mercredi 19 mars 2008

La pendaison de crémaillère et l'expo grecque du Louvre

A la pendaison de crémaillère...
On boit du champagne!
Une des plus belles pièces de la collection (à notre goût)
Athénaz, ca vous rappelle pas des bouquins d'Histoire?
Apollon dans l'entrée du musée...

L'après Phuket

Le grand jour du « paintball » arrive enfin, c’est ainsi que le grand guerrier Gaetano el Barbudo quitte courageusement la maison, non sans un attirail approprié. Pendant ce temps, sa plus fervente admiratrice effectue quelques longueurs à la piscine, avance dans son bouquin puis dispute une partie de tennis avec Yumie. Quelques trois heures plus tard, Gaetano el Barbudo arrive triomphalement avec deux énoooooormes bleus qui changeront de couleur plusieurs fois par la suite. Une chouette expérience, bien du plaisir à ramper, mitrailler et éviter les attaques… Une fois le Barbudo décrassé et ses habits dans la machine pour un programme spécial, nous entamons une promenade amoureuse sur Orchard Road. Après 20h, la plupart des magasins sont quand même fermés au début de la rue. D’un côté c’est un peu rassurant. Nous terminons par dîner indien au « food court » de Wisma Atria.
Dimanche matin, nous avions parlé de faire un déjeuner avec Franz et sa famille chez nous. « Midi ??? », parlons plutôt d’un brunch alors… Trois salades, une ciabatta achetée en dernière minute et une tarte au citron accompagnée de mini toblerones qu’ils nous ont gentiment apportés avec une bonne bouteille de vin : mmmh, miam miam ! Rachel, sa femme, est Singapourienne et enseigne l’Anglais dans une école privée. Sa fille Caroline n’a que huit ans et demi mais est déjà si réveillée… elle parle Anglais, Mandarin et Français. Nous passons ainsi plusieurs heures à faire connaissance et échanger nos impressions d’ici et d’ailleurs. Après avoir rangé puis traîné un petit peu rien que les deux, nous entamons une ballade en passant par une colline au dessus d’Orchard Road. Nous entrons d’abord dans un chouette magasin de décoration, puis dans un des plus beaux hôtels de la ville à ce qu’il paraît – et dont la première fonction était celle de Club Allemand. Plus tard, nous croisons David dans la rue, qui comme chaque dimanche vient inspecter sa boutique Mauboussin à Ngee Ann City. Nous terminons au cinéma à voir un film pour enfants.
Encore un lundi à déjeuner avec Yumie et Sonja, mais c’est peut-être la dernière fois, puisque Sonja rentre en Suisse bientôt et compte voyager un peu avant. Cette fois, nous nous retrouvons au petit bistrot de sandwichs sous le Credit Suisse que Gaëtan m’a montrée l’autre jour. Un bon compromis puisqu’elle se trouve à mi-chemin pour nous trois. Les regards des deux célibataires se posent souvent sur certains des passants, quant à moi j’attends de croiser celui de mon amoureux qui devrait peut-être passer après son déjeuner avec Yves… Le soir, j’ai à nouveau rendez-vous avec Yumie pour notre spa que nous avions réservé à prix dérisoire avant « Chinese New Year ». C’est assez décevant, en fait. Puis, nouvel épisode de la série sur la Deuxième Guerre Mondiale, mais cette fois ce sera sans moi. Mon bouquin – même si j’en connais le dénouement – me semble plus passionnant.
Depuis mardi 11 mars, le pull en laine de Gaëtan reste au bureau la nuit et m’est bien pratique la journée. Avec le temps de cochons qu’il fait, le vent qui traverse parois ainsi que fenêtres, et la clim que l’on ne peut régler, il me semble qu’il fait plus froid que dans notre bureau d’Antiquorum en plein hiver ! Notre informaticien est venu régler les ordinateurs pour les deux nouveaux qui arrivent bientôt : Nancy, qui sera assistante administrative et Jason, le nouveau comptable. René est d’accord aussi pour que je change de place, chouette car j’aurai une belle vue depuis sa fenêtre. Nous descendons rapidement au Carrefour pour quelques courses avec Franz et déjeunons sushis à l’étage tout en bavardant longuement. Ces derniers soirs, nous sommes un peu fainéants avec Gaëtan et ne sortons guère. C’est aussi un peu la faute du temps quelque part.
A midi nous déjeunons tous les deux avec David de Mauboussin au Teppan Yaki, cette cuisine japonaise qu’ils font devant vous. C’est bon, mais lent et cher. Les conversations vont bon train avec David, sur l’horlogerie en général, sur sa marque et l’entreprise de Daniel dans laquelle il a passé quelques temps et qui vient de se faire racheter. Le soir, nous avons probablement à nouveau regardé un peu la télé, consulté nos mails et fait quelques téléphones. Je ne m’en rappelle pas très bien.
Jeudi nous avions Yves et sa femme Aldina pour dîner à la maison. J’essaye de varier un peu les dîner, mais ce n’est pas toujours facile sans mes nombreux livres de cuisine, qui sont presque tous restés à Genève. Pendant que je m’affère en cuisine, Gaëtan comme d’habitude dispose la table et prépare l’apéritif. J’aime bien cette complicité. Très sympathique soirée en leur compagnie, c’est la dernière fois qu’on les voit avant l’accouchement en Suisse… Ils nous racontent un peu leur histoire sur comment ils étaient venus pour une année, et ont décidé de rester ici finalement. C’et vrai que le cadre est idéal pour élever des enfants, mais c’est dur aussi pour la famille de ne pas les voir grandir.
