atterrissons passé minuit et demain matin c’est mon premier jour de boulot… grrr !
Inutile de dire que lundi 21 j’étais morte, et quand les gens ne s’attendaient pas à vous voir parce qu’ils se sont trompés d’une semaine, et que donc on n’a rien, mais absolument rien à faire à part lire des histoires de fonds et autres documents bourrés de vocabulaire incompréhensible toute l’après midi, eh bien je peux vous assurer que j’ai failli m’endormir à plusieurs reprises. Bon, j’ai été présentée à mes collègues – expédié en quelques minutes puisque sur les 11 employés, nous n’étions que 7 présents ce jour là ; Christine m’a emmenée déjeuner des sushis ; et j’ai eu droit à quelques introductions sur des sujets par-ci, par-là. Premières impressions : les gens sont très gentils, Christine qui doit en partie me former, adorable… mais je sens que les tâches vont être passablement administratives. Il y a un début à tout, pense-je avec un long soupir… Le soir, Gaëtan et moi rentrons ensemble, et pour lui cela fait tout bizarre qu’il n’y ait pas de lumière chaleureuse et accueillante quand il passe la porte. Eh oui, les temps changent…
Mardi, j’ai déjà quelques tâches en plus, toujours très basique pourtant. A midi, Gaëtan déjeune avec Yves et son assistant Lionel chez Muthus Curry… ET… j’ai l’honneur d’y être conviée, attention, maintenant je ne fais plus partie des femmes oisives qui bronzent à la piscine, haha, victoire ;-) L’après-midi nous célébrons l’anniversaire d’un de mes collègues – toujours aussi peu de monde, mais c’est l’ambiance parfaite pour briser la glace! Le soir, nous retournons aussi bien vite à la maison, passablement lessivés.
Mercredi, attention, mon chef René m’a proposé de déjeuner avec lui en guise de bienvenue « Japonais, ça te dit ? » - « Oh oui… » - « Ok, alors je vais t’emmener dans un restaurant où ils servent de tout, c’est un buffet, et c’est à gogo. » Très sympa et bon, mais évidemment on n’en mange bien plus qu’à sa faim, et la digestion l’après-midi provoque des envies de sieste indescriptibles… Bon, à partir de maintenant, je vais faire plus attention, ça ne peut plus durer ainsi! Le soir, toujours aussi flemmards, nous rentrons à la maison à pied… soudain le « Heimweh » m’envahit, étrange, ce sentiment qui va et vient sans crier gare…
Jeudi midi, c’est l’autre Vice President pour qui je travaille qui me convie à déjeuner. Chinois cette fois. J’ai oublié de vous dire que là où je travaille, il y a tellement de restaurants, qu’il sera impossible de tous les essayer. Les plus sympas se trouvent au Basement 1 (comprenez « -1 »), et l’on peut y apercevoir la « Fountain of Wealth » ainsi que la lumière du jour. Je préfère, c’est un peu de fraîcheur dans cette ambiance laborieuse et de consommation à outrance. Frantz m’explique un peu plus comment tout est organisé et géré – enfin dans les grandes lignes, histoire de ne pas tout confondre. C’est très gentil de sa part, il devrait vouloir faire un break pendant sa pause de midi… Son père était né à Singapour et avait fui l’invasion japonaise en bateau à vapeur, pour se retrouver au Royaume Uni puis en Suisse. Pendant 25 ans, jusqu’en 1965, il n’est pas retourné à Singapour. Lui a grandi en Suisse puis a décidé un jour de venir s’installer ici. Il parle couramment anglais, français et allemand et baragouine le mandarin ; quelle chance ! A la sortie du bureau, Gaëtan et moi partons nous balader le long de la rivière pour atterrir finalement au Bouchon, un restaurant français que nous avions repéré quelques semaines avant. Excellent dîner dehors au bord de l’eau… on reviendra !
Vendredi, le « Heimweh » s’est heureusement estompé pendant la nuit, ça va « nettement » mieux, comme dit papa. Au bureau, j’apprends qu’il va falloir que je passe des examens pour pouvoir donner des conseils en investissement aux clients. Good news - bad news… il va falloir bosser, mais quand je les aurai passés, peut-être que le travail deviendra vraiment intéressant ? Moi aussi je suis plutôt faite pour la clientèle dans ce genre de métier, je crois. Attention, ce soir il ne s’agit pas de partir en retard car nous allons à l’opéra voir la première de « La Traviatta ». Gaëtan avait déjà repéré ça avant d’arriver à Singapour… Spectacle que l’on pourrait qualifier d’exotique par ici. La mise en scène est des plus classiques, et la distribution en grande majorité asiatique. Nous y croisons Irene et Thomas, rencontrés à une soirée avant Noël. Un peu fatigués après coup, mais quand même avec assez de forces, nous nous installons au bar Indochine près de la maison, pour quelques instants de concert en direct.
