samedi 31 mai 2008
Visite de Danielle à Singapour
Lundi matin, réveil difficile… berk, aucune envie d’aller au bureau, ni pour l’un ni pour l’autre. On est déjà le 21 avril, que le temps passe vite !
Après tant de vagabondage, on a vraiment du plaisir à rester à la maison bien tranquils plusieurs soirs de suite. Inés et Sasha viennent dîner enfin. On rejoue au jazz avec eux, c’est chouette à part que les deux garçons font la compétition à qui grondera le plus sa nana sur nos bêtises respectives. Mmmh !
Le 23 au soir, on met pas mal d’ordre pour l’arrivée de Danielle, car l’appart est un peu en chantier après tant de voyages.
Le Jeudi 24, c’est le brans le bat de combat, je rentre un peu plus tôt, finalise les rangements pendant que Gaëtan me demande si je suis sûre qu’elle arrive bien le 24. Eh bien, comme elle me l’a écrit plusieurs fois, cela devrait être juste. Non ? Mais le doute me gagne aussi. Ne la voyant pas arriver, j’envois un message… « Mes chéris, je prends l’avion dans quelques heures, je viens d’acheter le fromage. A demain ». Tant pis alors, à demain !
Nicole et Stephen avaient annulé l’apéro avec nous, pensant que Danielle serait bien trop fatiguée si elle arrivait le même soir. Eh bien pas du tout, c’est avec une forme resplendissante qu’elle passe notre porte. Gaëtan nous rejoint un peu plus tard, car il avait encore un apéro avec des collègues. Danielle nous a terriblement gâtés entre tous les fromages, biscuits et trois magnifiques bougies parfumées pour le salon. Et c’est parti pour dîner, nous l’invitons à l’Indochine du Waterfront, avec une vue magnifique sur la City. Elle semble ébahie par cette ville, comme nous l’étions à notre arrivée. C’est vrai que l’on s’y fait. Et, déjà, elle nous fait remarquer que les immeubles ont souvent des formes arrondies ici. Une influence du Feng Shui ? Pas question de se coucher trop tard, le lendemain nous repartons… à Bintan !
Samedi matin, à notre grande surprise, Danielle n’a aucun mal à se lever. C’est parti pour le Terminal du Ferry. Grande frayeur à l’arrivée, Danielle semble avoir oublié de prendre son passeport. Mais heureusement elle l’avait quand même dans son sac... par hasard ! On lui achète encore vite un chapeau pour la plage avant d’embarquer. Au loin, on dirait qu’il fait bien gris, et en effet, il pleut à verse. C’est difficile à croire, mais ça ne dure jamais longtemps ici, et surtout il ne fait pas froid, donc ce n’est finalement pas si désagréable. A l’Angsana, on nous accueille très bien : apparemment ils ont un fichier avec les anciens clients. Nous sommes au rez-de-chaussée cette fois, avec une petite terrasse et un raccourci pour la plage et pour la piscine. Mais encore mieux, on est en face du spa. Danielle s’en organise un au Banyan Tree pour l’après-midi, tandis que nous profiterons de la plage puis de la piscine. Le déjeuner est plutôt rapide, car elle a peu de temps. Elle nous retrouve pour une petite ballade sur la plage, où nous observons les préparatifs d’un mariage - c’est bien romantique ! - avant de rentrer nous changer pour le dîner. Comme la première fois ici, nous avons réservé le barbecue sur la plage. C’est toujours aussi bon et agréable, sauf qu’il y a la musique en moins…
Dimanche matin, je me décide à faire une longue promenade jusqu’au bout de la plage. C’est formidable il n’y a pas un chat à part deux hommes de l’hôtel qui passe un tracteur. Le jour finit de se lever, qu’il fait bon de profiter de ces heures de solitude. Au retour, Gaëtan est réveillé mais pas plus prêt de s’attabler au petit-déjeuner. J’y vais avec l’ordinateur et réserve une table pour nous trois. Heureusement, ils ne tardent pas trop. Avant notre spa, nous avons encore un bon moment sur la plage. Danielle, qui est partie avant nous, a fait la connaissance d’une jeune-femme américaine et de son fils. Son mari est encore dans la chambre, elle nous raconte qu’il est japonais. Nous profitons un peu de la baignade, je m’amuse à courir sur la plage en repensant au galop à cheval que j’avais pu faire à Agadir. Le soleil tape bien fort, il faudrait mettre de la crème. Il fait chaud aussi, et Gaëtan se réfugie un moment dans la chambre pour finir aussi la valise. Encore une petite baignade et c’est parti pour la douche. Quand au spa c’est toujours aussi chouette et relaxant mais un peu moins magique : on est plus loin de la mer cette fois, et il fait grand jour. Nos masseuses nous pressent aussi un peu trop à notre goût. Pendant qu’elles sortent un moment, je m’amuse à mettre leur montre à la bonne heure… il faut dire qu’elle avançait de plus de dix minutes ! Nous avons encore vite le temps de déjeuner et c’est reparti, le week-end était tellement dépaysant et Danielle semble avoir beaucoup apprécié, c’est donc parfait. Le soir, nous lui montrons un peu Orchard Road et passons à Ngee Ann City repérer un coiffeur pour elle et acheter des sushis pour le soir.