Vendredi, c’est un peu la course, mais je prends le temps d’aller nager à midi. En effet nous avons une piscine et deux courts de tennis entre ma tour (qui est la no 3) et la tour no 2. C’est impressionnant de lever la tête de l’eau et d’apercevoir ces tours imposantes qui brillent au soleil. La nouvelle assistante, Nancy, arrive lundi et j’ai un tas de trucs à terminer afin de prendre le temps pour lui expliquer toutes les tâches. Il va falloir improviser, car je n’aurai certainement pas le choix de retravailler les notes de Christine décorées avec mes annotations gribouillées. Le soir je sors un peu tard et rejoins le chouchou 2 à la maison. Là, Gaëtan m’apprend qu’il a perdu un plombage, et qu’il va falloir trouver un dentiste rapidement. Sans me changer, nous descendons demander l’avis de la réception puis repartons illico en direction du Fullerton Hotel. Après quelques hésitations, nous dînons au Saint-Julien, qui est un restaurant très chic et aux plats très raffinés. Nos voisins de table se font charmer par deux serveuses. Qu’il est facile d’augmenter un peu l’addition après tant de flatteries, et nos deux gus qui ne se rendent pas compte du piège… derrière moi un couple très élégant – lui italien, elle de l’est probablement – que je ne peux donc malheureusement pas observer. Nous entamons ensuite une ballade à travers quelques rues désertes de la City, avant d’atterrir dans un pub irlandais pour terminer la soirée.
Samedi, Gaëtan peut crier victoire car enfin je me remets à faire des grasses matinées. Nous traînons un peu à la maison le matin, pendant que je prépare quelques plats à emporter à la pendaison de crémaillère de Stephen et Nicole, puis sortons chacun de notre côté pour quelques emplettes. Je rejoins Gaëtan un peu plus tard, on lui cherche de nouvelles baskets et ce n’est pas une mince affaire. Soit les modèles présentés sont immondes, soit ils n’ont pas sa taille. C’est désespérant ! Juste avant de quitter le centre, nous croisons Martina et son copain et décidons de nous voir le lendemain. Lorsque nous arrivons à la pendaison de crémaillère, la fête bat déjà son plein et nous sommes pratiquement les derniers. Pas étonnant avec moi, n’est-ce pas ? Nicole nous montre un peu la maison, très bien décorée d’ailleurs – évidemment, il est architecte. Au début c’est un peu difficile, nous ne connaissons personne d’autre… mais les conversations autour du canapé sont plus animées et nous faisons la connaissance de quelques couples. Tous d’une autre génération. Une dame m’explique comment son garçon lui demandait de lui expliquer la neige qu’il n’avait jamais vue… et comment il s’est jeté dedans la première fois en hurlant de joie. Un professeur nigérien nous raconte, lui, que c’est un peu difficile de voyager en Asie avec un tel passeport, et qu’ils n’ont donc pas eu la chance de découvrir beaucoup des alentours avec sa famille.
Dimanche, mon score d’heures de sommeil s’améliore toujours, mais cette fois, Gaëtan dort encore à point fermé quand je pars faire un tour au Paragon et nous acheter des croissants à tartiner avec la merveilleuse pâte Ovomaltine qu’Alan nous a ramenée. Dernier jour de l’exposition du Louvre sur les sculptures grecques, nous ne pouvions rater ça ! Et c’est parti pour le Musée National d’Histoire, qui abrite quelques autres petites collections. Nous faisons une pause à la cafétéria qui sert des jus de fruits délicieux et très désaltérants, je ramène un t-shirt aux motifs chinois pour Gaëtan et nous terminons assez tard dans l’après-midi. En tous les cas, le Musée de la Civilisation Asiatique, ce ne sera pas pour tout de suite ! Retour vers la maison, après avoir encore été au Mount Elisabeth Hospital pour trouver le dentiste, je fais quelques longueurs et nous nous préparons pour sortir dîner avec Martina et son ami au Dim Sum du Paragon. Au lieu de rentrer ensuite, nous faisons une dernière tentative pour les baskets et finalement en ramenons une paire.
Lundi matin, Nancy est déjà là quand j’arrive. Elle a l’air très gentille et pleine d’énergie… tant mieux ! Je commence mes explications et ne semble pas me débrouiller trop mal. Nous avions prévu une pause petit-déjeuner afin de la présenter aux autres, et c’est ainsi que nous allons faire quelques courses au Carrefour. Un peu comme d’habitude, j’ai prévu trop de choses, mais bon… Nous déjeunons ensuite avec elle, Franz, Brian et Marcel que je voulais présenter à Brian et Franz. Il cherche toujours un travail, et eux pourraient être de bons conseils… j’apprécie leurs disponibilités. L’après-midi passe vite, entre ce que je montre à Nancy, et le plus pressé auquel il faut parer. Je l’emmène ensuite faire un tour pour se familiariser avec les facilités de nos tours. Le soir, nous ne faisons pas grand-chose.
Mardi matin, grand jour, au lieu de partir au bureau, je vais au Ministère de l’Emploi, retirer mon nouveau permis de travail… munie de mon bouquin, je m’assieds dans l’immense salle bondée de gens, mais moderne, avec air conditionné et une quantité de chaises pour s’assoir. Je repense à cette époque où nous faisions la queue à Madrid pour nos permis de résidence – rien à voir, quelle différence d’ambiance! L’attente dure environ une heure, mais elle passe vite grâce à la lecture. La dame qui m’accueille est souriante et très sympathique. Revenez dans trois heures au plus tôt, ce sera prêt. Je fais un saut au bureau, car j’ai quelques « deadlines » pour aujourd’hui. Explique encore quelques détails à Nancy. Heureusement qu’elle a de la lecture avec le « Compliance Manual » très volumineux… car je les abandonne l’après-midi, cette fois pour de bon. Je déjeune rapidement avec Gaëtan, passe chercher mon permis (cela va très vite pour cette opération-là) et rentre à la maison avec un mal de tête à hurler… ça y est, je suis malade, et pour de bon ;-(

Phuket II

Vanessa et Alan, je pense qu'ils auront changé de couleur dans un mois...
Les seules traces du tsunami à Kata beach
Toutes belles pour le diner...
au restaurant de l'hôtel
L'hôtel à l'air d'être au milieu d'une jungle!

