mercredi 19 mars 2008

PIC-NIC A SENTOSA

Samedi, je me lève de bonne heure… responsable d’un pic-nic improvisé, il faut faire quelques préparatifs avant le départ. Nous avons rendez-vous à nouveau sur cette île de Sentosa, dont vous allez bientôt finir par vous lasser… ;-) Les uns puis les autres arrivent, Yumie débouche une bouteille de rosé mousseux, Ines sort sa tresse, et Suzi des boissons pendant que les garçons commencent quelques jeux sportifs. Le buffet fait bien envie. Le soleil tape fort par contre… encore un peu de freeze bee sur le sable brûlant avant de nous réfugier à l’ombre de la terrasse du Café del Mar, à siroter quelques boissons bien désaltérantes. Puis nous rentrons chacun de notre côté. Une petite partie de tennis pour nous deux, avant une après-midi ciné. Décidemment, ça devient une drogue !
Dimanche matin, Véronica la mexicaine a prévu de venir jouer au tennis à la maison. Sans le savoir, elle me rend le plus grand service en m’annonçant une heure puis encore trente minutes de retard (il y a donc pire que moi !!!!), car j’ai bien de la peine à me lever. Quand elle arrive, je réalise qu’elle est encore à moitié saoule à cause de la nuit d’avant, une soirée mexicaine, me dit-elle. Mais malgré cela, elle ne joue pas mal du tout et surtout avec bien de la force, exactement ce que je recherche chez mes partenaires. En la quittant, je vais chercher un cafè latte au Paragon, où je rencontre Alexandra et Renato en compagnie d’un ami. Je m’assieds avec eux quelques instants et apprend qu’elle a fini par acheter la montre Mont-Blanc dont elle rêvait, mais avec un discount de 30%... c’est le maximum que l’on peut obtenir, ici ce genre de biens se marchande. Les discussions auraient pris plus d’une heure, selon son mari. « Elle est terrible en affaires » rajoute-t-il. Nous passons l’après-midi devant la télé avant de retrouver Claudio au fameux restau français que nous voulions essayer pour la Saint-Valentin. La cuisine n’est pas mauvaise, mais pas exceptionnelle non plus. Par contre nous nous souviendrons du moment où Claudio nous a annoncé qu’au lieu d’un bébé… eh bien ils attendent des jumeaux, pour septembre prochain !!! « Deux à la fois… » Il a déjà fait le calcul du prix de revient des couches-culottes pour deux bébés pendant un an ;-)
Lundi, déjeuner avec les filles. Rien de spécial. Le soir nous sortons à nouveau au cinéma. Avec cette cadence et le temps passé depuis – eh oui, j’ai un peu de retard – difficile de se rappeler de ce que nous avons vu. Ou alors était-ce cette fois où nous nous sommes pointés à l’improviste devant la billetterie, mais n’ayant rien retrouvé, nous avons rebroussé chemin ?
Le mardi 26, une fille de la réception de nos locaux m’avait proposé de déjeuner avec elle et une de ses collègues. L’une est indienne, l’autre malaysienne… leur accent est très prononcé, ce n’est pas toujours facile de capter ce qu’elles racontent. Toutes les deux mariées, même que l’une est enceinte du deuxième… elles ont pourtant l’air si jeunes mais ont 3 et 5 ans de plus que moi. Ca ne finit pas de m’intriguer. Le soir, nous prenons d’abord un apéro devant le Credit Suisse tous les deux. Ici ce que l’on appelle « 1 for 1 » c’est quand on commande une boisson, et que l’on en reçoit une autre gratuitement. Au goût de Monsieur, qui sirote tranquillement ses deux bières, Je descends un peu vite mes deux puis quatre mini Campari-Orange. Il faut dire qu’ici l’alcool monte plus vite à la tête que chez nous. Puis nous retrouvons Mukhe au Mandarin pour leur fameux « Chicken Rice » dont il nous avait tant parlé. Mukhe, c’est l’ami de François qui nous avait fait découvrir son Kuala Lumpur « by night ». Il est de passage ici pour une conférence sur le charbon, et nous parle déjà de revenir en septembre pour le premier grand prix de Formule 1 « by night » de l’histoire. Par contre il paraît que les prix des hôtels sont déjà prohibitifs… sept mois à l’avance !
Ouf, déjà la moitié de la semaine de travail… nous déjeunons avec Marcel dans un nouveau restaurant japonais… mon plat est très bon mais un peu lourd : du saumon et des légumes sauce terriaki au beurre ; quand à celui de Gaëtan, les pâtes sont malheureusement froides. Non, pas tièdes, ni mal réchauffées… c’est comme ça qu’on les mange ici. On ne s’en doutait pas. Je me dis que je préfère nettement (pour reprendre une expression de papa) la cuisine japonaise à la chinoise. Mais Marcel nous averti qu’il faut d’abord avoir goûté la vraie cuisine chinoise, ici c’est plutôt singapourien que chinois… « Attendez d’avoir été à Hong Kong avant de juger ». Soit, mais il paraît qu’au Japon aussi leur cuisine est encore meilleure… ;-) Le soir, Gaëtan dîne avec Raphaël, un collègue du Credit Suisse présenté par Giacomo – tandis que j’ai « quartiers libres ». C’est peut-être une erreur de me lâcher comme ça dans la nature… mais j’aurais pu faire pire, je reviens triomphante avec une paire de jeans ; ayant beaucoup hésité à la vue d’un service pour quatre personnes très marrant et pas cher du tout. Une prochaine fois peut-être…
Jeudi, avant dernier jour de Christine, je l’emmène déjeuner dans le même japonais que la veille. Elle aussi aime bien cette cuisine et se moque toujours de moi car je ne mange presque que ça. Quelques derniers échanges. Elle me dit qu’on a bien de la chance avec note boîte et les gens, qu’elle n’a jamais eu d’aussi bonnes conditions. Qu’elle espère revenir… un souci familial à régler pendant un temps indéfinis à Hong Kong, puis elle reviendra. Je suis sûre qu’ils l’accueilleront à bras ouverts ! Soirée tranquille à la maison ensuite.
Dernier jour de février, c’est aussi la date du départ de Christine. Franz et René l’emmènent déjeuner pendant que je rejoins Floflo à l’Esplanade. Nous parlons longuement de ses filles, j’ai parfois l’impression d’entendre ce que maman pourrait avoir dit de moi. Ca n’a pas l’air d’être toujours facile d’être parents. On veut faire de son mieux, mais les enfants ont besoin de prendre leurs propres décisions parfois. Pas facile non plus de gérer les disputes entre frères ? Ca a dû être le cauchemar avec Pierre et moi… heureusement que les temps changent ! Elle m’apprend aussi quelque chose : apparemment les enfants s’éduquent à mesurer et dépasser leurs limites principalement avec leurs frères et sœurs, plus qu’avec leurs parents. Car ce sont eux les premiers « égaux » avec qui ils sont en compétition. Ainsi selon les résultats de ces rapports, ils se comporteront d’une façon ou d’une autre avec leurs camarades et amis. Tout ceci me semble être certainement juste ! Le déjeuner lui-même n’est pas exceptionnel, nous décidons de faire la prochaine édition dans une chocolaterie du rez-de-chaussée qui a l’air bien plus appétissante ! Nous faisons tard ce soir là au bureau, il y a encore tant de choses à expliquer ! Heureusement, mon amoureux nous a préparé un délicieux plat de pâtes… mmmh, un homme qui cuisine, comme c’est sexy !!! Vite la valise et au dodo, demain nous nous levons à l’aube !

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