Donc samedi 17 au petit matin, nous nous retrouvons les yeux à peine écarquillés au budget Terminal de Singapour pour embarquer à Saigon. C’est un peu moins loin qu’Hanoi heureusement. Nous partons avec quelques a priori car nombreux sont ceux qui ont de loin préféré Hanoi. Mais Gaëtan nous a concocté un bon petit programme et je ne peux que lui faire une confiance aveugle après toutes ces découvertes extraordinaires. Il est juste un peu plus de 7h quand notre guide nous accueille. D’après lui ça ne sert à rien de tenter l’hôtel car la chambre ne sera pas prête et que de toutes manières c’est dans la mauvaise direction. Le programme commence donc immédiatement, c’est parti avec notre chauffeur en direction des tunnels de Cu Chi. Nous faisons un peu connaissance pendant le trajet. Quand nous arrivons, il n’y a encore personne, ce qui est bien plus agréable pour se mettre « dans le bain ». On nous montre d’abord un film de propagande sur la Guerre du Vietnam ainsi qu’une maquette explicative sur ces tunnels qui ont été creusés sur plus de 250km. Ils ne faisaient pas que s’y cacher. C’est incroyable comme ils étaient bien organisés : il y avait des pièces à 3, 6 et 10 mètres sous terre. Certaines servaient de salles de réunion, d’autres pour regrouper les armes, et il y en avait encore pour la cuisine et pour dormir. Un petit tunnel menait jusqu’à la rivière et sert d’échappatoire, mais pour cela il faut passer sous l’eau. La fumée était diminuée à l’aide de passage par plusieurs chambres afin de ne pas remonter droit vers le ciel et signaler la présence à l’ennemi. Le parc est conçu un peu comme un parc d’attractions, dans lequel on nous explique la fabrication de quelques spécialités vietnamiennes, les tissus, la fabrication de flip-flops avec d’anciens pneus de voitures ou camions… et on peut même s’engouffrer quelques mètres sous terre dans l’un de ces tunnels. C’est petit, étroit, sombre et humide. Il faut savoir qu’on a élargit ces tunnels pour que nous touristes occidentaux puissions y entrer. Je suis un guide dans l’un d’entre eux. Dedans il fait une chaleur étouffante, il illumine le chemin à l’aide d’une torche électrique qu’il balance sans cesse vers l’avant puis l’arrière. Une ambiance un peu morbide à vrai dire. Mais je me sens surtout un peu mal à l’aise à l’idée de « jouer les héros ». Tout au long de la visite, nous croisons un groupe d’espagnols avec leur guide local avec un accent andalou à s’y méprendre. Départ à présent pour le site de Tay Ninh, qui si j’ai bien compris, regroupe un temple de la religion Cao Dai et plusieurs monuments de toutes ses religions constituantes. Nous sommes juste à temps pour l’une des cinq prières religieuses de la journée. Les hommes et femmes ont des habits typiques spéciaux pour l’occasion. Chacun sa place selon son rang. Nous nous trouvons sur une balustrade avec des tas d’autres touristes à les observer. C’est un peu gênant à vrai dire que de les observer ainsi. Nous n’attendrons pas la fin pour partir nous restaurer dans le village avoisinant. Comme un peu partout en Asie, quand on se laisse conduire par nos guides, il nous emmène dans un restaurant typique pour touristes, où chauffeur et guide mangent dans une autre salle grâce au prix de notre repas. Des deux côtés deux couples méfiants ne touchent guère à leur nourriture. Nous nous en moquons gentiment car nous sommes maintenant habitués et ne craignons plus rien… ou presque ! Sur le retour vers Saigon, il est dur de lutter contre le sommeil pour regarder le paysage qui défile, mais nous sombrons tous les deux. Peu avant l’entrée de la ville, nous nous réveillons et profitons ainsi des quartiers extérieurs. Ca a l’air bien grand en comparaison avec Hanoi. Nous approchons du centre historique, le guide nous donne quelques repères avant de nous déposer à l’hôtel Majestic, un des bastions de la ville. On se retrouve dans un autre temps avec des majordomes aux gants blancs, un téléphone à l’ancienne dans la chambre et surtout les notes de vielles chansons françaises qui sortent de la radio allumée. Pas question de s’endormir, c’est tout de suite parti pour une petite ballade à la recherche d’un restaurant pour ce soir, et du marché. « The Temple » a l’air très bien, nous réservons une table pour quatre, puisque que Suzi et Marcel sont là eux-aussi. Nous devons être un peu lassés de ces marchés à touristes, nous n’avons vraiment plus la patience de nous faire harceler par les vendeurs et de regarder des souvenirs que nous retrouvons finalement un peu partout. Vite, vite fuyons ! Avant de les retrouver, nous profitons finalement quand même d’une petite sieste… Gaëtan avait proposé de prendre l’apéro sur le toit de l’hôtel, c’est ce que nous faisons avant ce très bon dîner. Malgré le coussin un peu dur, nous ne tardons pas à nous endormir, il ne nous reste que peu d’heures avant de retrouver notre guide le lendemain.