Phuket I

Le premier diner au Boat House
La piscine de l'hôtel et son bar...
Les chouchous dans le jacuzzi
Vous vous souvenez de Alerte à Malibu? Ben c'était pas moi...
Les doigts de pieds en éventail au coucher du soleil à Kata beach

PHUKET

Nous arrivons bien tôt au budget terminal de l’aéroport singapourien – quel contraste, en matière de déco, on se croirait dans un immense hangar. Par contre pour ce qui est de l’efficacité et de la gentillesse habituelle d’ici, tout y est. « Good flight Miss Moser » me lance la dame qui contrôle nos passeports… Nous nous installons à une table pour un café, tandis qu’à côté de nous une bande de jeunettes attaquent un bol de pâtes en soupe. L’odeur nous arrive bientôt aux narines… « Pitié, pas si tôt le matin !!! » Les magasins ne sont pas très nombreux ici et nous avons bien vite fait le tour. Heureusement Tiger Airways, que nous prenons pour la première fois, est très ponctuel. Le voyage passe rapidement, et il fait beau à l’arrivée… ouf, car à Singapour ils annonçaient du mauvais temps. Après une heure de trajet avec le chauffeur de l’hôtel, nous voici au Sawasdee Village. Le goût du « chouchou 2 » (Gaetan) est toujours sans faille, il s’agit d’un complexe avec une trentaine de chambres, une belle piscine avec son bar, un magnifique restau et un spa très accueillant. Nous prenons notre « welcome drink », posons nos affaires et petit-déjeunons en face. Nous sommes à quelques minutes à pied de Kata Beach, vite les maillots et c’est parti. Il fait drôlement chaud, difficile de marcher sur le sable à la recherche de deux chaises longues. Quel attroupement aussi, ils semblent tous plus rouges les uns que les autres. Nous voici enfin installés à côté de suédois ; puis, rapidement dans l’eau. Tout se passe bien jusqu’à ce que je me fasse piquer par quelque chose d’inconnu, d’imperceptible et à plusieurs endroits sur une jambe. Aucune trace par contre, et les démangeaisons partent vite. Je ne suis pas la seule, Gaëtan aussi lors de notre deuxième baignade. Bizarre ce truc… Nous entamons une partie de « freeze bee », pour nous sécher, mais y renonçons rapidement à cause du soleil qui tape. Bon, assez « cuit », rentrons nous rafraîchir ! L’hôtel offre un petit thé avec biscuits à ces heures, on les savoure gaiement avant de profiter de quelques instants à la piscine. En début de soirée, nous faisons une petite virée au spa, qui n’est pas mal du tout, même si celui de Bintan restera certainement à jamais inégalé. Puis, nous dînons agréablement à l’ancien Club de Voile au son des vagues, et rafraîchis par une petite brise. Au loin quelques éclairs illuminent la mer. Quelle ambiance du tonnerre, qui se termine par l’un des desserts préférés de Gaëtan : la crème brûlée !
Dimanche matin, après un copieux petit-déjeuner, nous traînons au bord de la piscine, dans l’attente d’un signe d’Alan. Gaëtan ne tient plus en place, il se réjouit tellement… Un petit tour près de l’hôtel, un massage des pieds dans un petit salon non loin, un thé/ biscuits puis une glace plus tard… le voici enfin arrivé avec sa copine Vanessa. Atterris à Singapour la veille, ils ont encore un peu le jet lag, mais sont si heureux de voir le soleil. Rapidement, ils s’organisent pour laisser leurs affaires dans la chambre et nous partons en direction de la plage. Les récits sur leur voyage et leur premier soir avec Lionel accompagnent le coucher de soleil. Sur le chemin du retour, nous proposons aux garçons d’aller s’installer au bar de la piscine pendant que nous faisons quelques boutiques. Vanessa y trouve une jolie robe noire, et je réalise en marchandant à quel point mon anglais s’est adapté à la façon asiatique. Nous rejoignons les deux un peu plus tard pour un petit apéro avant de nous retrouver tous à dîner à l’hôtel, invités par eux deux. On y mange très bien, et je ramène une idée pour cuire le poisson : eau, citronnelle et huile. Excellent et sain à la fois !
Lundi matin, l’idée de la copieuse sélection du petit-déjeuner qui nous attend me donne des forces pour faire quelques longueurs… nous nous retrouvons bien tard tous les quatre au brunch. Installés dans nos coussins, avec eux en face et encore un peu endormis, nous nous amusons à la vue d’Alan qui n’en finit pas de goûter aux différents plats. Encore un peu de piscine et il est bientôt temps de partir à l’aéroport, pendant qu’eux se dirige vers l’embarcation qui les mènera à Koh Phi Phi Island – une île paradisiaque au sable fin paraît-il. Rentrés assez tôt, nous défaisons rapidement nos bagages pour une fois, sortons acheter quelques sushis et entamons un chapitre de la série sur la Deuxième Guerre Mondiale.
Mardi… ah, heureusement une semaine de quatre jours ! Au bureau c’est tout bizarre il n’y a plus que Franz et moi puisque René est parti trois semaines en voyage. Il m’accueille avec un paquet de vitamines C, comme il dit, des chocolats en réalité ;-) Nous passons notre soirée devant Rabbi Jakob, quels bons souvenirs et qu’il est drôle ce Louis de Funès. Je réalise aussi qu’il me rappelle un peu mon grand-père par certains moments, entre son physique et son espièglerie.
Lionel nous averti le matin qu’il est malade et ne pourra pas venir dîner… peut-être le lendemain. Ok, je fais alors quand même les courses en prévision et déjeune quelques sushis rapidement au bureau tout en effectuant des recherches sur internet. Le soir, avec une salade pour contrebalancer le dessert, je prépare une imitation de notre plat préféré avec les parents et Pierre lors de notre voyage à Madeire : des mangues à la crème, légèrement réchauffées avec un peu de Cointreau. Quels bons souvenirs !
Le lendemain, nous déjeunons tous les deux au petit bistrot de sandwichs sous le Credit Suisse, je goûte à leur délicieux « Salmon Wrap » et au jus de mangue frais dont j’entends parler depuis plusieurs semaines. Et le soir, nous accueillons Lionel qui va mieux. Il nous a gentiment rapporté des chemises de Bangkok, notre guide de voyage, le paquet de Judith qu’Alan lui avait laissé et son Monopoly aussi. Ca fait longtemps qu’on ne le voyait plus, et nous avons bien plaisir de passer la soirée avec un francophone !Vendredi nous déjeunons – toujours des sushis – avec Lionel. Il part le lendemain pour deux semaines de vacances avec son frère… pas sûr qu’il ait du beau temps partout malheureusement. Le soir, nous retrouvons Stephen et Nicole pour un verre au Divine. Un bar incroyable dans le lobby d’une immense tour un peu particulière. Le cadre est presque un peu formel, mais l’ambiance y est entre la musique en « live » et les serveuses qui sont en fait des anges, et qui grimpent à l’aide d’une corde pour aller chercher les bouteilles dans des vitrines perchées à plusieurs mètres au-dessus du sol. Après les avoir quittés, nous faisons notre première sortie en boîte ici : à l’Attica. Bien malin, Gaëtan nous évite toute la queue en s’adressant très poliment mais avec beaucoup d’assurance au gardien. J’en suis épatée ! Cette boîte est composée de deux salles et d’une terrasse en plein air. Plusieurs ambiances donc. Quel plaisir que de redanser et de découvrir cette ambiance dont on nous a tant parlé.

