vendredi 15 février 2008

Bali et un peu avant...

Déjà le week-end du 2 février, il faut dire que les semaines commencent à passer de plus en plus vite, et que le blog ainsi que certaines tâches ménagères commencent à prendre un sacré retard. Je commence donc la journée avec… du blog, en attendant que Gaëtan veuille bien émerger ! Nous déjeunons avec quelques restes congelés de la pendaison et partons nous balader sur Orchard Road, à la recherche d’un cadeau d’anniversaire pour le neveu de Gaëtan. En fait pendant toutes ces semaines de libres, j’ai plutôt repéré les boutiques de mode et de déco que celles pour enfants. La tâche s’avère donc un peu difficile, mais Gaëtan a une idée derrière la tête : une Swatch ! En nous baladant, nous découvrons même un passage souterrain entre deux « shopping malls ». Oups, le temps a passé tellement vite, que nous sommes en retard pour nous changer… 3 minutes montre en main, cela relève du défi, mais nous y parvenons. Car « finalmente », nous avons réussi à agencer un dîner avec Marcos et Yolanda, et nous nous réjouissons beaucoup. Ils nous emmènent au Mutthus Curry de Little India, puis nous proposent de prendre encore le café chez eux. Yolanda termine des études d’architecture d’intérieur, inutile de dire que la déco de leur appart est faite avec une main de maître. Même la table du salon a été dessinée par elle… wow ! La soirée se termine bien tard, c’est vraiment sympa, et ils nous font tellement rigoler avec leurs histoires de mal de mer. On espère les revoir bientôt. ;-)
Dimanche, après un petit déjeuner consistant (toujours des restes de la pendaison… eh oui, il y en avait décidemment pas mal), nous nous rendons au Science Center que nous espérons plus orienté adulte et avec moins de propagande que le Discovery Center. On nous propose une partie de luge sur neige artificielle… Pour vous qui rêvez de plages et de beau temps, cela doit vous paraître impensable que nous puissions rêver de voir un peu de neige, mais nous aurions dû nous munir de pantalons longs et de gants. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois ! En attendant, ça grouille d’enfants de partout. Il faut dire que tous les jeux de l’entrée sont faits pour eux. En nous enfonçant, nous accédons à des expériences qui sont d’avantage destinées aux adultes, mais elles ne sont franchement pas très intéressantes… bref, nous rentrons un peu bredouilles. Aussitôt je me couche pour une sieste de près de 3h, car je dois avoir attrapé la « gastro » qui circule dans ma boîte. Pendant ce temps, Gaëtan suit la finale de tennis même si Federer ne joue plus, et se charge du repas que nous prenons ensuite devant un bon film.
Lundi, c’est la reprise du boulot, la deuxième semaine pour moi. Ca ne fait plus si bizarre le matin, mais c’est vrai que notre vie a changé depuis. Gaëtan déjeune avec son collègue Thobias et moi avec Daniel, celui des montres. Le soir, nous retrouvons Suzi et Marcel pour une pizza et bien des Campari-orange / bières pour accompagner cette longue soirée à l’italien du Chijmes.
Mardi 5 février, je déjeune avec ma collègue Christine et apprends qu’elle nous quitte à la fin du mois. C’est bien triste car elle est vraiment sympa et drôle quand elle n’a pas le nez plongé dans ses tableaux Excel ! Pendant ce temps, mon chéri prend sa pause avec un autre collègue, Roland. Le soir, je propose un cinéma et c’est comme ca que nous entrons sans trop réfléchir sur un film genre fin du monde, qui commence par une invasion d’araignées géantes dans la ville de New York. Eh bien, ce n’est pas souvent que cela a dû nous arriver mais nous sommes sortis vers le milieu de la séance.