Lundi matin, je décide de recommencer mes longueurs matinales dans la piscine, d’une part pour la ligne et d’autre parce que c’est vrai que la journée commence bien mieux ainsi. Mes collègues remarquent bien que je suis vraiment bronzée et me demandent si je suis « encore » partie en vacances. Eh oui… Pour le déjeuner, Danielle me rejoint au bureau et je l’emmène au vietnamien que Gaëtan m’a montré, mon nouveau repaire. Avant de retourner travailler, je la guide encore un moment dans les boutiques à la recherche d’une blouse blanche… Je resterais bien plus longtemps avec elle ! Après quelques emplettes, elle passe l’après-midi au jardin botanique. Le soir, un ami de Danielle, Stephane, vient prendre l’apéritif chez nous et l’emmène dîner ensuite. Danielle a tout acheté et trouvé des chips de légumes de couleur violette et rouge, c’est très original et pas mauvais du tout. Nous passons tous les deux une soirée tranquille et sommes couchés à son retour.
Mardi matin, j’ai mis le réveil à quatre heures, car ce serait quand même bête qu’elle loupe son avion pour Siem Reap, et c’est assez risqué avec le peu d’heures de sommeil qu’elle a derrière elle. Je me demande d’ailleurs bien comment elle fait pour tenir le coup et l’admire. Je la retrouve toute fraîche en train de déguster un petit déjeuner tout doucement dans la cuisine. C’est chou comme elle a fait attention de ne pas nous réveiller ! Nous discutons un petit moment, mais c’est dur de tenir les yeux ouverts à cette heure si matinale. Attention, il ne s’agit pas de faire attendre le taxi commandé par Gaëtan car il a son téléphone éteint ! « Bon voyage, et écris nous quand tu seras bien arrivée à l’hôtel ! » A midi, je pars en ville préparer une partie de la surprise pour l’anniversaire de Gaëtan. Comme j’ai encore du temps, je passe par Raffles City acheter du bon jambon de Parme, des artichauts et une salade. Car ce soir, Gaëtan a proposé que nous goûtions le Brie aux truffes. Quelle bonne soirée, c’était un vrai festin pour l’anniversaire de nos six mois à Singapour !
Mercredi à midi, Suzanna annule malheureusement pour le dîner du même soir. C’est la dame qui nous avait invités au mariage malais, on aimerait bien lui rendre l’invitation, mais à chaque fois elle ne peut pas ou annule en dernière minute. Heureusement que je n’avais pas encore fait les courses, ce que je fais pendant la pause. Difficile de faire comprendre au nouveau poissonnier que j’aimerais mes deux « snappers » entiers, avec les écailles mais simplement sans les arrêtes ni les organes. Sur le premier il coupe la tête, sur le deuxième il enlève les écailles. Il faut dire qu’il parle à peine l’anglais, heureusement que le chef du rayon vient à mon secours. « Ne vous inquiétez pas, je vais lui expliquer Mademoiselle, vous voulez exactement la même chose que la dernière fois ? » Ah tiens, il se rappelle de moi celui-là ? La préparation prend tout de même un bon petit quart d’heure, mais le soir à la maison, je constate que le travail était très bien fait. Par contre, surprise, quand Nicole et Stephen arrivent, ils ont mal compris l’invitation et ont déjà dîné. Zut alors… mais heureusement entre les deux hommes qui ont très bon appétit rien ne reste. Catastrophe pour la tarte par contre. Trop occupée par mon invention de mélange crème de marrons – crème fouettée, j’ai complètement oublié de cuire la pâte ! Ce soir là, nous parlons beaucoup de voyages, et leur proposons de prendre leur fille aînée Jenna, afin qu’ils puissent une fois profiter de faire des vacances rien que les deux.
Jeudi matin, premier mai, c’est congé ici aussi. Le matin, j’ai encore le temps d’aller faire quelques courses notamment pour ma nouvelle invention qui devrait nous permettre de ne pas avoir de lumière dans la chambre, ainsi que pour le brunch. Je croise mon collègue Franz et sa fille Caroline au Paragon. Elle fait de gros efforts pour me parler en français, sa troisième langue après l’anglais et le mandarin. Elle est drôlement douée ! Quand je rentre, Danielle vient juste de poser ses bagages et commence déjà les récits de son aventure cambodgienne. Nous déjeunons tranquillement : qu’il fait bon d’avoir un jour de congé en pleine semaine ! Puis partons nous promener un peu sur Arab street et Little India. Nous nous arrêtons à la même pâtisserie indienne que nous avions repéré le jour de Deepavali dans l’intention de ramener quelques friandises à déguster au bord de notre piscine. Le patron nous en fait goûter quelques unes parmi ses spécialités et prend le temps de tout nous expliquer. L’après-midi se termine ainsi tranquillement avec les derniers rayons de soleil à la piscine et un bon goûter. Le soir, nous n’avons plus très faim et une bonne salade achetée avec Danielle après quelques magasins fait amplement l’affaire pour le dîner.