Pic nic à Sentosa

Sasha et Ines
La tartine du chef!
Le nouveau système de régime à Singapour
La classe au Café Del Mar

PIC-NIC A SENTOSA

Samedi, je me lève de bonne heure… responsable d’un pic-nic improvisé, il faut faire quelques préparatifs avant le départ. Nous avons rendez-vous à nouveau sur cette île de Sentosa, dont vous allez bientôt finir par vous lasser… ;-) Les uns puis les autres arrivent, Yumie débouche une bouteille de rosé mousseux, Ines sort sa tresse, et Suzi des boissons pendant que les garçons commencent quelques jeux sportifs. Le buffet fait bien envie. Le soleil tape fort par contre… encore un peu de freeze bee sur le sable brûlant avant de nous réfugier à l’ombre de la terrasse du Café del Mar, à siroter quelques boissons bien désaltérantes. Puis nous rentrons chacun de notre côté. Une petite partie de tennis pour nous deux, avant une après-midi ciné. Décidemment, ça devient une drogue !
Dimanche matin, Véronica la mexicaine a prévu de venir jouer au tennis à la maison. Sans le savoir, elle me rend le plus grand service en m’annonçant une heure puis encore trente minutes de retard (il y a donc pire que moi !!!!), car j’ai bien de la peine à me lever. Quand elle arrive, je réalise qu’elle est encore à moitié saoule à cause de la nuit d’avant, une soirée mexicaine, me dit-elle. Mais malgré cela, elle ne joue pas mal du tout et surtout avec bien de la force, exactement ce que je recherche chez mes partenaires. En la quittant, je vais chercher un cafè latte au Paragon, où je rencontre Alexandra et Renato en compagnie d’un ami. Je m’assieds avec eux quelques instants et apprend qu’elle a fini par acheter la montre Mont-Blanc dont elle rêvait, mais avec un discount de 30%... c’est le maximum que l’on peut obtenir, ici ce genre de biens se marchande. Les discussions auraient pris plus d’une heure, selon son mari. « Elle est terrible en affaires » rajoute-t-il. Nous passons l’après-midi devant la télé avant de retrouver Claudio au fameux restau français que nous voulions essayer pour la Saint-Valentin. La cuisine n’est pas mauvaise, mais pas exceptionnelle non plus. Par contre nous nous souviendrons du moment où Claudio nous a annoncé qu’au lieu d’un bébé… eh bien ils attendent des jumeaux, pour septembre prochain !!! « Deux à la fois… » Il a déjà fait le calcul du prix de revient des couches-culottes pour deux bébés pendant un an ;-)
Lundi, déjeuner avec les filles. Rien de spécial. Le soir nous sortons à nouveau au cinéma. Avec cette cadence et le temps passé depuis – eh oui, j’ai un peu de retard – difficile de se rappeler de ce que nous avons vu. Ou alors était-ce cette fois où nous nous sommes pointés à l’improviste devant la billetterie, mais n’ayant rien retrouvé, nous avons rebroussé chemin ?
Le mardi 26, une fille de la réception de nos locaux m’avait proposé de déjeuner avec elle et une de ses collègues. L’une est indienne, l’autre malaysienne… leur accent est très prononcé, ce n’est pas toujours facile de capter ce qu’elles racontent. Toutes les deux mariées, même que l’une est enceinte du deuxième… elles ont pourtant l’air si jeunes mais ont 3 et 5 ans de plus que moi. Ca ne finit pas de m’intriguer. Le soir, nous prenons d’abord un apéro devant le Credit Suisse tous les deux. Ici ce que l’on appelle « 1 for 1 » c’est quand on commande une boisson, et que l’on en reçoit une autre gratuitement. Au goût de Monsieur, qui sirote tranquillement ses deux bières, Je descends un peu vite mes deux puis quatre mini Campari-Orange. Il faut dire qu’ici l’alcool monte plus vite à la tête que chez nous. Puis nous retrouvons Mukhe au Mandarin pour leur fameux « Chicken Rice » dont il nous avait tant parlé. Mukhe, c’est l’ami de François qui nous avait fait découvrir son Kuala Lumpur « by night ». Il est de passage ici pour une conférence sur le charbon, et nous parle déjà de revenir en septembre pour le premier grand prix de Formule 1 « by night » de l’histoire. Par contre il paraît que les prix des hôtels sont déjà prohibitifs… sept mois à l’avance !
Ouf, déjà la moitié de la semaine de travail… nous déjeunons avec Marcel dans un nouveau restaurant japonais… mon plat est très bon mais un peu lourd : du saumon et des légumes sauce terriaki au beurre ; quand à celui de Gaëtan, les pâtes sont malheureusement froides. Non, pas tièdes, ni mal réchauffées… c’est comme ça qu’on les mange ici. On ne s’en doutait pas. Je me dis que je préfère nettement (pour reprendre une expression de papa) la cuisine japonaise à la chinoise. Mais Marcel nous averti qu’il faut d’abord avoir goûté la vraie cuisine chinoise, ici c’est plutôt singapourien que chinois… « Attendez d’avoir été à Hong Kong avant de juger ». Soit, mais il paraît qu’au Japon aussi leur cuisine est encore meilleure… ;-) Le soir, Gaëtan dîne avec Raphaël, un collègue du Credit Suisse présenté par Giacomo – tandis que j’ai « quartiers libres ». C’est peut-être une erreur de me lâcher comme ça dans la nature… mais j’aurais pu faire pire, je reviens triomphante avec une paire de jeans ; ayant beaucoup hésité à la vue d’un service pour quatre personnes très marrant et pas cher du tout. Une prochaine fois peut-être…
Jeudi, avant dernier jour de Christine, je l’emmène déjeuner dans le même japonais que la veille. Elle aussi aime bien cette cuisine et se moque toujours de moi car je ne mange presque que ça. Quelques derniers échanges. Elle me dit qu’on a bien de la chance avec note boîte et les gens, qu’elle n’a jamais eu d’aussi bonnes conditions. Qu’elle espère revenir… un souci familial à régler pendant un temps indéfinis à Hong Kong, puis elle reviendra. Je suis sûre qu’ils l’accueilleront à bras ouverts ! Soirée tranquille à la maison ensuite.
Dernier jour de février, c’est aussi la date du départ de Christine. Franz et René l’emmènent déjeuner pendant que je rejoins Floflo à l’Esplanade. Nous parlons longuement de ses filles, j’ai parfois l’impression d’entendre ce que maman pourrait avoir dit de moi. Ca n’a pas l’air d’être toujours facile d’être parents. On veut faire de son mieux, mais les enfants ont besoin de prendre leurs propres décisions parfois. Pas facile non plus de gérer les disputes entre frères ? Ca a dû être le cauchemar avec Pierre et moi… heureusement que les temps changent ! Elle m’apprend aussi quelque chose : apparemment les enfants s’éduquent à mesurer et dépasser leurs limites principalement avec leurs frères et sœurs, plus qu’avec leurs parents. Car ce sont eux les premiers « égaux » avec qui ils sont en compétition. Ainsi selon les résultats de ces rapports, ils se comporteront d’une façon ou d’une autre avec leurs camarades et amis. Tout ceci me semble être certainement juste ! Le déjeuner lui-même n’est pas exceptionnel, nous décidons de faire la prochaine édition dans une chocolaterie du rez-de-chaussée qui a l’air bien plus appétissante ! Nous faisons tard ce soir là au bureau, il y a encore tant de choses à expliquer ! Heureusement, mon amoureux nous a préparé un délicieux plat de pâtes… mmmh, un homme qui cuisine, comme c’est sexy !!! Vite la valise et au dodo, demain nous nous levons à l’aube !