Mercredi, nous déjeunons tous les deux avec Yumie dans un délicieux japonais de Tepan Yahki (ils font la cuisine devant vous, sur des plaques très chaudes), et je l’emmène ensuite voir un spa que j’ai découvert dans ma tour. Oh, que cela ne vous fasse pas tout de suite envie, il ne s’agit pas d’un spa luxueux, ici il y en a partout et pour tous les goûts. Celui-ci m’a l’air correct, avec une offre très raisonnable de 25 CHF pour 1h30 de bains et massages. Chic alors! Le soir nous dînons au Fish & Co, celui que nous aimons bien au Paragon ; j’achète encore un bouquin pendant que Gaëtan se commande une glace au stand de New Zealand Natural Ice Cream (trop bonnes celles-là, mais les Ben & Jerry restent tout de même imbattables), et enfin faisons notre sac pour Bali… car demain soir nous sommes pris !
Jeudi, pendant la pause, Gaëtan se promène dans les nombreux centres commerciaux qu’il y a autour de nos bureaux ; alors que je pars avec Franz, notre Compliance Officer, au fameux restau de sushis en bas du bureau pour une courte pause. Il y a pas mal à faire avant mon départ en vacances… quelle chance, une semaine de vacances après deux de boulot !!! Rhéa est en vacances avec une copine chez une amie d’enfance. Arrivées la veille de Genève, elles repartent bientôt pour l’Indonésie et c’est ainsi la seule opportunité de la voir. Cela fait tout bizarre de la voir dans ce contexte singapourien… Après un verre au Loof en compagnie de Gaëtan et de Giacomo, nous les emmenons à l’Indochine du Waterfront, c'est-à-dire en face de Boat Quay. Là, nous sommes accueillis comme des stars puisque Gaëtan avait préparé son « event » il y a quelques semaines en arrière chez eux. C’est vraiment sympa les amis, mais nous avons un vol demain soir… Bonne nuit et profitez encore de Singapour !
Cette fois, c’est Gaëtan qui me rejoint devant le bureau pour partir (eh oui, les temps changent même si c’est toujours moi qui ait la valise!) Nous n’avons pas des masses de temps d’avance, et c’est toujours la pagaille avec les taxis en temps pluvieux. Après dix bonnes minutes d’attente angoissante, le nôtre s’approche finalement. Petite parenthèse : ici, soit l’on fait la queue à une station en s’armant de patience, soit on en appelle un et c’est grâce au numéro de plaque que l’on reconnaît le sien. C’est un système très efficace, et personne ne pique le taxi d’un autre. A l’aéroport, nous tuons le temps en regardant des boutons de manchette pour les nouvelles chemises, ainsi que des lunettes de soleil. Nous croisons aussi une collègue de Gaëtan, Carmen, qui part faire du back-packing avec son mari en Tasmanie… Quel contraste dans l’attirail ! A la porte, et tout en mâtant les membres de l’équipage, qui eux sont déjà là, Gaëtan me fait remarquer qu’aucun avion ne fait mine de s’approcher. Effectivement, il y une petite confusion, et tout le monde repasse les contrôles d’une autre porte. Après un vol passablement agité de 2h30, il faut encore faire une longue queue pour les visas (25USD/personne pour une semaine), avant de retrouver notre chauffeur très souriant malgré l’attente. Nous montons dans son 4x4 pour un premier aperçu de la région endormie, notamment des vitrines illuminées de Séminiak. Le personnel de nuit de l’hôtel Villa Bali Asri nous accueille chaleureusement et nous emmène à notre villa. C’est magique ici, des vacances de luxe comme on en aura rarement je pense. L’entrée se fait sur des dalles posées sur un étang. A gauche, une petite cascade illuminée, en face le mur de la villa et sur la droite vers où on se dirige, on aperçoit tout de suite le jardin avec la piscine privative, au fond un lit recouvert et deux chaises longues sur la terrasse. On contourne ce mur pour tomber sur le salon – cuisine – salle à manger au style asiatique ; recouvert d’un toit mais ouvert sur deux des côtés. Sur l’une des tables, trône une magnifique corbeille de fruits. Au fond, on passe une porte en bois pour entrer dans la chambre, qui donne également sur la piscine avec une porte fenêtre. Ici aussi il y a une moustiquaire ! Puis on découvre la salle de bain : du jamais vu ! Elle aussi est ouverte sur l’extérieur, la baignoire et les toilettes se trouvent au milieu des plantes… et le mur de 3 mètres qui sépare du chemin vers les autres villas, ne fait certainement que cacher la vue ;-) (Comprenez que l’on entend tout…, ehem) ok… Après un petit tour du propriétaire, nous voilà installés sur le sofa à commander un petit en-cas. Je ferais bien un plongeon dans cette piscine, mais le personnel va réapparaître d’une minute à l’autre avec les brochettes satay… malheureusement, pendant notre repas (il est passé une heure du matin), un terrible orage éclate. C’est déjà assez impressionnant quand on est dans un immeuble, mais les sensations le sont encore plus dans une maison – comme au chalet par exemple – mais je peux vous assurer que là c’est incomparable. Non seulement le sol du salon et de la chambre sont à une marche du reste du terrain, mais en plus c’est parfaitement plat et entouré de murs. Avec la quantité d’eau quoi tombe, il y a fort à parier que nous risquons l’inondation. Il n’en fut rien pourtant : le sol de ce pays semble avoir une faculté d’absorption inégalable.
Après une nuit assez légère donc, nous découvrons un chef fort sympathique et en habit traditionnel en train de nous composer un petit-déjeuner exotique dans notre propre cuisine ! En plus de ça, le ciel s’est revêtu de couleurs gaies, la journée s’annonce bien ! Pendant que je prends quelques photos dans la villa, Gaëtan prend son premier bain dans notre piscine. Qu’elle est bonne cette eau, c’est le bonheur… L’envie de découvrir le coin nous prend, nous partons à pied direction le nord, par les petites rues en serpentine de Seminyak. Surprise : le fameux restau en bord de mer Ku De Ta est à 5 minutes de chez nous. Il nous a été recommandé par à peu près tout le monde… on ira, c’est sûr ! Nous marchons ainsi jusqu’au temple à côté du restaurant la Lucciola, en quête des festivités religieuses annoncées, mais ne trouvons rien. Ici la religion indoue prédomine largement, contrairement au reste de l’Indonésie. De là, nous pensions rejoindre la villa par la mer. Nous marchons presque une heure, les pieds dans l’eau, sans croiser grand monde. Quelques vendeurs de lunettes, montres ou cerfs-volants surtout. A peine un touriste, comment cela se fait-il en pleine période de « Chinese New Year » ? Où sont donc passés tous les touristes de l’aéroport ? L’île est grande, ils dorment peut-être encore ? L’air du large nuance agréablement la chaleur et l’humidité – pas de forte odeur de mer ici par contre. Nous continuons à trotter pour nous arrêter finalement devant une rue commerçante qui longe la plage. Difficile de marcher pied-nu sur le sable chaud… mais les pieds sont encore tout collants de sable pour remettre les chaussures. Un restau avec vue nous convainc, et nous commandons un repas simple avec jus de fruits frais. Je dois dire que cela contribue grandement à la différence avec l’Europe ; l’imagination des mélanges de fruits avec épices parfois est sans fin ; les saveurs de fraîcheur incomparables. A deux tables, des touristes se permettent de crier et de siffler les serveurs. Je sens une sorte de honte d’en faire partie monter en moi… Bonne nouvelle : Gaëtan est prêt à faire les magasins sur le chemin du retour… malheureusement, une panne d’électricité généralisée rend les petites échoppes étouffantes pendant un bon moment, et la balade se transforme ainsi en calvaire, puisque dehors il n’y a pas un souffle d’air non plus. Les boutiques sont plus alléchantes les unes que les autres, mais de nouveau, trop de choix empêche de prendre des décisions… Enfin de retour, et l’électricité heureusement rétablie, nous profitons de la piscine, des ventilateurs du salon, et de l’air conditionné de la chambre ! Le soir, nous nous rendons à la Lucciola, recommandé par Giacomo, pour un dîner romantique au son des vagues. Le dîner est bon, mais le meilleur c’est le dessert « dégustation », soit six pièces ;-) Cette nuit enfin, nous dormons d’un trait.