Vendredi à midi, je propose à mon chef René de se joindre à nous pour le déjeuner. Il nous emmène donc tous les trois dans un restaurant japonais, dans lequel nous déjeunons dans une petite salle privée. Je trouve le service drôlement présent et pesant, mais à part cela c’est très bon. Gaëtan et moi rentrons un peu plus tôt, histoire de ne pas rentrer trop tard au bureau. Danielle et René ont l’air de très bien s’entendre, c’est très bien d’avoir réussi à les présenter. Petite folie en amoureux, nous prenons un apéro au Mandarin Oriental, où je déguste un des meilleurs Mojitos de ma vie – ils ont d’ailleurs justement gagné un prix grâce à lui. Le soir après quelques hésitations, nous sortons à l’Angelus, un restaurant français que nous avions déjà repéré sur Club Street. Le patron et le cuisinier sont très sympathiques, et ce sont bien les mêmes qu’à Paris – un restaurant qu’ils ont fini par fermé suite à leur déménagement à Singapour. Le repas est excellent, mais les prix vont avec…
Samedi matin, c’est tout d’abord la grasse matinée bien méritée pour tout le monde. Puis un tennis pour nous deux, mais il fait beaucoup trop chaud. Nous partons ensuite à l’Asian Civilisation Museum avec elle et Rash, qui est notre voisin indien. Inutile de dire que c’est grâce à la spontanéité de Danielle que nous avons eu le plaisir de faire sa connaissance. Pendant que les deux suivent la visite guidée, Gaëtan et moi nous y promenons à notre rythme. Nous nous retrouvons à la sortie et prenons un lassi au Fullerton tout en piquant du club sandwich de Danielle. Après quoi, nous deux rentrons à la maison pendant que Rash accompagne Danielle chez les antiquaires de Dempsey Road. Le soir, Danielle nous invite gentiment tous les trois à manger des Dim Sum au Paragon, et la soirée se termine par un verre à l’Alley Bar. Le Mojito n’est pas mal du tout, mais leur Singapore Sling est infecte.
Dimanche, petit-déjeuner tranquille puis piscine et déjeuner vraiment tardif à la maison. Pendant le rendez-vous chez le coiffeur de Danielle, Gaëtan et moi passons une après-midi cinéma, cela faisait bien longtemps qu’on n’en profitait plus. Le temps encore de faire quelques magasins et d’acheter un bouquin de cuisine pour… Monsieur ( !!!), je retrouve Danielle pendant que Gaëtan file acheter des sushis. Nous dînons tard à la maison, après avoir ouvert encore un cadeau de Danielle : des coupes de champagne. Elles me seront bien utiles dans deux jours, nous sommes aujourd’hui le 4 mai !
Lundi matin, c’est déjà le dernier jour de Danielle. Nous prenons congé d’elle tour à tour, elle a encore de multiples rendez-vous pendant la journée. Gaëtan parviendra encore à prendre un café avec elle en fin de matinée. A midi on se promène avec Gaëtan dans ma tour, je n’ai pas vraiment faim, il grignote une tranche de pizza. Le soir, nous fêtons son anniversaire tous les deux. Pour cela j’ai réservé une table au Cliff, mais il ne le sait pas. Je me change vite fait dans les toilettes pour lui faire la surprise… hehe, et il le remarque, ça fait vachement plaisir, ça les garçons, ne sous-estimez pas les effets ! Le taxi sait déjà où nous allons puisque je l’ai commandé à l’avance. Le décor est magnifique dans cet hôtel de Sentosa, et les mets que nous commandons sont exceptionnels. Comme j’ai avertis qu’il s’agissait d’un anniversaire, ils ont même préparé un petit gâteau au chocolat avec une bougie… quel détail ! En sortant nous passons par la piscine, dont l’eau limpide vous inviterait à vous y plonger tout habiller. Les lumières sont subtiles et rendent le cadre très agréable. Au bar un trio joue et chante une chanson de Frank Sinatra, un couple danse. Quelle belle soirée ! Mais ce n’est pas tout, au retour il faut que je m’active pour remettre l’appartement en l’état. Demain la maman et la grand-maman de Gaëtan arrivent pour son anniversaire !
Après tant de vagabondage, on a vraiment du plaisir à rester à la maison bien tranquils plusieurs soirs de suite. Inés et Sasha viennent dîner enfin. On rejoue au jazz avec eux, c’est chouette à part que les deux garçons font la compétition à qui grondera le plus sa nana sur nos bêtises respectives. Mmmh !
Le 23 au soir, on met pas mal d’ordre pour l’arrivée de Danielle, car l’appart est un peu en chantier après tant de voyages.
Le Jeudi 24, c’est le brans le bat de combat, je rentre un peu plus tôt, finalise les rangements pendant que Gaëtan me demande si je suis sûre qu’elle arrive bien le 24. Eh bien, comme elle me l’a écrit plusieurs fois, cela devrait être juste. Non ? Mais le doute me gagne aussi. Ne la voyant pas arriver, j’envois un message… « Mes chéris, je prends l’avion dans quelques heures, je viens d’acheter le fromage. A demain ». Tant pis alors, à demain !