Au buffet du petit déjeuner, dimanche matin, je trouve tout un plat d’artichauts… miam miam, moi qui d’habitude ne prends pas de salé le matin, mais là c’est trop tentant ! Le guide et le chauffeur viennent nous prendre à 9h et c’est parti pour Cai Be, dans le Delta du Mekong. La route est un peu longue, nous faisons une halte à mi-chemin, dans un restau-boutique touristique à mi-chemin. Puis nous arrivons à un petit embarcadère, et grimpons sur l’une de ces barques typiques motorisées. L’eau ne donne franchement pas envie de chavirer, et le bruit du moteur va de paire avec la pollution qu’il dégage… Nous croisons des tas de barques qui sont en fait des habitations en même temps que des boutiques et entrepôts. Chacune est spécialisée et une fine branche verticale arbore le produit en vente. D’autres naviguent en transportant du gravier, du sable… et sont tellement lourdes que leurs rebords et presque au niveau de l’eau. Notre capitaine nous dépose avec le guide sur la terre ferme, et là nous entrons dans deux boutiques qui fabriquent et vendent des produits artisanaux. Nous assistons et participons notamment à la fabrication de galettes de riz, de bombons à la pâte de noix de coco, aux biscuits de noix et aux popcorns de riz. C’est très amusant, mais ma galette de riz est complètement ratée. A chaque endroit nous avons droit à une dégustation gratuite avant de choisir ce que nous allons ramener. Ensuite nous réembarquons et filons sur un petit canal, direction une maison du XVIIIème, plus précisément chez Kiet Tuan Tran. Le ciel commence à se couvrir, nous nous regardons d’un air un peu inquiet, mais faisons encore confiance à notre guide. La maison est magnifique, les meubles anciens en bois travaillé aussi. Il règne une odeur et une ambiance d’un autre temps, comme si les siècles n’avaient jamais atteint cet endroit magique. Cela me rappelle un petit palais dans les environs de St-Petersburg que j’avais visité avec mes parents. Nous nous promenons dans le jardin où poussent de magnifiques fruits exotiques, et profitons d’une délicieuse dégustation ensuite. Au moment de continuer notre route, il commence à pleuviner, et là j’aurais peut-être mieux fait d’écouter Gaëtan. Nous nous enfonçons de plus en plus dans ce canal, et au fur et à mesure la pluie se fait plus intense… jusqu’au moment où un terrible orage éclate. Alors que guide et conducteur semblent confiants, nous demandons de rebrousser chemin. Tant pis pour le déjeuner dans l’autre maison, nous préférons revenir à celle d’avant, en attendant que la tempête passe. Le déjeuner est délicieux: petits rouleaux, poisson-chat (un des meilleurs que nous n’ayons jamais goûtés), légumes, riz et fruits pour le dessert. Effectivement le temps s’améliore et il ne pleuvine qu’un tout petit peu quand nous repartons vers la voiture. Ouf ! De retour à Saigon, nous visitons l’Eglise catholique du temps de l’occupation française ainsi que la Poste, qui se trouve dans un bâtiment ancien. Après une petite sieste et une visite de la boutique en face de l’hôtel, nous avions réservé un traitement et massage du visage qui s’avèrent absolument nuls. De quoi vous mettre de la meilleure humeur qui soit pour le dîner. Nous partons à la recherche d’un restau, mais il a fermé, entrons dans un autre mais il ne nous convient pas… et terminons dans un troisième non loin de l’hôtel. C’est un peu raté, mais pour cela nous avions très bien mangé la veille. Bref, une bonne nuit de sommeil pour se reposer des émotions de la journée, le lendemain sera certainement plus calme.