Dimanche matin, notre chauffeur Kadek nous prend après une succulente collation matinale (cette fois, Gaëtan a opté pour un pancake avec bananes et cannelle incorporées dans la pâte). C’est parti pour l’intérieur des terres ! Il nous débarque tout d’abord dans une galerie de peintures (bof) puis dans un atelier de sculpture sur bois avec un guide qui parle français et italien. Aux deux endroits, les collections présentées sont immensément vastes, et les prix typiquement pour touristes. Nous repartons les mains vides en direction du temple Goa Gajah (elephant cave). Pour y entrer, il faut normalement mettre un sarong, c'est-à-dire un tissu autour de la taille qui descend jusqu’aux pieds – mais dans celui-ci les pantalons longs de Gaëtan sont tolérés. Comme annoncés par Caro ainsi que par notre chauffeur, des guides s’empressent autour de nous pour nous proposer des explications… payantes, cela va de soi, mais ils ne vous l’annoncent pas! Méfiez-vous si vous y allez. Nous refusons donc et continuons notre chemin. Les sites sont composés de plusieurs temples, qui eux ne se visitent pas de l’intérieur pour les non indous. La grotte est belle, et il y fait frais, car sinon la marche dans un décor d’un autre temps nous fait littéralement dégouliner de sueur. Ici aussi il y a quelques rizières, et comme partout des vendeurs de spécialités locales – souvenirs à ramener ou boissons rafraîchissantes. Direction Ubud à présent, avec son « Monkey Forest Sanctuary ». Là le guide se joint à la visite et nous prévient de ne pas toucher les singes qui peuvent se montrer agressifs parfois (lui-même ayant déjà été attaqué selon ses propres dires). Pour la photo, je m’assieds sur un banc derrière lequel se trouvent quelques singes. Sans crier gare, l’un d’eux monte sur mes épaules, puis sur ma tête. « Attention, ferme tes yeux, il risque de te griffer ! » me lance Gaëtan tout en mitraillant avec son appareil photo. Je ne suis pas uniquement sa cible d’ailleurs… cela devient vraiment drôle, surtout que l’animal se promène sur moi, me décoiffe et ne semble guère se soucier des spectateurs. J’avoue que je n’étais pas vraiment rassurée, et que pour une fois je ne me souciais pas tant de l’objectif. Evidemment, les photos sont d’autant plus naturelles et réussies du coup ! Le site est vaste, il y a des singes partout. Dans une petite marre, certains s’amusent comme des enfants, font des « bombes » et se poursuivent en éclaboussant partout ; plus loin une famille s’occupe des plus petits, un mâle bien dodu fait tranquillement la sieste sur un rebord… Trois femmes qui tiennent un stand défendent ardemment leurs bananes à coup de bâtons et injures balinaises. Je serais volontiers restée plus longtemps à les observer, c’est fou ce qu’ils sont agiles, ce qu’ils ressemblent à des humains avec leurs expressions sur le visage et leur façon d’utiliser les mains. Nous déjeunons au « Bebek Bengin » (le Dirty Duck), un restaurant qui s’étale sur plusieurs maisons en plein champs. Le canard étant leur spécialité, nous attaquons chacun un plat différent. Selon Gaëtan son plat est bon, mais il n’y a pas grand-chose à manger à force de cuire et recuire son canard. Tant et si bien qu’il lorgne mon magret au vin rouge depuis le début… mmh, aurai-je pitié ? Nous visitons ensuite la partie publique du palais royal. Composé de plusieurs maisonnettes avec à chaque fois un petit salon de réception à l’image du nôtre (c'est-à-dire juste couvert), il est très original. Par la porte entre-ouverte du garage, nous apercevons plusieurs voitures, dont un coupé Mercedes (il faut dire que les voitures européennes sont un véritable luxe ici). Petite ballade d’une heure dans le marché puis parmi les rues commerçantes. Etonnamment, leur boutique Polo offre des habits (de la marque ??) à des prix imbattables. Nous aurions dû d’avantage en profiter, c’est sûr. Ici les gens sont vraiment gentils, comme la ville semble bien vivre du tourisme, les commerçants ne vous embêtent pas. Et les habitants vous saluent volontiers juste pour le plaisir. L’un d’entre eux est même prêt à nous suivre lorsque nous lui demandons notre chemin. Sur le chemin du retour, nous faisons