Nicole et Stephen avaient annulé l’apéro avec nous, pensant que Danielle serait bien trop fatiguée si elle arrivait le même soir. Eh bien pas du tout, c’est avec une forme resplendissante qu’elle passe notre porte. Gaëtan nous rejoint un peu plus tard, car il avait encore un apéro avec des collègues. Danielle nous a terriblement gâtés entre tous les fromages, biscuits et trois magnifiques bougies parfumées pour le salon. Et c’est parti pour dîner, nous l’invitons à l’Indochine du Waterfront, avec une vue magnifique sur la City. Elle semble ébahie par cette ville, comme nous l’étions à notre arrivée. C’est vrai que l’on s’y fait. Et, déjà, elle nous fait remarquer que les immeubles ont souvent des formes arrondies ici. Une influence du Feng Shui ? Pas question de se coucher trop tard, le lendemain nous repartons… à Bintan !
Samedi matin, à notre grande surprise, Danielle n’a aucun mal à se lever. C’est parti pour le Terminal du Ferry. Grande frayeur à l’arrivée, Danielle semble avoir oublié de prendre son passeport. Mais heureusement elle l’avait quand même dans son sac... par hasard ! On lui achète encore vite un chapeau pour la plage avant d’embarquer. Au loin, on dirait qu’il fait bien gris, et en effet, il pleut à verse. C’est difficile à croire, mais ça ne dure jamais longtemps ici, et surtout il ne fait pas froid, donc ce n’est finalement pas si désagréable. A l’Angsana, on nous accueille très bien : apparemment ils ont un fichier avec les anciens clients. Nous sommes au rez-de-chaussée cette fois, avec une petite terrasse et un raccourci pour la plage et pour la piscine. Mais encore mieux, on est en face du spa. Danielle s’en organise un au Banyan Tree pour l’après-midi, tandis que nous profiterons de la plage puis de la piscine. Le déjeuner est plutôt rapide, car elle a peu de temps. Elle nous retrouve pour une petite ballade sur la plage, où nous observons les préparatifs d’un mariage - c’est bien romantique ! - avant de rentrer nous changer pour le dîner. Comme la première fois ici, nous avons réservé le barbecue sur la plage. C’est toujours aussi bon et agréable, sauf qu’il y a la musique en moins…
Dimanche matin, je me décide à faire une longue promenade jusqu’au bout de la plage. C’est formidable il n’y a pas un chat à part deux hommes de l’hôtel qui passe un tracteur. Le jour finit de se lever, qu’il fait bon de profiter de ces heures de solitude. Au retour, Gaëtan est réveillé mais pas plus prêt de s’attabler au petit-déjeuner. J’y vais avec l’ordinateur et réserve une table pour nous trois. Heureusement, ils ne tardent pas trop. Avant notre spa, nous avons encore un bon moment sur la plage. Danielle, qui est partie avant nous, a fait la connaissance d’une jeune-femme américaine et de son fils. Son mari est encore dans la chambre, elle nous raconte qu’il est japonais. Nous profitons un peu de la baignade, je m’amuse à courir sur la plage en repensant au galop à cheval que j’avais pu faire à Agadir. Le soleil tape bien fort, il faudrait mettre de la crème. Il fait chaud aussi, et Gaëtan se réfugie un moment dans la chambre pour finir aussi la valise. Encore une petite baignade et c’est parti pour la douche. Quand au spa c’est toujours aussi chouette et relaxant mais un peu moins magique : on est plus loin de la mer cette fois, et il fait grand jour. Nos masseuses nous pressent aussi un peu trop à notre goût. Pendant qu’elles sortent un moment, je m’amuse à mettre leur montre à la bonne heure… il faut dire qu’elle avançait de plus de dix minutes ! Nous avons encore vite le temps de déjeuner et c’est reparti, le week-end était tellement dépaysant et Danielle semble avoir beaucoup apprécié, c’est donc parfait. Le soir, nous lui montrons un peu Orchard Road et passons à Ngee Ann City repérer un coiffeur pour elle et acheter des sushis pour le soir.
Lundi matin, je décide de recommencer mes longueurs matinales dans la piscine, d’une part pour la ligne et d’autre parce que c’est vrai que la journée commence bien mieux ainsi. Mes collègues remarquent bien que je suis vraiment bronzée et me demandent si je suis « encore » partie en vacances. Eh oui… Pour le déjeuner, Danielle me rejoint au bureau et je l’emmène au vietnamien que Gaëtan m’a montré, mon nouveau repaire. Avant de retourner travailler, je la guide encore un moment dans les boutiques à la recherche d’une blouse blanche… Je resterais bien plus longtemps avec elle ! Après quelques emplettes, elle passe l’après-midi au jardin botanique. Le soir, un ami de Danielle, Stephane, vient prendre l’apéritif chez nous et l’emmène dîner ensuite. Danielle a tout acheté et trouvé des chips de légumes de couleur violette et rouge, c’est très original et pas mauvais du tout. Nous passons tous les deux une soirée tranquille et sommes couchés à son retour.
Mardi matin, j’ai mis le réveil à quatre heures, car ce serait quand même bête qu’elle loupe son avion pour Siem Reap, et c’est assez risqué avec le peu d’heures de sommeil qu’elle a derrière elle. Je me demande d’ailleurs bien comment elle fait pour tenir le coup et l’admire. Je la retrouve toute fraîche en train de déguster un petit déjeuner tout doucement dans la cuisine. C’est chou comme elle a fait attention de ne pas nous réveiller ! Nous discutons un petit moment, mais c’est dur de tenir les yeux ouverts à cette heure si matinale. Attention, il ne s’agit pas de faire attendre le taxi commandé par Gaëtan car il a son téléphone éteint ! « Bon voyage, et écris nous quand tu seras bien arrivée à l’hôtel ! » A midi, je pars en ville préparer une partie de la surprise pour l’anniversaire de Gaëtan. Comme j’ai encore du temps, je passe par Raffles City acheter du bon jambon de Parme, des artichauts et une salade. Car ce soir, Gaëtan a proposé que nous goûtions le Brie aux truffes. Quelle bonne soirée, c’était un vrai festin pour l’anniversaire de nos six mois à Singapour !