le BBQ des filles...

Catherine et Ines
Suzanne, Catherine et Yumie

Le bowling

Ca y est, on fait du sport!!!
au bowling avec Nicole et Stephen

Télésiège à Singapour

Le télésiège et les "luges"
Et vous, vous êtes en short en février?

LA SAINT-VALENTIN ET AUTRES CONTES

Le 14 Février, jour de la Saint-Valentin. C’est la première fois que je la « fête » vraiment… A midi, nous déjeunons tous les deux dans un restaurant de pâtes et pizzas… japonais ! Petit tour ensuite dans une salle de jeux – Gaëtan me montre fièrement ses prouesses au volant d’une voiture. Le soir, il voulait m’emmener dans un restau français à Little India, qui apparemment – et effectivement d’ailleurs- ne paye pas de mine, mais qui a bonne réputation. Il y a un monde fou dans les rues. Des hommes indiens partout, difficile pour le taxi de se frayer un chemin. On se croirait vraiment ailleurs qu’à Singapour, quelle ambiance ! Devant le restaurant, c’est la queue. On ne pouvait pas réserver… tant pis, nous faisons demi-tour et demandons à aller aux « Bouchons », le français qui est au bord de la Rivière et que nous avions déjà bien aimé. Miam, que c’est bon ; … et romantiiiiiiiiiiiiique, surtout!
La semaine passe vite, c’est déjà vendredi. A midi, je retrouve Yumie et Sonja pour une partie de crêpes dans l’un des centres commerciaux, pas très loin de mon bureau. On se raconte nos vacances de « Chinese New Year », Sonja nous annonce qu’elle ne restera pas au-delà de son contrat qui termine en avril. Sur le chemin du retour, je m’arrête dans une boutique par laquelle j’avais passé la veille. Attachez-vous bien : l’intégralité de la boutique a changé pendant la nuit. Ca n’a plus rien à voir, ils font les soldes, mais avec des habits complètement différents, et de bien moins bonne qualité. En Suisse ce serait interdit, il faut que tous les vêtements aient été exposés dans la boutique pendant au moins trois mois pour qu’il puisse y avoir des soldes. Ca me fascine aussi de voir tout le travail qui a été accompli de nuit, car les magasins ne ferment qu’à 22h… Ce week-end il y a de nouveau des célébrations, certains quartiers sont complètement fermés et c’est la croix et la bannière pour rentrer. Nous sommes un peu en retard pour le dîner d’Ines. Avec Sasha, ils ont aussi convié Désirée dont le copain (collègue du Credit Suisse) est actuellement en Suisse pour affaires, et Myriam qui est une collègue du Credit Suisse. Leur appart est vraiment « class », avec une très belle vue et surtout beaucoup de fenêtres, parfois inattendues, comme en dessus et en dessous des étagères de la chambre à coucher – soit au niveau du sol. La cuisine est un rêve, avec des appareils ultra modernes. Ines s’est donné beaucoup de peine pour la déco de la table. Ca fait plaisir à voir, et cela va de paire avec la présentation des plats… j’aimerais bien aussi avoir cette main magique! C’est vrai que c’est très important et que l’on mange aussi avec les yeux… Mmmh, je sens que je vais bientôt faire une virée au rayon des plats thaïlandais de Ngee Ann City !
Samedi, grandes discussions autour de la gestion de l’appart, et de la distribution des tâches. C’est décidé, on va prendre quelqu’un pour repasser deux heures par semaine. Ici les tarifs sont ridicules, on pourra même donner plus. Puis l’après-midi, nous faisons une petite ballade et quelques courses. Il nous faut préparer un dessert pour le dîner de ce soir chez Carmen et Marcel, avec Gosia et son mari. Les deux filles sont des collègues suisse-allemandes de Gaëtan. Ils ont préparé avec grande peine une gigantesque paella – ah, un petit goût de l’Espagne ! Les deux couples sont férus de sport, à en entendre les récits et voir la machine de musculation… « euh, oui, nous aussi on fait régulièrement du sport, ehem, ehem ! » La soirée se prolonge bien tard, et tout ça en anglais… ça fait travailler les neurones !
La veille j’avais raconté qu’en Suisse, Gaëtan allait chercher des croissants à la boulangerie du coin, quand j’étais estropiée… petite remarque qui a porté ses fruits !!! Dimanche matin, Gaëtan revient non seulement avec les meilleurs croissants d’ici, mais en plus avec un café au lait du bistrot que j’aime bien. Que de petites attentions, une journée qui commence merveilleusement bien ! Après quoi, il est déjà passé midi, nous partons à Sentosa pour un petit programme de ce qui nous reste à faire : l’aquarium, le spectacle des dauphins et la « luge ». Le premier est un peu décevant, celui de Kuala Lumpur était bien mieux fait et surtout moins bondé de monde. Au spectacle, je loupe ma chance d’aller toucher les dauphins – un peu par timidité. Quant à la luge, grandes émotions. D’abord il nous faut prendre un télésiège drôlement haut, et cela fait tout bizarre de ne pas voir de neige en bas… on n’a pas vraiment l’habitude. Ensuite, lors de la descente – un peu courte par contre – c’est la course entre nous deux. Ce sont plutôt de minis voitures, un peu comme dans un « kart ». Le soir, après quelques appels téléphoniques, dont Belén à qui je n’ai pas parlé depuis plusieurs mois, nous nous installons devant une série sur la Deuxième Guerre Mondiale pendant que j’attaque trois longues heures de repassage – pour la dernière fois heureusement puisqu’on s’est décidé à prendre quelqu’un.