encore une halte à Pura Taman Ayun, où nous assistons à un spectacle inattendu : en effet, comme c’est un jour de congé et de célébrations, toutes les familles des alentours semblent s’y être donné rendez-vous. La plupart des adultes sont assis dans l’herbe, les bambins s’amusent, les jeunes amoureux se promènent main dans la main… ça crie de joie de partout et nous sommes les seuls touristes. Non seulement la foule n’impressionne pas tant que cela, mais l’ambiance nous transporte de joie en éveillant probablement l’enfant qui sommeille en nous. C’est authentique ici, et ça nous plaît ! Le retour se fait un peu long, nous sommes épuisés mais contents. Le ventre un peu lourd, nous décidons de ne pas dîner – une mandarine et deux bananes du panier feront l’affaire. Le ciel se fâche à nouveau, mais nous sommes un peu plus rassurés aujourd’hui.
D’autres excursions pour cette journée du 4 février… cette fois ce sera la presque-île du sud ! Kadek nous propose d’abord Benoa pour ses sports aquatiques aux prix touristiques évidemment, et le lieu n’est pas vraiment beau. Direction Nusa Dua alors, dans un complexe touristique avec plusieurs « resorts » hôteliers et un immense centre de boutiques. L’entrée est gardée par des policiers, et contrairement au reste de l’île, les routes sont non seulement parfaites, mais les bords magnifiquement décorés de plantes et d’arbres. Quelques touristes de plus qu’à Seminiak, mais très peu finalement. Nous marchons sur une colline verdoyante et nous promenons le long de deux plages. Nous pensions trouver des chaises longues… avec serviette de bain. Erreur ! C’est dans le centre que nous allons en acheter pour la plage suivante. Malheureusement, d’après notre chauffeur, celle recommandée par Giacomo a été rachetée pour construire un complexe hôtelier depuis peu. Il nous emmène à une autre non loin et d’où l’on peut admirer un temple perché sur une falaise. Une cinquantaine de touristes se concentre sur les chaises longues d’un petit restaurant. A part un groupe d’italien, les gens sont terriblement vulgaires ici. Berk ! Après une courte baignade, nous replions bagages à l’arrivée d’un orage. Le temple d’Ulu Watu se trouve bien loin de l’orage, c’est notre prochaine visite. Ici, le port du sarong est obligatoire, et les singes sont vraiment agressifs, paraît-il. A nouveau nous refusons de nous faire accompagner par un guide, mais je prends quand même un petit bâton à la main au cas où. Depuis le haut des falaises, la vue est magnifique, et l’écho reporte le bruit des vagues bien distinctement malgré la hauteur. Bien décidés à ne pas manger dans des restaurants conseillés par nos guides depuis l’aventure du Cambodge, nous acceptons de nous arrêter dans un restaurant typique de poissons grillés sur Jimbaran Beach, mais prenons uniquement un délicieux cocktail alcoolisé. La plage est très vaste ici, toujours pas plus de touristes. Ca commence à nous sembler un peu bizarre tout de même. Depuis là, on voit la piste d’atterrissage de l’aéroport qui s’avance sur la mer. Nous arrêtons notre excursion un peu plus tôt que prévu, car une forte pluie vient tout gâcher autour de 19h. De retour à la villa, pour une petite sieste, car le Ku De Ta n’a de table que pour 21h. Plusieurs gardes surveillent l’entrée, l’un d’eux promène un engin qui sert à détecter des bombes sous notre taxi. Au début, je me demande si ce n’est pas une ingénieuse invention marketing qui irait de paire avec le nom du local, mais finalement cela se veut probablement plus rassurant que comique. Serait- ce suite aux bombes de 2002 ? Toujours est-il que les prix sont relativement cher, c'est-à-dire européens. Mais je peux vous assurer qu’autant le bœuf de Gaëtan que mon plat de la mer valaient la peine : langouste, crabe, coquilles saint jacques et encore deux autres poissons délicieux. Plus de place pour goûter au quatuor de crèmes brûlées de mon chéri ;-) Depuis notre table, on entend une mer terriblement agitée, que l’on distingue d’ailleurs à peine à travers l’épais rideau de pluie. Déjà pendant le dîner, Gaëtan ne se sentait pas très bien du ventre ; heureusement le temps se calme un peu, et nous dormons mieux.