Dimanche matin, nous nous levons à l’aube… moi, notamment motivée par les artichauts, que je ne retrouverai pas. Mais, pour cela, la vue depuis la terrasse est spécialement belle ce matin-là. Le programme de notre guide ne nous convient pas, il faut quand même se méfier car il tente de nous faire visiter que les endroits gratuits. Alors que le Palais de la Réunification et le Musée de la Guerre valent certainement le détour. Nous commençons par le premier, rien n’a bougé depuis quelques décennies c’est le goût et la décoration de l’époque, alors que ce palais est toujours utilisé pour certaines manifestations et accueils de personnalités étrangères. Le Musée de la Guerre était en reconstruction, une partie de l’exposition se trouvait dans les jardins. Plusieurs classes d’élèves faisaient la visite, quelques militaires se trouvaient là également. Ce que nous voyons est surtout constitué de photos, et même s’il faut avoir un regard quelque peu critique par rapport à la propagande, on ne peut s’empêcher d’être bouleversé par ces images marquantes. Nous regrettons tous les deux de ne pas avoir d’avantage étudié l’histoire de ce pays à l’école. Comme il nous reste encore du temps, nous demandons au guide de nous emmener encore dans un temple puis sur un marché, où nous trouvons un petit cadeau pour le garçon qu’Yves et Aldina viennent d’avoir. Puis comme à Hanoi, nous nous faisons déposer trois heures à l’avance à l’aéroport. Nous traînons un peu dans les magasins, et dépensons nos derniers dôngs en friandises à ramener à la maison. Le soir nous dégustons quelques bons sushis devant un film. Rash, notre voisin indien, nous appelle, mais nous n’avons aucune envie de pointer le nez dehors, ce sera pour une autre fois.
Au buffet du petit déjeuner, dimanche matin, je trouve tout un plat d’artichauts… miam miam, moi qui d’habitude ne prends pas de salé le matin, mais là c’est trop tentant ! Le guide et le chauffeur viennent nous prendre à 9h et c’est parti pour Cai Be, dans le Delta du Mekong. La route est un peu longue, nous faisons une halte à mi-chemin, dans un restau-boutique touristique à mi-chemin. Puis nous arrivons à un petit embarcadère, et grimpons sur l’une de ces barques typiques motorisées. L’eau ne donne franchement pas envie de chavirer, et le bruit du moteur va de paire avec la pollution qu’il dégage… Nous croisons des tas de barques qui sont en fait des habitations en même temps que des boutiques et entrepôts. Chacune est spécialisée et une fine branche verticale arbore le produit en vente. D’autres naviguent en transportant du gravier, du sable… et sont tellement lourdes que leurs rebords et presque au niveau de l’eau. Notre capitaine nous dépose avec le guide sur la terre ferme, et là nous entrons dans deux boutiques qui fabriquent et vendent des produits artisanaux. Nous assistons et participons notamment à la fabrication de galettes de riz, de bombons à la pâte de noix de coco, aux biscuits de noix et aux popcorns de riz. C’est très amusant, mais ma galette de riz est complètement ratée. A chaque endroit nous avons droit à une dégustation gratuite avant de choisir ce que nous allons ramener. Ensuite nous réembarquons et filons sur un petit canal, direction une maison du XVIIIème, plus précisément chez Kiet Tuan Tran. Le ciel commence à se couvrir, nous nous regardons d’un air un peu inquiet, mais faisons encore confiance à notre guide. La maison est magnifique, les meubles anciens en bois travaillé aussi. Il règne une odeur et une ambiance d’un autre temps, comme si les