Les semaines défilent, nous voilà déjà lundi 18 février. A midi, cela devient une habitude, je retrouve Yumie et Sonja au Bali Thai pour un déjeuner onéreux, et pas très satisfaisant. Mais les conversations vont bon train, tant et si bien que nous en oublions l’heure. Le soir, poussés par les impressions de nos hôtes du samedi soir, nous allons voir le fameux film du réalisateur suisse Marc Foster « Les cerfs-volants de Kaboul ». Un film époustouflant, aux intrigues en cascade, mêlées les unes aux autres par des épreuves et des sentiments très forts. Impensables aussi, des images de Kaboul qui font rêver ; alors que jusqu’à présent je n’ai vu que des scènes de guerre et de désolation. Très émouvant en somme. Je me réjouis de lire le bouquin que Gaëtan s’empresse de me commander le lendemain.
Mardi, n’ayant rien à midi, je hère dans les nombreux magasins puis organise des courses et leur livraison au Carrefour en dessous de ma tour. On y trouve de tout c’est tellement pratique, et je repère même une marque de produits un peu plus « du terroir »… un petit goût d’Europe dans votre assiette ne fait pas de mal de temps en temps ! Le soir, nous dînons tous deux sushis avec Yves. Il nous parle beaucoup du prochain accouchement de sa femme Aldina. Déjà le troisième enfant, et ce sera en Suisse.
Le lendemain, le prochain départ de Christine se fait sentir, puisque nous déjeunons avec un petit groupe de notre boîte – mais sans elle – ainsi qu’une délégation de notaires qui s’occupent de nous. Ambiance très sympathique pour un dernier « Low Hei », mais glaciale dans ce restaurant chinois qui a choisi de mettre l’air conditionné à fond. Steve et moi avions opté pour un coca cola, mais demandons rapidement un thé comme les autres ! Le soir nous retrouvons Nicole et Stephen pour une partie de bowling, qui commence très mal pour moi - qui n’ai dû jouer que deux fois dans ma vie… mais grâce aux conseils de Gaëtan notamment, je m’améliore un peu et parle déjà de revanche ! Les autres s’empressent de me rétorquer qu’ils ont tellement de courbatures aux bras, que je suis priée de ne pas y faire allusion pendant un certain temps !
En guise d’adieux, nous avons fixé un déjeuner d’adieux pour Christine aujourd’hui, 21 février. Notre CEO nous invite, toute la bande, dans un prestigieux hôtel dans le coin. Nous y dégustons tout un tas de spécialités, dont le célèbre « Abalone » (Ormeau en français, apparemment). Il s’agit d’une délicatesse, un poisson extrêmement difficile à pêcher je crois, et surtout au style de cuisson très particulier. Ce que je goûte dans mon assiette ressemble à de la viande tellement c’est tendre. Incroyable. Plus tard, juste avant le dessert, je joue le fameux « truc » des cure-dents de papa : c'est-à-dire montrer le battement de mon cœur en faisant sauter l’un d’entre eux sur l’autre. Tellement occupés à essayer eux-mêmes, ils ne me remarquent pas en train de rire sous cape. Qu’une personne y croit, soit, mais toute cette assemblée?! Quand je pense que papa nous avait fait mariner pendant des années avant de nous dévoiler le « truc »… Ah, Christine, je me demande bien comment je vais réussir à tout suivre. La vérité je me sens encore très débutante, même si cela semble devoir rester très administratif. Ce soir est un grand jour, en effet Gaëtan a organisé une partie de poker avec quelques collègues et amis, tandis que je suis conviée à une soirée barbecue entre « nanas ». Je prépare encore un grand cake au chocolat… pour nous… et un tout petit… pour eux. « Egoïste, moi ?? » Non, non, nous sommes trois fois plus nombreuses qu’eux !!! Martina notre hôte nous accueille dans un des plus luxueux complexes de la ville, avec une piscine gigantesque digne d’un hôtel 5 étoiles, des bars et « lits » surélevés, aux milles coussins. Le coin où nous nous réunissons est composé de canapés et fauteuils, d’une grande table et d’une cuisine avec barbecue et tout le nécessaire – y compris la vaisselle. Le bar change de couleur toutes les minutes… quelle ambiance ! Cette soirée très sympathique se termine plus ou moins par le retour de son ami – nous restons encore un petit moment avec Ines et Anna qui habitent toutes les deux à côté de chez nous. Chose incroyable, j’apprends ce soir là – entre deux fous rires partis d’imitations d’accents dans différentes langues – que les anglais n’apprennent pas de grammaire à l’école, et ce serait la raison pour laquelle ils ont tant de peine à apprendre les langues étrangères. Je n’en reviens pas !
Le lendemain nous déjeunons tous les deux – des sushis pour varier un peu – et mon après-midi passe vite car vers 17h on nous appelle de l’autre étage. Notre CEO veut voir « tout le monde, tout de suite »… ah bon ? On lâche tout et on y va… pour une belle surprise : deux magnums de champagne pour accueillir des amis de passage, et célébrer la bonne marche des affaires. « Juste comme ça ? – Eh bien si… » Je retrouve Gaëtan à la maison ce soir-là, alors que d’habitude nous rentrons ensembles en bus. Je m’installe alors devant mon cher film « Tout pour Plaire » pendant qu’il effectue quelques téléphones. Ce film, je l’ai déjà vu une bonne dizaine de fois, mais ne parvient pas à m’en lasser. Il me rappelle tant notre trio avec Maud et Flavia, et je réalise d’autant plus en le visionnant à quel point nos petites folies à toutes les trois me manquent.