Mardi, après un petit-déjeuner tardif et quelques baignades dans notre piscine, nous nous engouffrons dans un taxi pour Kuta, à quelques km seulement de Seminiak. Les mots me manquent pour retranscrire notre impression. Nous avons d’abord fait quelques boutiques, où nous avons découvert une contrefaçon de sac Hermès pour quelques « peanuts », puis une rue de petites échoppes avant d’arriver sur la plage. Kuta, selon les dires, c’est la ville des surfeurs. C’est plutôt la ville du tourisme bon marché, celui des gens qui prennent plaisir à se faire masser les pieds par les locaux, assis sur une chaise de plage, bouteille à la main et musique dans les oreilles/ bouquin ouvert. Je ne saurais expliquer le pourquoi de façon précise, disons que j’ai l’impression qu’ils sont là pour se faire servir le temps de vacances ; et que c’est sans gêne, sans égards, sans humanité qu’ils traitent les locaux. La plage ne nous inspire donc pas beaucoup, nous cherchons un endroit plus retiré, plus calme pour nous poser. Le Hard Rock Cafe est justement situé le long de la plage, c’est là que nous allons partager un hamburger. Encore une petite ballade dans un centre commercial non loin, mais décidemment cette ville ne nous inspire pas. Nous reprenons un taxi pour Seminiak et nous arrêtons au Body Works, un spa recommandé par Suzi et Marcel. Comme il n’y a pas de place avant plus d’une heure pour les massages, nous décidons de nous faire d’abord couper les cheveux. Pensiez-vous sincèrement que cela pouvait prendre moins de temps chez une fille que chez un garçon ?! Je n’en revenais pas… et le tout pour environ 10 CHF ! Massage ensuite, mais c’est un peu décevant, surtout après l’expérience extraordinaire de Bintan. Nous faisons quelques magasins tout près, décidemment c’est sans fin à Seminiak –mais rien de concluant ! Retour à la villa en taxi. Le soir, nous dînons français au Café Warisan, encore un excellent restau recommandé par Giacomo.