Mercredi à midi, Suzanna annule malheureusement pour le dîner du même soir. C’est la dame qui nous avait invités au mariage malais, on aimerait bien lui rendre l’invitation, mais à chaque fois elle ne peut pas ou annule en dernière minute. Heureusement que je n’avais pas encore fait les courses, ce que je fais pendant la pause. Difficile de faire comprendre au nouveau poissonnier que j’aimerais mes deux « snappers » entiers, avec les écailles mais simplement sans les arrêtes ni les organes. Sur le premier il coupe la tête, sur le deuxième il enlève les écailles. Il faut dire qu’il parle à peine l’anglais, heureusement que le chef du rayon vient à mon secours. « Ne vous inquiétez pas, je vais lui expliquer Mademoiselle, vous voulez exactement la même chose que la dernière fois ? » Ah tiens, il se rappelle de moi celui-là ? La préparation prend tout de même un bon petit quart d’heure, mais le soir à la maison, je constate que le travail était très bien fait. Par contre, surprise, quand Nicole et Stephen arrivent, ils ont mal compris l’invitation et ont déjà dîné. Zut alors… mais heureusement entre les deux hommes qui ont très bon appétit rien ne reste. Catastrophe pour la tarte par contre. Trop occupée par mon invention de mélange crème de marrons – crème fouettée, j’ai complètement oublié de cuire la pâte ! Ce soir là, nous parlons beaucoup de voyages, et leur proposons de prendre leur fille aînée Jenna, afin qu’ils puissent une fois profiter de faire des vacances rien que les deux.
Jeudi matin, premier mai, c’est congé ici aussi. Le matin, j’ai encore le temps d’aller faire quelques courses notamment pour ma nouvelle invention qui devrait nous permettre de ne pas avoir de lumière dans la chambre, ainsi que pour le brunch. Je croise mon collègue Franz et sa fille Caroline au Paragon. Elle fait de gros efforts pour me parler en français, sa troisième langue après l’anglais et le mandarin. Elle est drôlement douée ! Quand je rentre, Danielle vient juste de poser ses bagages et commence déjà les récits de son aventure cambodgienne. Nous déjeunons tranquillement : qu’il fait bon d’avoir un jour de congé en pleine semaine ! Puis partons nous promener un peu sur Arab street et Little India. Nous nous arrêtons à la même pâtisserie indienne que nous avions repéré le jour de Deepavali dans l’intention de ramener quelques friandises à déguster au bord de notre piscine. Le patron nous en fait goûter quelques unes parmi ses spécialités et prend le temps de tout nous expliquer. L’après-midi se termine ainsi tranquillement avec les derniers rayons de soleil à la piscine et un bon goûter. Le soir, nous n’avons plus très faim et une bonne salade achetée avec Danielle après quelques magasins fait amplement l’affaire pour le dîner.
Vendredi à midi, je propose à mon chef René de se joindre à nous pour le déjeuner. Il nous emmène donc tous les trois dans un restaurant japonais, dans lequel nous déjeunons dans une petite salle privée. Je trouve le service drôlement présent et pesant, mais à part cela c’est très bon. Gaëtan et moi rentrons un peu plus tôt, histoire de ne pas rentrer trop tard au bureau. Danielle et René ont l’air de très bien s’entendre, c’est très bien d’avoir réussi à les présenter. Petite folie en amoureux, nous prenons un apéro au Mandarin Oriental, où je déguste un des meilleurs Mojitos de ma vie – ils ont d’ailleurs justement gagné un prix grâce à lui. Le soir après quelques hésitations, nous sortons à l’Angelus, un restaurant français que nous avions déjà repéré sur Club Street. Le patron et le cuisinier sont très sympathiques, et ce sont bien les mêmes qu’à Paris – un restaurant qu’ils ont fini par fermé suite à leur déménagement à Singapour. Le repas est excellent, mais les prix vont avec…
Samedi matin, c’est tout d’abord la grasse matinée bien méritée pour tout le monde. Puis un tennis pour nous deux, mais il fait beaucoup trop chaud. Nous partons ensuite à l’Asian Civilisation Museum avec elle et Rash, qui est notre voisin indien. Inutile de dire que c’est grâce à la spontanéité de Danielle que nous avons eu le plaisir de faire sa connaissance. Pendant que les deux suivent la visite guidée, Gaëtan et moi nous y promenons à notre rythme. Nous nous retrouvons à la sortie et prenons un lassi au Fullerton tout en piquant du club sandwich de Danielle. Après quoi, nous deux rentrons à la maison pendant que Rash accompagne Danielle chez les antiquaires de Dempsey Road. Le soir, Danielle nous invite gentiment tous les trois à manger des Dim Sum au Paragon, et la soirée se termine par un verre à l’Alley Bar. Le Mojito n’est pas mal du tout, mais leur Singapore Sling est infecte.