Le Singapore Flyer

Singapore by night
Singapore by night (de l'autre côté de la cabine ;-))
Le Low hei
Catherine, reine du Low Hei
René, Floflo, Théresa et Catherine

Catherine se rend au boulot...

Le bureau de Catherine c'est à l'avant avant dernière étage
La fontaine de la santé
Le fameux food-court et ses odeurs...
Le Credit Suisse depuis le bureau de Catherine
La vue sur la city depuis le bureau de Catherine

Au retour de Bali

Au retour de Bali, il nous reste deux jours avant de reprendre le boulot. Comme c’est le week-end de « Chinese New Year », nous partons en quête de vestiges des festivités. Sur Orchard Road, certes, il y a du monde; mais plus loin ce ne sont que des quartiers fantômes. Celui de China Town pas vraiment moins qu’un autre. Il paraît que c’est terrible de ne pas pouvoir échapper à la ville, en cette période de l’année. La vérité, c’est que nous sommes plutôt déçus, une fois arrivés à destination… à une échoppe, nous choisissons des vêtements de marins pour des enfants d’amis de Gaëtan, puis découvrons un antiquaire avec de superbes meubles asiatiques. Il faut dire que le style commence à nous plaire de plus en plus… Notre balade se poursuit en direction de « Boat Quay », et nous traversons en plein milieu des routes désertes, comme si celles-ci avaient été barrées. Arrivés devant la rivière, nous hésitons un peu puis prenons un Mango Lassy sur la terrasse du célébrissime Fullerton Hotel. En direction d’Ichiban Boshi pour un dîner de sushis et sashimis, nous passons pour la première fois devant le Merlion, l’emblème de Singapour, le temps d’une photo au beau milieu des touristes.
Dimanche, après la rédactions des récits de Bali, c’est parti pour deux heures de shopping en solitaire sur Orchard, je passe un peu partout dans Ngee Ann City, même par le rayon français de la librairie « Kinokuniya »… je reviens avec une belle jupe et quelques produits de beauté. Ah, les filles, le shopping entre nanas, ca me manque ! La soirée se prolonge avec les téléphones pour les récits de Bali à la famille et à Caro, qui va commencer son nouveau job chez Chopard, tout bientôt.
Retour à la vie active, la journée devrait commencer par un peu de sport, mais c’est finalement rarement le cas. Le voyage en bus ne prend qu’une vingtaine de minutes jusqu’au quartier où nous travaillons tous les deux, mais Gaëtan est déjà parti depuis longtemps quand je me mets mon nez dehors. A mon arrêt, presque la moitié du bus descend. Il faut dire qu’il y a de la place dans les quatre immenses tours de quarante-quatre étages. Je marche un moment dehors, puis m’enfile dans les coulisses autour de la fontaine souterraine. Tout autour il y a des restaurants – partout… partout – mais ils sont encore fermés. Par contre dans le « food-court » que je traverse, la fête bat déjà son plein. C’est un peu le parcours du combattant, j’essaye de retenir ma respiration tout en me demandant comment diable tous ces gens peuvent se goinfrer, si tôt le matin, de « dumplings », soupes, mélanges de riz et autres plats asiatiques plus gras les uns que les autres, et dégageant des odeurs qui nous sont heureusement épargnées en Suisse. Je me dis bien que jamais je ne m’y ferai… En prenant l’escalator de ma tour, je respire à nouveau avant de faire la queue à l’un des 12 ascenseurs. Dernièrement je lis un livre pendant ces trajets que je connais maintenant par cœur. Au bureau ce sont les retrouvailles avec mon équipe si sympathique, mais malheureusement l’ambiance risque de s’éteindre à la fin du mois puisque Christine nous quitte. Heureusement que j’ai pris des notes les deux premières semaines, car ce sera difficile de se rappeler de tout !