siècles n’avaient jamais atteint cet endroit magique. Cela me rappelle un petit palais dans les environs de St-Petersburg que j’avais visité avec mes parents. Nous nous promenons dans le jardin où poussent de magnifiques fruits exotiques, et profitons d’une délicieuse dégustation ensuite. Au moment de continuer notre route, il commence à pleuviner, et là j’aurais peut-être mieux fait d’écouter Gaëtan. Nous nous enfonçons de plus en plus dans ce canal, et au fur et à mesure la pluie se fait plus intense… jusqu’au moment où un terrible orage éclate. Alors que guide et conducteur semblent confiants, nous demandons de rebrousser chemin. Tant pis pour le déjeuner dans l’autre maison, nous préférons revenir à celle d’avant, en attendant que la tempête passe. Le déjeuner est délicieux: petits rouleaux, poisson-chat (un des meilleurs que nous n’ayons jamais goûtés), légumes, riz et fruits pour le dessert. Effectivement le temps s’améliore et il ne pleuvine qu’un tout petit peu quand nous repartons vers la voiture. Ouf ! De retour à Saigon, nous visitons l’Eglise catholique du temps de l’occupation française ainsi que la Poste, qui se trouve dans un bâtiment ancien. Après une petite sieste et une visite de la boutique en face de l’hôtel, nous avions réservé un traitement et massage du visage qui s’avèrent absolument nuls. De quoi vous mettre de la meilleure humeur qui soit pour le dîner. Nous partons à la recherche d’un restau, mais il a fermé, entrons dans un autre mais il ne nous convient pas… et terminons dans un troisième non loin de l’hôtel. C’est un peu raté, mais pour cela nous avions très bien mangé la veille. Bref, une bonne nuit de sommeil pour se reposer des émotions de la journée, le lendemain sera certainement plus calme.
Dimanche matin, nous nous levons à l’aube… moi, notamment motivée par les artichauts, que je ne retrouverai pas. Mais, pour cela, la vue depuis la terrasse est spécialement belle ce matin-là. Le programme de notre guide ne nous convient pas, il faut quand même se méfier car il tente de nous faire visiter que les endroits gratuits. Alors que le Palais de la Réunification et le Musée de la Guerre valent certainement le détour. Nous commençons par le premier, rien n’a bougé depuis quelques décennies c’est le goût et la décoration de l’époque, alors que ce palais est toujours utilisé pour certaines manifestations et accueils de personnalités étrangères. Le Musée de la Guerre était en reconstruction, une partie de l’exposition se trouvait dans les jardins. Plusieurs classes d’élèves faisaient la visite, quelques militaires se trouvaient là également. Ce que nous voyons est surtout constitué de photos, et même s’il faut avoir un regard quelque peu critique par rapport à la propagande, on ne peut s’empêcher d’être bouleversé par ces images marquantes. Nous regrettons tous les deux de ne pas avoir d’avantage étudié l’histoire de ce pays à l’école. Comme il nous reste encore du temps, nous demandons au guide de nous emmener encore dans un temple puis sur un marché, où nous trouvons un petit cadeau pour le garçon qu’Yves et Aldina viennent d’avoir. Puis comme à Hanoi, nous nous faisons déposer trois heures à l’avance à l’aéroport. Nous traînons un peu dans les magasins, et dépensons nos derniers dôngs en friandises à ramener à la maison. Le soir nous dégustons quelques bons sushis devant un film. Rash, notre voisin indien, nous appelle, mais nous n’avons aucune envie de pointer le nez dehors, ce sera pour une autre fois.
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