On est enfin le 6 mai, c’est l’anniversaire de Gaëtan… mais c’est aussi le jour où sa maman et sa grand-maman arrivent !!! Pour une fois, je me dis qu’il pourrait bien prendre un petit-déjeuner et prépare deux bonnes tartines de cette délicieuse crème à tartiner Ovomaltine, le tout surmonté d’une bougie… de celles qui ne s’éteignent pas. J’ai l’impression qu’il est tout content que sa famille arrive, mais d’un autre côté il ressent spécialement aujourd’hui à quel point le reste de sa famille et ses amis lui manquent ici. « Tu te rends compte, déjà 29 ans… »
A la réception, je fais vite un petit check. « On vous a bien expliqué pour ce soir, pour Rahim ? – « Oui, oui Miss Moser, et d’ailleurs nous avons un gâteau pour Mr. Hauri, pouvons-nous le déposer dans votre appartement ? » Wow, c’est tellement gentil de leur part ! Je doute fort que d’autres clients aient reçu le même traitement. « Euh, en fait ça tombe très bien, car je comptais en acheter un pour ce soir. Serait-ce possible de ne le mettre dans l’appartement que vers 20h ? On n’y sera pas, et ça lui fera la surprise en rentrant. Je suis sûre que ça lui fera vachement plaisir. Merci, merci ! »
Le matin depuis le bureau je recherche sur internet si l’avion a du retard, car dans ce cas je devrais décaler tout le programme… ouf, tout est bon, arrivée prévue à l’heure. Gaëtan est d’ailleurs étonné que je sois si bien renseignée - pour une fois ! Nous déjeunons au Pho Bo 24, le vietnamien qu’on aime bien. Et là, c’est un peu la déprime… Voyons, est-ce que la révélation sur le détail du personnel de l’immeuble lui redonnera le moral ? « Eh dis donc, tu as la chance d’avoir ta famille pour ton anniv, tu devrais être tellement heureux… - C’est vrai, tu as raison » Mais je n’ai pas l’impression d’avoir pu changer grand-chose. C’est très frustrant, et je suis à deux doigts de tout révéler. « Bon, je vous retrouve à 17h30 à l’appartement, prévoyez d’être prêts pour 18h, ok ? » Justement, Rahim m’envoi un message à ce moment-là, pour savoir si sa femme peut l’accompagner. « Bon, ok, mais à condition qu’elle chante joyeux anniversaire ;-) » J’en profite pour le décaler un peu, et en fait de même avec le reste du programme.
17h tapantes, je m’engouffre dans un taxi en route pour la maison. J’ai le cœur qui bat fort, je suis tellement impatiente mais en même temps j’ai bien peur que quelque chose ne marche pas. Là, je les retrouve tous les trois, Gaëtan est allé les chercher à l’aéroport. Ca fait tout bizarre de les voir les deux ici. Gaëtan a retrouvé son sourire, ouf ! « Eh bien, pas une minute à perdre, soyez prêts dans quarante minutes s’il-vous plaît ». Dolly s’approche discrètement pour quémander quelques renseignements… « Nous allons d’abord prendre un petit verre de champagne au salon. Mais pour le reste: non, non, les surprises c’est pour tout le monde !!! » Pendant que je prépare l’apéro, Gaëtan n’arrête pas de tourner autour de moi. Ceci n’aurait pas été un problème, si Rahim ne m’avait pas bombardée de sms. « Qui est-ce ? – Euh, non rien, Maud et sinon je vérifie des confirmations pour ce soir – ah bon… » Zut, pourvu qu’il ne se doute de rien… Ce sacré Rahim n’arrête pas : « Je suis près du Heeren », puis « Je suis à la réception en face du Restaurant Padang » Oups, non, il s’est trompé… vite une réponse. « et non, Gaëtan, on ne guigne pas sur mon téléphone !!! ». « Je suis dans votre lobby maintenant ». Mais il est stupide ou quoi ? Je lui ai donné le pas à pas détaillé, il est censé s’adresser à la réception maintenant et surtout arrêter avec ses sms. Je file dans la chambre des bagages et appelle discrètement la réception. « Oui Miss Moser, nous le prenons en charge, pas de soucis, je vais le faire monter avec le gardien ». Pendant ce temps, comme si de rien, on s’installe au salon et le champagne coule dans les verres. C’est le moment pour déballer les cadeaux. Un livre de Stephan King, un DVD, et ohh chouette un CD de jazz saxophone… euh, que dis-je zut de zut, ce n’est vraiment pas le moment de mettre de la musique !!! « tac tac tac », c’est de nouveau le portable. Tous les regards sont rivés sur moi, un peu étonnés. « Je suis sur votre étage, je me prépare ». Bon, je vais le mettre en silence, histoire d’être un peu plus discrète. Nouvelle mission : ce CD ne peut en aucun cas atterrir dans la chaîne… pour cela, j’essaye de maintenir tout le temps la conversation. Le téléphone clignote « Ready ? » Ready reçoit-il en retour. Une minute, puis deux, et trois… rien. Mais qu’est-ce qu’il fabrique, faut-il que je l’appelle ? Il n’a pas compris que c’est une surprise ?? « YOU CAN START ! » Et soudain le visage du « Geburtstagskind » s’illumine. Tout le monde s’étonne au son du Happy Birthday joué au saxophone. Par contre, ils ne comprennent pas tout de suite d’où vient cette mélodie. Gaëtan regarde d’abord la chaîne, s’étonne d’avoir encore le CD entre les mains, se tourne vers la porte, puis nos regards se croisent. A ce moment, il vient de saisir et a l’air ému, bingo. « J’ouvre la porte ? – Ben oui, tu ne vas pas le laisser dehors ! » Rahim termine sa chanson, puis passe la porte avec sa femme. Gaëtan vient de lui parler en français par mégarde, les émotions sûrement. On les installe, il joue encore un morceau, puis à ma surprise (car je n’avais pas osé le leur demander ni à l’un ni à l’autre), il propose à Gaëtan d’essayer. Il lui a en effet amené une anche. Ca n’a pas l’aire facile, il se dit que je vais enfin le voir jouer… Et c’est très réussi! Après quoi, nous bavardons un peu et le couple s’en va. Bon, la suite… on s’engouffre dans un taxi et c’est parti pour le Waterfront. Là bas il y a le restaurant Indochine et l’Asian Civilisation Museum… mais aussi un petit embarcadère. Et nous avons un bateau entier pour nous tous seuls. Du coup on n’a pas besoin de mettre le programme explicatif, c’est Gaëtan qui joue le guide. La demi-heure passe vite, c’est maintenant le moment de filer au restaurant « The Cellar Door », qui est un australien. Ils nous on réservé la petite table ronde du coin, c’est parfait. En rentrant à l’appartement, situation comique, nous ne trouvons pas le gâteau, en fait bien emballé et dans le frigo. Le problème aussi c’est que là il n’y a pas une mais 29 bougies qui ne s’éteignent pas, ce qui nous vaut quelques petites frayeurs. Fin de la plus longue journée sur le blog !
Mercredi, nos deux touristes s’en vont se promener sur Orchard Road avant de nous rejoindre pour déjeuner au Sushi de l’Esplanade. Première rencontre avec des baguettes, et cela ne se passe pas trop mal ! Ensuite elles partent au Jardin Botanique puis à la piscine, et le soir Gaëtan les emmène au Night Safari, ce qui me permet de rester un peu plus tard au bureau.