Petit-déjeuner au bord de la piscine ensoleillée, puis départ à pied sur l’une des artères principales : Sumkum Vit. Nous sommes à la recherche du fameux tailleur que David nous a recommandé. Mission difficile, mais nous y parvenons et choisissons chacun de nombreux tissus. On nous avait aussi beaucoup parlé de la maison de Jim Thompson, un entrepreneur américain qui avait fondé un business dans les tissus, et qui participait à de nombreuses œuvres caritatives. Sa petite propriété composée de plusieurs maisons typiques au milieu d’un jardin et au bord de la rivière, est une véritable caverne d’Ali Baba. Les meubles sont superbes, les nombreuses pièces de porcelaine et toutes les sculptures aussi. Le couvert est mis pour quatre, quel accueil ! Nous y déjeunons tout en savourant de délicieux jus de fruit. Dehors, un conducteur de tuc-tuc aborde Gaëtan et le prévient que le palais royal est fermé dès 15h30. « Ah, merci pour le truc, mon ami, mais pour ce qui est de vos services nous avions prévu un autre moyen de transport ». En effet, des « Taxi-bateaux » font la navette jusque vers la « Golden Mountain », par contre pour les attraper c’est un peu compliqué. En effet, l’un d’eux nous a filé entre les doigts : avant même qu’il ait réellement amarré, il était déjà parti. Et nous sommes restés comme deux imbéciles à le regarder s’éloigner. Donc pour le prochain, c’est sûr, on se précipitera dessus, mais attention aux éclaboussures ;-) … et au toit qui se baisse, lors des passages sous les ponts très bas !!! Arrivés près du monument à la démocratie, nous visitons un temple puis nous nous enfonçons dans les rues à la recherche du fleuve. Nous errons bien longtemps, et la fatigue se fait ressentir, le long des rues piétonnes marchandes avec leurs cafés très fréquentés. Enfin, nous arrivons vers les embarcadères. Petite promenade d’abord le long des quais, puis embarquement sur un bateau qui fait la navette entre une rive et l’autre…. Et oui, car nous sommes du mauvais côté, mais ça nous ne le savions pas, surprise donc ! Le bateau suivant nous débarque pile à côté de l’Hôtel Oriental, où nous avions prévu de prendre le thé… qui sera finalement un agréable apéro avec vue sur le fleuve. Retour en taxi, non sans peine, puisque notre chauffeur fait d’abord semblant de ne pas connaître l’endroit, puis de ne pas vouloir mettre le compteur. Après une petite sieste, nous dînons au rythme de la salsa dans notre hôtel.
Le lendemain matin, à nouveau après un copieux petit-déjeuner, nous partons en taxi vers le Grand Palais. Mêmes soucis quant au compteur, et puis le chauffeur prend un itinéraire qui nous semble bizarre à première vue… Nous y parvenons enfin, et la visite se fait en pleine chaleur. Cela brille de partout par ici, il y a même un réplique en miniature du Temple d’Angkor Wat, que de beaux souvenirs ! Comme la sœur du Roi est décédée il y a peu, de nombreux thaïlandais viennent lui rendre un dernier hommage. Ici les couleurs du deuil sont le noir et le blanc. A pied nous nous rendons encore tout près, au Wat Pho, où se trouve le plus grand Bouddha allongé du monde, entièrement recouvert de feuilles d’or, et effectivement impressionnant. A la sortie, nous repérons un tuc-tuc, mais avant même que nous puissions lui donner notre destination, un passant avec ses deux garçons nous aborde pour nous proposer de nous aider à marchander. En fait il nous a recommandé deux endroits à « visiter », sans que nous le sachions vraiment, puisque notre chauffeur nous amène d’abord à l’un « le Buddha de la chance », puis chez un tailleur chez lequel il veut absolument que nous entrions. En fait, les gens reçoivent des commissions pour emmener des clients… mais nous ne sommes pas si décidés à en devenir les victimes. Sur un ton très gentil, Gaëtan propose d’augmenter le prix légèrement, à condition qu’il nous emmène tout de suite chez notre tailleur. Mais rien à faire, alors ni une ni deux, nous descendons et sautons dans un taxi. Tant pis… Le taxi en met un temps, car les embouteillages sont extrêmement