Mercredi, nous partons autour de midi avec notre guide direction le nord. Nous avons les deux toujours un peu mal au ventre, et ne parlons guère pendant le trajet de près de deux heures. Passage à travers un village qui semble plus authentique que ceux en bord de mer, petite halte à mi-chemin de la montagne avec une vue magnifique sur les rizières en terrasse, puis arrivée au temple de Besakhi, qui s’étend sur plusieurs mètres de dénivellation. Ici les prétendus « guides » vous harcèlent jusqu’à ce que vous cédiez. Heureusement, prévenus par Caro et Vincent, Gaëtan tient bon et ne se laisse pas influencer. Je suis même impressionnée de sa façon de s’en défaire. Tout un groupe de jeunes indous sont venus prier et déposer des offrandes. Hommes et femmes, ils sont tous très gracieux dans leurs tenues. Le guide ne pouvait soit disant pas venir garer la voiture très près de l’entrée, nous prenons donc pas mal de temps à le rejoindre, et il commence à pleuvoir quelques fines goutes, un peu comme en Angleterre. Sur le chemin nous nous arrêtons successivement à un point de mire du fameux lac Batur – cela me rappelle un peu le Lago Maggiore ; dans une plantation de fruits et épices, et devant une vue célèbre de plantations de riz. La région est spécialisée dans la vente de fruits, et de toutes sortes de produits artisanaux qui ont l’air très attirants. Mais pas de halte shopping cette fois, car nous avons une réservation au Mozaic : un des meilleurs restaurants de l’île ! Le service est composé d’habiles jongleurs, le menu d’un recueil de six poèmes, d’une exquise délicatesse. Excellente soirée, nous avons fait connaissance avec le manager ainsi que le chef français dans ses cuisines.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, Gaëtan est très malade et se lève plusieurs fois. C’est terrible d’être malade en vacances… vous avez certainement déjà dû en faire l’expérience une fois, seulement nous, cela nous arrive systématiquement. Jeudi matin, nous annulons donc l’excursion et tâchons de rester tranquilles. Moi non plus ça ne va pas très fort… nous restons tranquillement à la maison jusqu’en milieu d’après midi ; faisons un peu de shopping et terminons allongés sur la terrasse du Ku De Ta à regarder la mer et les clients plus snobs les uns que les autres. Une heure plus tard, il se met à pleuvoir et nous rentrons en taxi. Nous avons toujours mal au ventre et passons finalement la soirée devant la télé et un dvd (avec un plat de riz pour deux qui suffira amplement).
Vendredi 8, c’est enfin le jour du départ. C’est fou, mais on se réjouit de rentrer, et vous n’imaginez pas à quel point. Non seulement on est malades (surtout Gaëtan), il n’a pas arrêté d’y avoir des orages ; et en plus on a collectionné les piqûres de moustiques malgré nous être continuellement aspergés d’anti-moustique, avoir utilisé leurs « machins » à brûler et finalement aussi un anti-moustique électrique. Je me demande bien qui a instauré cette perspective que nous avons tous des vacances « reposantes ». Que celui, qui une fois au moins, est revenu parfaitement reposé des siennes nous donne le secret ! Comment l’effet marketing fait-il que nous ayons tous une image aussi paradisiaque (genre lune de miel idéale) de Bali ? Franchement c’est une chouette île, avec de beaux paysages, et des gens très gentils, mais les plages sont loin d’être celles de sable fin - peut-être qu’au nord si, mais nous n’y avons finalement pas été. Probablement que nous nous sommes tellement acclimaté au charme asiatique qu’il en faut à présent bien plus pour nous impressionner. L’avion n’est que tard le soir, nous allons quand même faire l’effort de visiter le temple Tanah Lot, une excursion de même pas deux heures. Cette fois, nous avons un nouveau chauffeur, pas si loquace, mais pas moins sympathique. Le temple en question est situé en partie sur une île minuscule, où l’on n’accède que par marrée basse. C’est très beau, mais il fait une chaleur vraiment étouffante et nous ne tenons pas longtemps. Même les boutiques ont perdu de l’intérêt à nos yeux. Retour donc à la villa pour une petite baignade. Nous partons ensuite sur la plage pour déjeuner tardivement car nous rentrerons très tard à Singapour. Il se met à pleuvoir quelques goutes… « vite, rentrons ! » J’ai encore tout juste le temps de faire une manucure un peu ratée mais bon pour ce prix de 9CHF… et c’est parti. Le soulagement, enfin ! Nous sommes si contents de retourner à Singapour, surtout que nous avons encore tout un week-end pour profiter et nous reposer. Au départ, il faut encore payer une taxe de touristes : quelle arnaque, décidemment ! Le vol bien que ponctuel est long ; et nous arrivons bien à bout, à 2h du matin.

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