Jeudi, je déjeune avec Martina, qui est la copine d’un collègue de Gaëtan. Elle est autrichienne, très drôle et gentille. J’aime bien faire découvrir le Vietnamien, c’est là que je l’emmène. Ca fait un moment que je ne la voyais pas d’ailleurs. Le soir, les trois m’attendent au Loof, pour un Singapore Sling avec vue sur le Raffles Hotel. Nous dînons ensuite du poisson à la maison, et goûtons au vin vietnamien ramené d’Hanoï. Pas mauvais du tout celui-là d’ailleurs.
A la réception, je fais vite un petit check. « On vous a bien expliqué pour ce soir, pour Rahim ? – « Oui, oui Miss Moser, et d’ailleurs nous avons un gâteau pour Mr. Hauri, pouvons-nous le déposer dans votre appartement ? » Wow, c’est tellement gentil de leur part ! Je doute fort que d’autres clients aient reçu le même traitement. « Euh, en fait ça tombe très bien, car je comptais en acheter un pour ce soir. Serait-ce possible de ne le mettre dans l’appartement que vers 20h ? On n’y sera pas, et ça lui fera la surprise en rentrant. Je suis sûre que ça lui fera vachement plaisir. Merci, merci ! »
Le matin depuis le bureau je recherche sur internet si l’avion a du retard, car dans ce cas je devrais décaler tout le programme… ouf, tout est bon, arrivée prévue à l’heure. Gaëtan est d’ailleurs étonné que je sois si bien renseignée - pour une fois ! Nous déjeunons au Pho Bo 24, le vietnamien qu’on aime bien. Et là, c’est un peu la déprime… Voyons, est-ce que la révélation sur le détail du personnel de l’immeuble lui redonnera le moral ? « Eh dis donc, tu as la chance d’avoir ta famille pour ton anniv, tu devrais être tellement heureux… - C’est vrai, tu as raison » Mais je n’ai pas l’impression d’avoir pu changer grand-chose. C’est très frustrant, et je suis à deux doigts de tout révéler. « Bon, je vous retrouve à 17h30 à l’appartement, prévoyez d’être prêts pour 18h, ok ? » Justement, Rahim m’envoi un message à ce moment-là, pour savoir si sa femme peut l’accompagner. « Bon, ok, mais à condition qu’elle chante joyeux anniversaire ;-) » J’en profite pour le décaler un peu, et en fait de même avec le reste du programme.
17h tapantes, je m’engouffre dans un taxi en route pour la maison. J’ai le cœur qui bat fort, je suis tellement impatiente mais en même temps j’ai bien peur que quelque chose ne marche pas. Là, je les retrouve tous les trois, Gaëtan est allé les chercher à l’aéroport. Ca fait tout bizarre de les voir les deux ici. Gaëtan a retrouvé son sourire, ouf ! « Eh bien, pas une minute à perdre, soyez prêts dans quarante minutes s’il-vous plaît ». Dolly s’approche discrètement pour quémander quelques renseignements… « Nous allons d’abord prendre un petit verre de champagne au salon. Mais pour le reste: non, non, les surprises c’est pour tout le monde !!! » Pendant que je prépare l’apéro, Gaëtan n’arrête pas de tourner autour de moi. Ceci n’aurait pas été un problème, si Rahim ne m’avait pas bombardée de sms. « Qui est-ce ? – Euh, non rien, Maud et sinon je vérifie des confirmations pour ce soir – ah bon… » Zut, pourvu qu’il ne se doute de rien… Ce sacré Rahim n’arrête pas : « Je suis près du Heeren », puis « Je suis à la réception en face du Restaurant Padang » Oups, non, il s’est trompé… vite une réponse. « et non, Gaëtan, on ne guigne pas sur mon téléphone !!! ». « Je suis dans votre lobby maintenant ». Mais il est stupide ou quoi ? Je lui ai donné le pas à pas détaillé, il est censé s’adresser à la réception maintenant et surtout arrêter avec ses sms. Je file dans la chambre des bagages et appelle discrètement la réception. « Oui Miss Moser, nous le prenons