denses ici, la circulation ne marche pas vraiment aux feux, mais plutôt à celui qui passera le premier. Devant la boutique nous croisons David justement… tiens tiens… ;-) rendez-vous demain soir à l’aéroport ! Les premiers essayages derrière nous, nous avons quand même faim, puisqu’il est près de 15h ! Direction un restau thaïlandais recommandé par David, mais celui- ci est malheureusement fermé… tant pis, essayons le Banyan Tree, il paraît que le Vertigo est magnifique… oui, seulement quand il est ouvert, lui aussi, grrrr !!! Nous prenons un petit en-cas sur place, et décidons de revenir ce soir. Petit passage chez Jim Thompson, car j’ai reçu une commande de tissu pour ma tante, puis promenade en ville dans un centre commercial des plus modernes (il a ouvert il y a seulement deux ans), et enfin réessayage des costumes et chemises. Mmmh, encore quelques retouches à faire s’il-vous-plaît ! Cette fois, le couturier est là avec sa fille qui nous regarde, médusée. Nous rentrons nous changer, puis repartons vers le restau thaïlandais – excellent – et pour une nouvelle tentative au Vertigo. Ce que vous ne saviez pas, c’est que le Vertigo se trouve au dernier étage d’une immense tour de forme rectangulaire très allongée, qu’il s’agit du 61ème étage et que le bar se trouve en plein air. Quelles émotions en atteignant la balustrade. La ville toute illuminée s’étend à perte de vue, on voit même le fleuve avec ses nombreuses embarcations… et quel « vertigo », c’est le cas de le dire ! En haut, nous ne sommes de loin pas les seuls. Depuis notre table, nous avons non seulement une vue imprenable sur le centre, mais également sur toutes les arrivées et départs des convives. Très intéressant. Notre barman s’incline majestueusement pour nous souhaiter la bienvenue et nous présenter la carte des boissons. Wow, la classe ! Nos cocktails alcoolisés se laissent boire tous seuls et la soirée passe vite. Retour au Dream Hôtel, les yeux pleins d’étoiles…
Dimanche matin, tout en petit-déjeunant, nous rédigeons quelques cartes postales… qu’il fait bon au soleil, dur dur de lever l’ancre ! Nous prenons la « skylane », un train moderne qui roule au dessus de la ville. Comme excursion, nous avons choisi d’aller voir le plus grand marché en plein air d’Asie. Il est si grand qu’un week-end ne suffirait pas pour tout explorer, et ce n’est pas en compagnie d’un homme qu’on pourra en voir ne serait-ce qu’un quart. Il y a foule ici et le soleil tape, c’est vrai que c’est fatiguant, mais on y trouve de tout et à des prix ridicules. Nous ramenons quelques babioles, et repartons vers le centre, car nous avons à nouveau rendez-vous avec le tailleur. Quelques derniers essayages, pour Gaëtan c’est tout bon, mais j’ai encore quelques ajustements à faire. « Promis, vous serez livrés à l’hôtel avant votre départ ». Bon, bon, ok… Déjeuner en face, puis retour à l’hôtel, où nous nous apprêtons à plier bagage… seulement Gaëtan reçoit un sms disant que l’avion a plus de deux heures de retards. « Ils commencent à nous gonfler !!! » - « Attends, heureusement qu’ils nous avertissent, on va s’installer tranquillement à la piscine »… dont on n’a pas vraiment profité jusque là. Ni une, ni deux, nous voilà installés sur deux chaises longues pour une petite sieste. Au moment de partir, oh surprise, un éléphant passe sur la route avec son maître perché entre ses deux oreilles. Quel spectacle inattendu en plein milieu de la ville… vite une dernière photo ! Le gars de l’hôtel fixe le prix par avance avec le chauffeur de taxi, et une fois de plus nous nous faisons attraper, notamment puisqu’il était censé passer par des raccourcis payants qui nous auraient fait gagner pas mal de temps. Mais bon, tant pis, cette fois on n’insistera pas. Sur place nous retrouvons David pour un hamburger, et j’ai ensuite juste le temps de faire un peu de lèche-vitrine – quelle envie, je vous recommande vivement les boutiques – avant d’embarquer. Le voyage du retour est long, nous atterrissons passé minuit et demain matin c’est mon premier jour de boulot… grrr !