Dimanche, petit-déjeuner tranquille puis piscine et déjeuner vraiment tardif à la maison. Pendant le rendez-vous chez le coiffeur de Danielle, Gaëtan et moi passons une après-midi cinéma, cela faisait bien longtemps qu’on n’en profitait plus. Le temps encore de faire quelques magasins et d’acheter un bouquin de cuisine pour… Monsieur ( !!!), je retrouve Danielle pendant que Gaëtan file acheter des sushis. Nous dînons tard à la maison, après avoir ouvert encore un cadeau de Danielle : des coupes de champagne. Elles me seront bien utiles dans deux jours, nous sommes aujourd’hui le 4 mai !
Lundi matin, c’est déjà le dernier jour de Danielle. Nous prenons congé d’elle tour à tour, elle a encore de multiples rendez-vous pendant la journée. Gaëtan parviendra encore à prendre un café avec elle en fin de matinée. A midi on se promène avec Gaëtan dans ma tour, je n’ai pas vraiment faim, il grignote une tranche de pizza. Le soir, nous fêtons son anniversaire tous les deux. Pour cela j’ai réservé une table au Cliff, mais il ne le sait pas. Je me change vite fait dans les toilettes pour lui faire la surprise… hehe, et il le remarque, ça fait vachement plaisir, ça les garçons, ne sous-estimez pas les effets ! Le taxi sait déjà où nous allons puisque je l’ai commandé à l’avance. Le décor est magnifique dans cet hôtel de Sentosa, et les mets que nous commandons sont exceptionnels. Comme j’ai avertis qu’il s’agissait d’un anniversaire, ils ont même préparé un petit gâteau au chocolat avec une bougie… quel détail ! En sortant nous passons par la piscine, dont l’eau limpide vous inviterait à vous y plonger tout habiller. Les lumières sont subtiles et rendent le cadre très agréable. Au bar un trio joue et chante une chanson de Frank Sinatra, un couple danse. Quelle belle soirée ! Mais ce n’est pas tout, au retour il faut que je m’active pour remettre l’appartement en l’état. Demain la maman et la grand-maman de Gaëtan arrivent pour son anniversaire !
Nikoi
Ce n’est pas ce vendredi matin qu’on prendra du temps pour la toilette et le petit déjeuner. Ni une ni deux, on file chacun sous la douche à tour de rôle, on boucle la valise et c’est parti, on est dans le taxi. « Good morning Sir, to Tanamera Terminal, please ». Aha, c’est donc ça, on va aller sur Batam, je me dis, l’île à côté de Bintan. Mais je n’obtiens pas plus de renseignements… Une petite demi-heure nous sépare du port. Quand nous nous installons enfin dans la salle d’attente, Gaëtan me dit enfin où l’on va : d’abord sur Bintan, mais ce ne sera pas notre destination finale. On a encore une heure de route pour traverser l’île, puis une demi-heure sur un petit bateau de pêcheur… et nous arriverons sur une petite île déserte, avec seulement six maisons. « wow, la classe, ça promet ! » Le voyage passe assez vite, je commence les récits sur le Vietnam, profite ensuite des paysages de Bintan une fois sur la route. Et pour la deuxième traversée en bateau, on s’installe à l’avant. Quel bonheur d’avoir le soleil et le vent dans la figure et les cheveux. Nous ancrons non loin de l’île, une petite barque vient nous chercher. Quelle histoire pour faire passer les bagages et deux petits enfants d’une embarcation à l’autre. Pour terminer, il nous faut sauter non pas à terre mais dans l’eau ! C’est plutôt aventureux quand on pense que j’ai la responsabilité de l’ordinateur entre mes mains ;-) Tout le monde se retrouve au bar, enfin, nous et une famille. On nous accueille avec un délicieux cocktail à la banane et au miel, puis c’est la distribution des chambres - ou plutôt des villas. La nôtre est la première. Il y a un salon au rez-de-chaussée mais c’est en pleine nature (sans murs j’entends). Il y a aussi une salle de bain et encore un accès à la plage. On monte les escaliers et on se retrouve dans la chambre à coucher. Un petit coin de paradis : au milieu trône un immense lit avec sa moustiquaire, devant deux chaises sur le balcon, elles donnent face à la mer, et on est vraiment à moins de dix mètres. La façade sur la mer est ouverte, mais on peut la fermer avec des portes en verre. Sur les côtés par contre, il y a des fenêtres, mais pas de vitres. A l’arrière il y a la salle de bain très moderne et une penderie pour les habits avec un petit coffre pour les valeurs. A aucun moment nous n’avons passé de porte. C’est un peu bizarre, mais comme je viens d’écrire, cette île est déserte et on n’y craint rien. Nous avons à peine le temps d’admirer tout cela et de nous installer que déjà c’est l’heure du déjeuner. Ici il n’y a pas de choix de plats, mais c’est très adapté à l’occidentale avec des touches asiatiques. Quelles salades, quels poissons, et surtout quel régal que ces fruits frais cueillis le matin ; et ceci, tout au long du séjour ! Deux immenses tables sont dressées et chaque groupe a son petit coin. On n’engage pas trop les conversations avec les autres, c’est un peu dommage. Après ce délicieux repas revigorant, nous filons dans la chambre et nous installons un moment sur le