en charge, pas de soucis, je vais le faire monter avec le gardien ». Pendant ce temps, comme si de rien, on s’installe au salon et le champagne coule dans les verres. C’est le moment pour déballer les cadeaux. Un livre de Stephan King, un DVD, et ohh chouette un CD de jazz saxophone… euh, que dis-je zut de zut, ce n’est vraiment pas le moment de mettre de la musique !!! « tac tac tac », c’est de nouveau le portable. Tous les regards sont rivés sur moi, un peu étonnés. « Je suis sur votre étage, je me prépare ». Bon, je vais le mettre en silence, histoire d’être un peu plus discrète. Nouvelle mission : ce CD ne peut en aucun cas atterrir dans la chaîne… pour cela, j’essaye de maintenir tout le temps la conversation. Le téléphone clignote « Ready ? » Ready reçoit-il en retour. Une minute, puis deux, et trois… rien. Mais qu’est-ce qu’il fabrique, faut-il que je l’appelle ? Il n’a pas compris que c’est une surprise ?? « YOU CAN START ! » Et soudain le visage du « Geburtstagskind » s’illumine. Tout le monde s’étonne au son du Happy Birthday joué au saxophone. Par contre, ils ne comprennent pas tout de suite d’où vient cette mélodie. Gaëtan regarde d’abord la chaîne, s’étonne d’avoir encore le CD entre les mains, se tourne vers la porte, puis nos regards se croisent. A ce moment, il vient de saisir et a l’air ému, bingo. « J’ouvre la porte ? – Ben oui, tu ne vas pas le laisser dehors ! » Rahim termine sa chanson, puis passe la porte avec sa femme. Gaëtan vient de lui parler en français par mégarde, les émotions sûrement. On les installe, il joue encore un morceau, puis à ma surprise (car je n’avais pas osé le leur demander ni à l’un ni à l’autre), il propose à Gaëtan d’essayer. Il lui a en effet amené une anche. Ca n’a pas l’aire facile, il se dit que je vais enfin le voir jouer… Et c’est très réussi! Après quoi, nous bavardons un peu et le couple s’en va. Bon, la suite… on s’engouffre dans un taxi et c’est parti pour le Waterfront. Là bas il y a le restaurant Indochine et l’Asian Civilisation Museum… mais aussi un petit embarcadère. Et nous avons un bateau entier pour nous tous seuls. Du coup on n’a pas besoin de mettre le programme explicatif, c’est Gaëtan qui joue le guide. La demi-heure passe vite, c’est maintenant le moment de filer au restaurant « The Cellar Door », qui est un australien. Ils nous on réservé la petite table ronde du coin, c’est parfait. En rentrant à l’appartement, situation comique, nous ne trouvons pas le gâteau, en fait bien emballé et dans le frigo. Le problème aussi c’est que là il n’y a pas une mais 29 bougies qui ne s’éteignent pas, ce qui nous vaut quelques petites frayeurs. Fin de la plus longue journée sur le blog !
Mercredi, nos deux touristes s’en vont se promener sur Orchard Road avant de nous rejoindre pour déjeuner au Sushi de l’Esplanade. Première rencontre avec des baguettes, et cela ne se passe pas trop mal ! Ensuite elles partent au Jardin Botanique puis à la piscine, et le soir Gaëtan les emmène au Night Safari, ce qui me permet de rester un peu plus tard au bureau.
Jeudi, je déjeune avec Martina, qui est la copine d’un collègue de Gaëtan. Elle est autrichienne, très drôle et gentille. J’aime bien faire découvrir le Vietnamien, c’est là que je l’emmène. Ca fait un moment que je ne la voyais pas d’ailleurs. Le soir, les trois m’attendent au Loof, pour un Singapore Sling avec vue sur le Raffles Hotel. Nous dînons ensuite du poisson à la maison, et goûtons au vin vietnamien ramené d’Hanoï. Pas mauvais du tout celui-là d’ailleurs.
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