Inutile de dire que lundi 21 j’étais morte, et quand les gens ne s’attendaient pas à vous voir parce qu’ils se sont trompés d’une semaine, et que donc on n’a rien, mais absolument rien à faire à part lire des histoires de fonds et autres documents bourrés de vocabulaire incompréhensible toute l’après midi, eh bien je peux vous assurer que j’ai failli m’endormir à plusieurs reprises. Bon, j’ai été présentée à mes collègues – expédié en quelques minutes puisque sur les 11 employés, nous n’étions que 7 présents ce jour là ; Christine m’a emmenée déjeuner des sushis ; et j’ai eu droit à quelques introductions sur des sujets par-ci, par-là. Premières impressions : les gens sont très gentils, Christine qui doit en partie me former, adorable… mais je sens que les tâches vont être passablement administratives. Il y a un début à tout, pense-je avec un long soupir… Le soir, Gaëtan et moi rentrons ensemble, et pour lui cela fait tout bizarre qu’il n’y ait pas de lumière chaleureuse et accueillante quand il passe la porte. Eh oui, les temps changent…
Mardi, j’ai déjà quelques tâches en plus, toujours très basique pourtant. A midi, Gaëtan déjeune avec Yves et son assistant Lionel chez Muthus Curry… ET… j’ai l’honneur d’y être conviée, attention, maintenant je ne fais plus partie des femmes oisives qui bronzent à la piscine, haha, victoire ;-) L’après-midi nous célébrons l’anniversaire d’un de mes collègues – toujours aussi peu de monde, mais c’est l’ambiance parfaite pour briser la glace! Le soir, nous retournons aussi bien vite à la maison, passablement lessivés.
Mercredi, attention, mon chef René m’a proposé de déjeuner avec lui en guise de bienvenue « Japonais, ça te dit ? » - « Oh oui… » - « Ok, alors je vais t’emmener dans un restaurant où ils servent de tout, c’est un buffet, et c’est à gogo. » Très sympa et bon, mais évidemment on n’en mange bien plus qu’à sa faim, et la digestion l’après-midi provoque des envies de sieste indescriptibles… Bon, à partir de maintenant, je vais faire plus attention, ça ne peut plus durer ainsi! Le soir, toujours aussi flemmards, nous rentrons à la maison à pied… soudain le « Heimweh » m’envahit, étrange, ce sentiment qui va et vient sans crier gare…
Jeudi midi, c’est l’autre Vice President pour qui je travaille qui me convie à déjeuner. Chinois cette fois. J’ai oublié de vous dire que là où je travaille, il y a tellement de restaurants, qu’il sera impossible de tous les essayer. Les plus sympas se trouvent au Basement 1 (comprenez « -1 »), et l’on peut y apercevoir la « Fountain of Wealth » ainsi que la lumière du jour. Je préfère, c’est un peu de fraîcheur dans cette ambiance laborieuse et de consommation à outrance. Frantz m’explique un peu plus comment tout est organisé et géré – enfin dans les grandes lignes, histoire de ne pas tout confondre. C’est très gentil de sa part, il devrait vouloir faire un break pendant sa pause de midi… Son père était né à Singapour et avait fui l’invasion japonaise en bateau à vapeur, pour se retrouver au Royaume Uni puis en Suisse. Pendant 25 ans, jusqu’en 1965, il n’est pas retourné à Singapour. Lui a grandi en Suisse puis a décidé un jour de venir s’installer ici. Il parle couramment anglais, français et allemand et baragouine le mandarin ; quelle chance ! A la sortie du bureau, Gaëtan et moi partons nous balader le long de la rivière pour atterrir finalement au Bouchon, un restaurant français que nous avions repéré quelques semaines avant. Excellent dîner dehors au bord de l’eau… on reviendra !
Vendredi, le « Heimweh » s’est heureusement estompé pendant la nuit, ça va « nettement » mieux, comme dit papa. Au bureau, j’apprends qu’il va falloir que je passe des examens pour pouvoir donner des conseils en investissement aux clients. Good news - bad news… il va falloir bosser, mais quand je les aurai passés, peut-être que le travail deviendra vraiment intéressant ? Moi aussi je suis plutôt faite pour la clientèle dans ce genre de métier, je crois. Attention, ce soir il ne s’agit pas de partir en retard car nous allons à l’opéra voir la première de « La Traviatta ». Gaëtan avait déjà repéré ça avant d’arriver à Singapour… Spectacle que l’on pourrait qualifier d’exotique par ici. La mise en scène est des plus classiques, et la distribution en grande majorité asiatique. Nous y croisons Irene et Thomas, rencontrés à une soirée avant Noël. Un peu fatigués après coup, mais quand même avec assez de forces, nous nous installons au bar Indochine près de la maison, pour quelques instants de concert en direct.
A bientôt;-)
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