Mardi à midi, j’ai rendez-vous avec Verónica, une mexicaine vraiment chouette. Tout comme moi, elle passe du coq à l’âne, interrompt à tout bout de champ et surtout elle est hyper enthousiaste comme fille. C’est un bonheur que de passer deux heures à bavarder en espagnol avec elle. Le soir, c’est la grande surprise… mon chef René m’emmène à un « event », et pas n’importe lequel : l’inauguration de la grande roue, la plus grande du monde pour l’instant. Durant l’apéro qui précède, il me présente un couple d’amis, qui sont ici grâce à lui, ainsi que plusieurs personnes avec lesquelles je vais être en contact à travers le boulot. Comme c’est gentil de m’avoir prise avec lui, j’en ai de la chance ! La seule chose c’est qu’à force de piétiner – qui ne connaît pas ce genre de situations ? – on attrape terriblement mal aux pieds. Et je n’échappe évidemment pas à la règle. Après deux heures d’attente, nous voici dans la queue pour grimper dans notre cabine. Dedans, une table est dressée (mais pas de chaises !!!!) pour pouvoir célébrer le « Low Hei », cette tradition Singapourienne qui consiste à soulever avec ses « chopstiks » un maximum d’ingrédients qui composent le plat commun. On prononce des « Gong Chi Fa Zai » en cœur, on en met partout et on rigole bien. Dehors la vue est magnifique, on voit toute la City illuminée, Floflo mitraille de son appareil, c’est une vraie pro à ce qu’il paraît, je me réjouis de voir les résultats… et de faire plus amplement connaissance avec elle! Bon, c’est bien joli tout ça, mais en attendant Gaëtan patiente sagement, ça fait à présent 3h que je trottine sur mes talons, et que j’ai sacrément mal aux pieds… « Il est temps de descendre, reprenons nos affaires… Quoi, encore un tour ??» Là, le ton est un peu moins joyeux, ça fait exactement 37 minutes de plus, et je suis à deux doigts d’enlever mes chaussures !!! Le deuxième tour est très sympa aussi, on parle un peu plus qu’on ne regarde par les fenêtres cette fois. Il est près de 21h quand René me ramène dans sa chouette Mini rouge. On a aussi reçu un tas de cadeaux dont des jumelles, un livre et un certificat de vol d’inauguration. »Haha, la classe ! » Que de choses à raconter à Gaëtan… Décidemment, cette semaine post « Chinese New Year », c’est la fête partout. Gaëtan a droit à la « danse du lion » devant son bureau – il faut se faire toucher par cette procession composée de musiciens et de trois ou quatre hommes qui doivent avoir bien chaud sous leur déguisement félin. Pendant ce temps, avec mes collègues, nous nous rendons au penthouse du 44ème étage de notre tour, le tout dernier. L’agence qui nous loue nos bureaux y a son QG, et nous sommes conviés pour le « Low Hei » à 11h. Le salé le matin, j’a-d-o-r-e ;-( A peine rentrés, il nous faut ressortir. Car nous avons une deuxième célébration du « Low Hei », décidemment ca n’en finit plus ! Vous vous rappelez la fontaine dont je vous parlais ? Celle que je contourne pour me rendre au boulot ? Eh bien elle s’appelle la « The Fountain of Wealth », la Fontaine de la Santé. Les chinois sont extrêmement superstitieux, bien plus que certains italiens. L’occasion est rêvée pour aller y faire un tour afin de gagner en chance, santé et prospérité. Nous tournons ainsi un bon nombre de fois en tendant le bras dedans, et en répétant « Gong Chi Fa Zai » en chœur. Certains vont même jusqu’à acheter quelques souvenirs fétiches censés porter bonheur. Et c’est parti pour déjeuner au « Orchid Country Club », un des plus chics de la ville. Cette fois, en plus du plat que je mange pour la troisième fois de suite, il y a toute une série de spécialités locales, qui ne sont franchement pas mauvaises du tout… à part le dessert auquel aucun des occidentaux ne voudra toucher. Souvent les desserts sont réalisés à base d’ingrédients salés, comme par exemple avec des haricots ou du riz. Quand l’aspect vous donne envie, le goût ne correspond pas du tout à ce à quoi vous vous attendez. Et ça, c’est dans le meilleur des cas, car le plus souvent, vous vous demandez comment diable l’on peut avaler « ça ». Le soir, nous avions rendez-vous avec Nicole et Stephen au Little Bali. Un coin magique, un peu en dehors des quartiers les plus vivants. C’est un restaurant sur terrasse (un luxe ici, donc), et ils y ont effectivement recréé une ambiance tout à fait balinaise entre les fleurs, le bois, et la musique… chaque table est dans son petit coin, et la nourriture est très bonne. Les récits des voyages et des émotions des derniers jours s’enchaînent. En nous quittant nous nous promettons de ne pas laisser passer plus d’une semaine jusqu’au prochain rendez-vous.