balcon, c’est magnifique comme vue. Le bruit des vagues et ce paysage m’inspirent pour la rédaction du blog. Je me verrais bien devenir écrivain dans pareil décor ! En fin d’après-midi, nous migrons vers la plage. Ici les sports sont gratuits, nous débutons par du kayak. Entre Gaëtan qui a un peu peur des courants et moi qui en fait pour la première fois, ce n’est pas très réussi comme première sortie, mais on s’amuse bien quand même. On bronze un peu en nous séchant, et on rentre dans notre petite maison pour un coucher de soleil sur le balcon avant de ressortir dîner. Il fait vite nuit ici, comme à Singapour. La mer est très calme ce soir, il règne une ambiance bien paisible. Le dessert affiché sur le tableau noir est une crème à la mangue… ça a l’air très bon, mais je n’ai vraiment plus faim. On est les derniers à table, je sens aussi la fatigue me gagner. Au moment où j’allais en parler, Yogi le barman vient chercher Gaëtan. « Il faut que je vous montre quelque chose ». Gaëtan paraît un peu surpris mais le suit avec un sourire au coin de l’œil. Mais de quoi diable peut-il bien s’agir ? Peut-être lui fait-il une proposition pour organiser un moment romantique ? Suspens... Il revient cinq minutes plus tard. Un peu par fierté, un peu je ne sais pourquoi, je ne lui pose aucune question et me dit que j’attendrai qu’il m’en parle. Mais il ne me dit rien à ce sujet. Curieuse comme je suis, cela m’intrigue de plus en plus. Quand à lui, il a rarement fait autant d’efforts pour maintenir une conversation régulière qui m’empêcherait de poser LA question. Soudain, l’idée me revient que je ne voulais plus de dessert et je lui en fais part. « Je goûterai un peu du tien, ok ? » A sa tête, je comprends que j’ai touché le point sensible. « Non, stp, ne dit rien ». Aha, ça doit être un gâteau d’anniversaire. Bingo ! Mais par contre je ne m’attendais pas à cette petite fanfare d’instruments de cuisines qui l’accompagnerait ! Qu’ils sont touchant : tous là et avec les moyens du bord ! Ils chantent « hapy birthday » puis la même version en indonésien et déposent devant mon nez un gâteau au chocolat avec mon prénom dessus… Et moi qui n’avais vraiment plus faim ! Tant pis alors, il va falloir en manger. « Merci merci, je suis vraiment touchée. Quelle chouette et originale surprise ! » Tout ça restera gravé puisque Gaëtan mitraillait de son appareil photo. La plage elle-aussi est déserte, et si nous allions nous y promener. Sans toutes les lumières d’une ville, et avec une nuit aussi claire, on voit une quantité d’étoiles impressionnante. Quant à la lune, presque pleine, elle éclaire la nuit de tout son feu, faisant ainsi briller le sable fin de la plage. La lumière ainsi dégagée est unique. Nous nous installons sur une chaise longue et fixons le ciel, émerveillés. Quand soudain : « ouah, une étoile filante, tu l’as vue ? – Oui ! » Je crois qu’on peut faire un vœu…
La nuit a été bien longue entre la chaleur, le bruit des vagues et les moustiques. Vers le milieu de la nuit, nous avons même décidé de mettre les boules-kiess. Mais cela avait quelque chose de magique, on se serait dit dans un autre monde. Il est aux environs de sept heures quand nous nous levons. Il fait plus que jour dans la maison et le soleil brille à fond. Nous descendons prendre un petit déjeuner, avec des jus d’ananas cueillis le matin-même, c’est indescriptible. Le café, lui, est légèrement moins bon par contre… Ensuite c’est parti pour une ballade du tour de l’île. C’est encore en construction, nous croisons des ouvriers ainsi que l’un des propriétaires et architecte. Ce dernier nous raconte un peu sa vie. Il était capitaine la première fois qu’il est venu en Asie, il est tombé amoureux de la région. D’après lui, les javanais sont le peuple le plus gentil qui soit. La promenade se termine par une petite aventure entre la varappe et les passages sous les toiles d’araignées. C’est une chouette promenade d’une demi-heure, pour vous dire à quel point c’est petit ici. Après le déjeuner, un peu de sport: cayak à nouveau, snorkling et un essai complètement raté de windsurf. Il faut quand même dire qu’ils n’ont pas de dérive ici… « tout » s’explique ;-) Puis nous passons un moment sur notre balcon et profitons du dîner. C’est toujours aussi bon, et j’aimerais bien être capable de refaire la même chose. Après le dîner, nous nous décidons à aller voir Yogi et son bar, mais à sa place ce sont les deux jeunes jumeaux qui le tiennent. Nous discutons un peu avec eux, et je me dis que c’est quand même drôlement moche d’employer de si jeunes garçons. Même s’ils leur donnent un toit et des cours d’anglais à ce que j’ai pu lire. Nous discutons un peu avec eux, c’est vrai que leur anglais n’est pas si mauvais. Et là, nous apprenons qu’ils ont encore un frère (les triplés s’appellent Gaspard, Balthazar et Melchior) et qu’ils ont le même âge que mon frère. Ah tiens, j’aurais pensé quatorze tout au plus ; ça va alors ! Bon, il est temps de se retirer dans notre maisonnette. Bonne nuit !
Cette deuxième nuit est moins difficile, nous avions les boules- kiess dès le départ. Par contre en termes de piqûres, je me suis à nouveau fait dévorer, alors que Gaëtan constate qu’il n’en a qu’une ou deux. Il a bien de la chance de ne pas faire les mêmes réactions que moi ! Le temps est plus mitigé ce dimanche. Après le petit-déjeuner nous essayons un peu de snorkling, mais on ne voit pas grand-chose. Et à part ça, je vois une méduse piquante à moins de deux mètres. Tirons nous ! J’aurais bien voulu essayer le catamaran, mais ce sera pour une autre fois, il faut encore finir les bagages et déjeuner. Petit soucis, Gaëtan repère que le bateau qui est censé nous ramener à terre – enfin, si l’on puit dire car Bintan est également une île, sans parler de Singapour – semble être en pleine réparation. Il n’est pas très tranquille à l’idée de rester coincé ici, mais je dois dire qu’entre la perspective de retourner travailler et celle de rester ici, mon choix est vite fait. Sur Bintan il pleut, il faut se dépêcher de passer du bateau à la voiture. Notre chauffeur est très bavard et nous explique un peu toutes les différentes plantations que nous traversons. A l’embarcadère, nous achetons encore un polo pour Monsieur et une bouteille de Martini, et puis c’est parti Devinez ce que nous mangeons en arrivant ? Des sushis, comme d’habitude !
La nuit a été bien longue entre la chaleur, le bruit des vagues et les moustiques. Vers le milieu de la nuit, nous avons même décidé de mettre les boules-kiess. Mais cela avait quelque chose de magique, on se serait dit dans un autre monde. Il est aux environs de sept heures quand nous nous levons. Il fait plus que jour dans la maison et le soleil brille à fond. Nous descendons prendre un petit déjeuner, avec des jus d’ananas cueillis le matin-même, c’est indescriptible. Le café, lui, est légèrement moins bon par contre… Ensuite c’est parti pour une ballade du tour de l’île. C’est encore en construction, nous croisons des ouvriers ainsi que l’un des propriétaires et architecte. Ce dernier nous raconte un peu sa vie. Il était capitaine la première fois qu’il est venu en Asie, il est tombé amoureux de la région. D’après lui, les javanais sont le peuple le plus gentil qui soit. La promenade se termine par une petite aventure entre la varappe et les passages sous les toiles d’araignées. C’est une chouette promenade d’une demi-heure, pour vous dire à quel point c’est petit ici. Après le déjeuner, un peu de sport: cayak à nouveau, snorkling et un essai complètement raté de windsurf. Il faut quand même dire qu’ils n’ont pas de dérive ici… « tout » s’explique ;-) Puis nous passons un moment sur notre balcon et profitons du dîner. C’est toujours aussi bon, et j’aimerais bien être capable de refaire la même chose. Après le dîner, nous nous décidons à aller voir Yogi et son bar, mais à sa place ce sont les deux jeunes jumeaux qui le tiennent. Nous discutons un peu avec eux, et je me dis que c’est quand même drôlement moche d’employer de si jeunes garçons. Même s’ils leur donnent un toit et des cours d’anglais à ce que j’ai pu lire. Nous discutons un peu avec eux, c’est vrai que leur anglais n’est pas si mauvais. Et là, nous apprenons qu’ils ont encore un frère (les triplés s’appellent Gaspard, Balthazar et Melchior) et qu’ils ont le même âge que mon frère. Ah tiens, j’aurais pensé quatorze tout au plus ; ça va alors ! Bon, il est temps de se retirer dans notre maisonnette. Bonne nuit !
Cette deuxième nuit est moins difficile, nous avions les boules- kiess dès le départ. Par contre en termes de piqûres, je me suis à nouveau fait dévorer, alors que Gaëtan constate qu’il n’en a qu’une ou deux. Il a bien de la chance de ne pas faire les mêmes réactions que moi ! Le temps est plus mitigé ce dimanche. Après le petit-déjeuner nous essayons un peu de snorkling, mais on ne voit pas grand-chose. Et à part ça, je vois une méduse piquante à moins de deux mètres. Tirons nous ! J’aurais bien voulu essayer le catamaran, mais ce sera pour une autre fois, il faut encore finir les bagages et déjeuner. Petit soucis, Gaëtan repère que le bateau qui est censé nous ramener à terre – enfin, si l’on puit dire car Bintan est également une île, sans parler de Singapour – semble être en pleine réparation. Il n’est pas très tranquille à l’idée de rester coincé ici, mais je dois dire qu’entre la perspective de retourner travailler et celle de rester ici, mon choix est vite fait. Sur Bintan il pleut, il faut se dépêcher de passer du bateau à la voiture. Notre chauffeur est très bavard et nous explique un peu toutes les différentes plantations que nous traversons. A l’embarcadère, nous achetons encore un polo pour Monsieur et une bouteille de Martini, et puis c’est parti Devinez ce que nous mangeons en arrivant ? Des sushis, comme d’habitude !
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